Géologie de mon Voyage, p
5. De Buch, Pétrifications recueillies en Amérique par M. Alexandre de Humbotdt et M. Charles Degenhardt, 1839.
Paléon- On S’étonnera de n’en trouver aucune, jusqu'en 1839. Cette année, M. Léo-
pold de Buch et moi, nous donnions, presque simultanément, lun à Berlin, Vautre à Paris, les premières planches de fossiles marins. M. de Buch publiait un travail des plus important, grand in-folio, avec deux planches, tandis que Je faisais paraître, dans mon Voyage, cinq planches in-quarto, contenant cinquante-quatre espèces de mollusques, de polypiers et de crustacés marins de tous les terrains. N'ayant rien à dire sur mes propres publications, il me reste à parler de intéressant travail de M. de Buch.
Sous le titre de Pétrifications recueillies en Amérique par M. Alexandre de Humboldt et M. Charles Degenhardt” 1 à enrichi la science nonseulement des précieux matériaux rapportés du nouveau monde par Pillustre auteur du Voyage aux régions équinoxiales, mais encore de considérations géologiques d’une très-haute portée. Îl donne d’abord un court aperçu historique, dans lequel il cite Buffon et Ulloa, et surtout les recherches de M. de Humboldt. De la forme des peignes de la section des Verthea, qu'on rencontre sur une vaste surface, il conclut, par analogie avec ce qu'on trouve en Europe, que ces terrains doivent appartenir à la formation crayeuse, développée sur une grande échelle, dans les Cordillères équatoriales.
À Poccasion de la description particulière de chaque espèce, le savant géologue développe encore ses vues générales. Cest ainsi qu'au Pecten alatus, il transcrit un passage intéressant du journal de M. de Humboldt, sur Pétendue des couches fossilifères des Cordillères*; plus loin, il décrit les gigantesques dômes trachytiques du plateau de Quito, observés par M. de Humboldt; les terrains de Santa-Fe de Bogota jusqu’à la province de Socorro, vus par MM. de Humboldt et Degenhardt*; il indique Pâge des couches de gypse et de sel gemme de Zipaquira, en Colombie“; la superposition des grès des Cordillères de Santa-Fe de Bogota; et, par suite, l’âge des houilles de ces terrains, qu 1 rapporte aux te du grès vert.
Apres ces descriptions spéciales. M. Mol de Buch conclut des foie les plus caractéristiques et des relations de M. de Humboldt, que toutes les formations secondaires des Cordillères, depuis le golfe du Mexique jusqu’au
Berlin, 1839.
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Cuzco, doivent être rangées dans la formation de la craie. Il se livre à des considérations géologiques très-importantes sur la chaîne des Cordillères , sur l’immense extension des terrains crétacés et sur le manque complet de terrains jurassiques au nouveau monde, I les recherche en vain au Brésil et dans l'Amérique du nord, terminant sa savante dissertation par des remarques générales sur,ces mêmes terrains, très-peu répandus à la surface du globe.
M. Léopold de Buch décrit et figure dans ce beau travail seize espèces, qu'on peut diviser, géographiquement, en deux groupes : celles du plateau de Quito, depuis Montan jusqu’à San-Felipe, et celles du plateau de Bogota.