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Toutes ces catastrophes peuvent, en effet, s'expliquer par une seule et même Géoogie. cause. D’immenses affaissemens ayant eu lieu au sem du grand Océan, à l’ouest du premier relief du système chilien, la Cordillère s'ouvre de nouveau: poussées avec plus de violence que jamais vers cette vaste issue, les matières trachytiques incandescentes débordent de toutes parts, disloquent les porphyres, les roches crétacées et envahissent entièrement le sommet de la chaîne. Elles y forment, sur la crête du système chilien, ces immenses épanchemens qu'on y remarque dans la direction du nord 5° est, au sud 5° ouest, de la ligne au 5.° degré, et du 20.° au 50. degré de latitude sud. Elles y forment encore ceux qui, dans l'intervalle du 5.° au 20.° degré, longent à Pouest le système bolivien, en offrant avec le reste une seule continuité de faits et de causes.
Une dislocation de 50 degrés ou de 1250 lieues de longueur, qui a produit une des plus hautes chaînes du monde, en élevant au-dessus des mers tous les terrains tertiaires marins des Pampas, sur une immense largeur, à Pest et à l’ouest de la Cordillère, n’a pu avoir lieu sans déplacer proportionnellement les eaux marines. Balancées alors avec force, celles-ci ont envahi les continens, anéanti et entrainé les grands animaux terrestres, tels que les mylodons, les mégalonyx, les mégathériums, les platyonyx, les toxodons et les mastodontes de la faune perdue, en les déposant, avec les particules terrestres, à toutes les hauteurs, dans les bassins terrestres, ou dans les mers voisines. Alors encore ces matieres, simultanément entraïînées, nivelant les plateaux des Cordillères jusqu’à 4000 mètres au-dessus des océans, les planes de Moxos, de Chiquitos et tout le fond du grand bassin des Pampas, ont constitué le terrain pampéen. Alors, enfin, lorsqu'ils n'étaient pas entraînés par les eaux, poussés dans les cavernes ou jetés dans les fentes des rochers, les animaux restaient sur leur terre natale, au milieu des anfractuosités des anciens systèmes brésilien, itaculumien et chiquitéen du continent oriental.
En résumé, l'Amérique méridionale aurait, à la sixième époque, pris pour ainsi dire sa forme actuelle; la Cordillère se serait élevée à peu près à sa hauteur d'aujourd'hui; les terrains tertiaires patagoniens, ainsi que le pourtour des Pampas proprement dites, seraient sortis des eaux, à l’est et à Vouest; toutes les faunes terrestres et marines auraient été ravagées et anéanties dans toutes leurs parties; la terre américaine aurait perdu ses premiers habitans.
À ce mouvement, Pun des plus grands connu, pourraient peut-être se rat-