‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 160 sur 233 · Solorçano, Plené de Jur. Ind., lib. L, cap. X, n · texte numérisé non relu

Solorçano, Plené de Jur. Ind., lib. L, cap. X, n

10. Chronica del Peru, cap. LIT. — Garcil, de la Vega, Coment. de los Incas, lib. IX, p. 314, reproduit le passage de Cieça de Leon.

de Acosta parle d’un grand nombre d’ossemens qu'il ÿ a vus'; Torque- paénmada* dit, qu'en creusant sur beaucoup de points, on y rencontre des os mt d'une grande dimension; qu'il a possédé une mdchelière qui pesait plus de deux livres, et qu'on en a vu beaucoup près de Tlascala, au village d'Atlantatepec. Herrera, lhistorien le plus consciencieux, annonce que les nombreux ossemens qu’on rencontre dans leur pays, ont fait croire aux Tlascaltecas qu'il avait existé des géans *. Il écrit qu'on en observe beaucoup à Tlascala*, qu’on en a déterré à Mani, dans le Yucatan”, et que Fernando Cortes en envoya au roi d'Espagne dès les premiers temps de la conquête. N Je bornerai là mes citations sur le Mexique, situé hors des limites que je me suis assignées dans ce travail. Elles auront, probablement, sufli pour prouver, comme Je l'ai avancé, que l'existence des géans au nouveau monde avait pour origine bien avérée la présence d’ossemens de grands mammiferes au sein des couches terrestres. Cette croyance, qui existe toujours chez le peuple, a beaucoup plus avancé que les autres l’histoire de cette partie de la paléontologie, et sera toujours d’un grand secours pour le voyageur, en lui faisant connaître les lieux où il devra surtout chercher des fossiles de cette série.

Diego de Avalo y Figuroa annonça le premier, en 16027, qu'on trouvait beaucoup d’ossemens fossiles aux environs de Tarija (Bolivia). Cent cinquanteneuf années après, en 4761, M. de Jussieu écrivait du Pérou à son frère°, qu'il

avait entendu parler de cette contrée, comme étant très-riche en ce genre,

et M. de Humboldt avait appris la même chose”. On me lavait aussi dit en 1850, à mon arrivée à Bolivia. J'étais à Santa-Cruz de la Sierra, en 1832, lorsque M. Matson y arriva de Tarïja, apportant beaucoup d’ossemens, qu'il m’assurait appartenir à des géans. Je reconnus de suite, parmi ceux qu'il

me présentait, une belle mâchoire inférieure de mastodonte et un grand

1. Historia de Indias, lib. VII, cap. I, p. 457. — Joseph de Torrubia, Aparato para la historia natural española, De la Gigantologia, p. 56, reproduit le texte du padre Acosta.

2. 1613, Monarchia indiana, t. 1, lib. 1, cap. XII. — Torrubia, loc. cit, Gigantologia, p. 59. 3. Historia general, Decadas II, p. 161.

4. Idem, ibidem, Decadas 111, p. 59. Descripcion de las Indias, p. 38.

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