‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 159 sur 233 · Idem, Decadas HI, p · texte numérisé non relu

Idem, Decadas HI, p

III, Paléontologie.

Paléontologie.

Pal. également au Yucatan’. Si je cherche ce qui a pu déterminer ces croyances,

tologie.

je les trouverai toutes basées sur la présence, en ces divers lieux, d’ossemens fossiles de grande taille; et, dès-lors, ce ne sont point des fictions mensongères, comme lont cru, trop souvent, les anciens philosophes, qui rejetaient jusqu'aux faits les plus avérés, mais bien des notions paléontologiques positives, dénaturées par lignorance des peuples ou par limagination des écrivains. Ramenées à leur juste valeur, non-seulement ces traditions donnent les premiers renseignemens sur la paléontologie américaine, mais encore leur réunion peut faire suivre au loin les traces de cette époque géologique ou servir à déterminer les points sur lesquels les voyageurs devront plus particulièrement insister, dans leurs recherches ultérieures:

La fable des géans de Santa-Elena, dont la tradition se conservait parmi les indigènes, était évidemment née de la présence de grands ossemens, puisqu'ils disaient, pour la soutenir, que de ces géans il ne restait plus d’autres traces que leurs os, qui se trouvent encore au sein de la terre. Cieça de Leon, étant sur les lieux, en 1550, Paflirme positivement; il parle d'os de grande dimension et d’une molaire dont un morceau annonçait un poids total de plus d’une demi-livre*. Cette même relation est ensuite appuyée du témoignage d'un grand nombre d'écrivains de cette époque, tels que CarateŸ, Acosta #, Diego d'Avalos”, Garcilaso de la Vega’, Herrera”, Garcia, Solorçano*, etc.

La croyance des Tlascaltecas, des habitans de Tlascala et du Yucatan, sur l'existence des géans au Mexique, provient évidemment encore des mêmes faits; et les historiens, qui ont été accueillis avec tant de dédain, nous l'apprennent d’une manière positive. Cieça de Leon, à propos des géans de Santa-Elena ‘?, assure qu’on a trouvé au Mexique des os énormes. Le Padre

1. Herrera, Decadas IV, lib. X, cap. IV. — Turner (/ntroduction générale aux Voyages de Byron et de Vallis, twaduction française, t. L®, p. 56) fit voir à la cour de Londres, en 1610, un os de la cuisse d’un de ces géans de Mexico.

2, Pedro Cieça de Leon, 1554, Chronica del Peru, cap. LIT, p. 104.

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