Idem, ibidem, t. XIV, n° 15, p
4. Voyez partie géologique de mon voyage, p. 92. Paléontologie, pl. XXI.
5. Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent. Je ne citerai pas ici les nombreux passages, où M. de Humboldt fait mention des fossiles. Ils sont répartis dans toute sa publication, depuis son intéressante dissertation sur les terrains de Cumana , & IT, p. 12, jusqu’au dernier
volume.
Paléontologte.
Paléontologie.
(22) et sur une infinité de points différens de la Colombie actuelle, dans les provinces de Socorro, de Santa-Fe, etc.
On doit encore au même savant les plus précieux renseignemens sur la géologie des régions élevées de la république actuelle de l'Ecuador. M. de Humboldt a découvert, en 1802, beaucoup de fossiles entre les deux chaînes élevées de la Cordillère, depuis Montan jusqu'à San-Felipe. . Les coquilles, ? dit-il, « ne sont pas distribuées uniformément” dans les couches, mais elles « paraissent être accumulées en bancs ou en agglomérats dans les endroits . où on les rencontre. Tels sont les environs de San-Felipe (5 degrés sud) . et les collines entre Guambos et Montan; et à Montan même on les trouve . combinées avec une immense quantité d’huîtres et, assez souvent, avec des . ammonites de 8 à 10 pouces de diamètre. Ces couches coquillères ont été
retrouvées tout le long de la chaîne par Micuipampa et Gualgajoc vers « Guamachuco, Patar Conchuco, Guailas, Guamalies jusqu’à Caxatambo, « où on rencontre une immense quantité de coquilles à plus de 12,000 pieds
de hauteur. Puis suivent immédiatement les rocs coquillers de Guanca-
Velica et leur continuation vers le Cuzco.”?
NL. de Humboldt a rapporté beaucoup de ces fossiles, qui, en 1839, ont fait pour NL Léopold de Buch* lobjet d’une publication, sur laquelle je reviendrai.
Dans mon voyage de 1826 à 1833, J'ai rencontré des fossiles sur un grand nombre de points de Amérique méridionale, à lest, à Pouest, et sur le sommet des Cordillères. Jen ai recueilli à la Bajada, province d’'Entre- Rios, près de San-Pedro, à 40 lieues nord de Buenos-Ayres, à l'embouchure du Rio Negro et sur d’autres parties de la Patagonie (41° de latitude sud), dans le grand bassin tertiaire des Pampas”, sur la côte de l'océan Pacifique, au sein des couches modernes de Cobïja et d’Arica*, au sommet du grand plateau bolivien , à 4006 mètres d’élévation au-dessus du niveau de la mer, dans les roches carbonifères”, sur le versant oriental des Cordillères et au sommet de cette chaîne, à Cochabamba, à Chaluani, à Totora, au Rio Grande, à Taropaya, au Pilcomayo et aux environs de Potosi 6, dans les
1. Extrait du journal de M. de Humboldt, imprimé par M. de Buch : Pétrifications recueillies en fmérique par M. Alexandre de Humboldt, etc., p. 4. 2. Même ouvrage.
. Voyez Géologie de mon Voyage, p. 37, 57.
. Voyez ibidem, p. 94.
. Voyez ibidem, p. 124, 126. M. Pentland en a rapporté depuis du même point. . Voyez ibidem, p. 142.
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(25 ) terrains siluriens, dévoniens et triasiques. Ces fossiles sont déposés au Museum Patéond'histoire naturelle, et M. Cordier en a fait mention dans son Rapport te en 1834.
Pendant que j’explorais les régions méridionales et occidentales de PAmérique, M. Boussingault, de son côté, parcourait une vaste surface de la Colombie, Ce savant physicien, chimiste et agriculteur, n’a pas négligé de s'occuper aussi de géologie; il a recueilli un grand nombre d'échantillons de
roches et de fossiles dans les provinces de Socorro et de Santa-Fe de Bogota, et les a remis, en 1833 et 1837, à M. Alexandre Brongniart. Ces échantillons renferment plus de quarante espèces bien caractérisées.
Depuis, d’autres explorations ont été faites en Amérique par M. Darwin (de 1832 à 1836). Ce zélé géologue a rencontré des fossiles marins à la Bajada (où je les avais vus), sur toute la côte de l'océan Atlantique, au sud de la Patagonie, sur le littoral du grand Océan, à la Terre-du-Feu, au sud du Chili, à Chiloe, à Coquimbo et au sommet des Cordillères, près de Santiago”. La science attend la publication de ces matériaux importans-
MM. Gaudichaud et Chevalier ont recueilli des fossiles tertiaires à Payta, au Pérou. ‘
En 1841, MM. Le Guilloux et Hombron ont rapporté, de leur voyage avec PAstrolabe, des empreintes d Ancyloceras du port Famine (détroit de Magellan); fossiles que je crois pouvoir rattacher à l'étage des terrains néocomiens, de la formation crétacée.
M. Isabelle m'a communiqué des fossiles récens des environs de Montevideo.
M. Degenhardt en a recueilli dans la république de Colombie. ?
M. Bonpland a envoyé au Museum des fossiles de la Bajada.
On voit par cet historique qu'on en a signalé sur un grand nombre de points de PAmérique méridionale, et que ce vaste continent promet des moissons abondantes au zèle des futurs explorateurs; mais si lon cherche les renseignemens positifs publiés sur la paléontologie d’après tous ces faits ; si lon se demande, où sont les descriptions, les figures de ces corps organisés,
1. Rapport fait à l'Académie des sciences, le 21 Avril 1834, p. 27.