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D’Orbigny, Paléontologie, p

Paléontologie.

Paléontologie.

Rapports et différences. Cette espèce rappelle à la fois les formes de l’Ammonites discus des terrains jurassiques, et celles des Ammonites difficilis? et clypeiformis? des terrains crétacés. Elle se distingue de la première par son dos obtus et non tranchant, par sa surface lisse et par son ombilic en entonnoir. Plus rapprochée de 4. difficilis que des autres par son dos rond, elle en diffère néanmoins par son manque de côtes sur les côtés, et par son ombilic plus étroit, dont le pourtour n’est pas caréné. Ces derniers caractères, avec celui du dos non caréné, la distinguent de V4. clypeiformis. En résumé l’4. colombianus se rapproche évidemment plus de V4. difficilis que de toutes les autres. Cette ammonite étant propre aux couches inférieures de l'étage néocomien , on doit supposer que V4. colombianus en dépend également, comme le prouvent, du reste, toutes les autres analogies.

Localité. Cette espèce a été recueillie, par M. Boussingault, dans la vallée de San- Juan, près de Santa-Ibague, province de Bogota. Elle se trouve dans une roche calcaire compacte, d’un jaune brun.

Explication des figures. PA XVIT, fig. 12. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 13. Le méme, vu du côté de la bouche.

Fig. 14. Une cloison grossie, dessinée par moi.

GASTEÉROPODES.

N. 56. NATICA PRÆLONGA, Deshayes.

PI. XVII, fig. 1.

Natica prælonga, Deshayes, Leymerie , 1842, Mém. de la Soc. géol. de France, t. V, p. 13, pl. XVE, fig. 8.— Vatica prælonga , d'Orb., 1842, Paléont. franç., pl. CLXXIT, fig. f, n. 399.

N. test& oblongo-elongatä, lævigatä; spirä, angulo 60°; anfractibus convexis ; aperturd ovali-compressd.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 60 degrés; longueur totale, 60 mill.; angle s'e SI ? gres; 10n$ ? > ang

sutural, 74 degrés; hauteur du dernier tour par rapport à l’ensemble, #7

Coquille oblongue, allongée relativement au genre, lisse. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours arrondis, convexes, légèrement saillans, en gradins les uns sur les autres. Ombilic assez étroit. Bouche ovale, plus haute que large, arrondie en avant, anguleuse en arrière.

Rapports et différences. Cette espèce rappelle, jusqu’à un certain degré, les formes des phasianelles, et si je la place dans le genre Natice, c’est plutôt d’après l’analogie que par ses caractères, puisque je ne connais encore que le moule de cette Natice.

1. D'Orbigny, Paléontologie francaise, terrains crétacés, pl. XLI. 2. Idem, ibidem, pl. XLIL.

Localité. Elle a été recueillie par M. Boussingault au Rio de Sube, l’un des affluens du Rio Suarez, province de Tunja. En France, elle se trouve dans les couches néocomiennes inférieures de Thieffrain (Aube). Il y a une si grande ressemblance dans l'angle spiral et l'épaisseur des tours, que je ne doute plus de l'identité des individus des deux pays.

Explication des figures. PI. XNIIT, fig. 1. Individu à l'état de moule, de grandeur naturelle.

N.° 57. ACTEON AFFINIS, d'Orb.

Tornatella affinis, Fitton, 1836, Trans. geol. soc., L. IV, pl. 18, fig. 9.— Acteon affinis, d'Orb., 1842, Paléont. franç., terrains crétacés, pl. CLXVIT, fig. 46. A. test& oblongo-conicd, crassd; spird, angulo 52°; anfractibus convexiusculis, lon- 6 P 5 ; gitudinaliter latè sulcatis : sulcis transversim fossiculiferis; aperturä oblongä ; columelld triplicatd.

Dimensions : Ouverture de angle spiral, 52 degrés; longueur totale, 20 mill.; hau-

teur du dernier tour par rapport à l’ensemble,

Coquille oblongue, conique. Spire formée d’un angle très-légèrement convexe, composée de tours un peu renfiés, séparés par des sutures marquées, ornées, en long, sur une surface lisse, de larges sillons espacés, un peu moins larges que les méplats qui les séparent. Ces sillons sont formés de fossettes transversales longues. Le dernier tour est aussi long que le reste de la coquille. Bouche oblongue; columelle épaissie, pourvue de trois plis très-prononcés à sa partie antérieure.

Rapports et différences. Facile à confondre, par sa forme extérieure, avec les jeunes de l’Acteonella lacryma, cette espèce s’en distingue bien nettement par la disposition de ses sillons ornés de fossettes transversales, au lieu d’être longitudinales.

Localité. Elle à été recueillie par M. Boussingault à Tabia, près de Santa-Fe de Bogota, dans un grès gris, composé d’un grand nombre de coquilles à Pétat d'empreintes. En France, on la trouve à Marolle, près d'Ervy (Aube).

N.° 58. ACTEON ORNATA, d’Orbigny.

Je ne connais de cette espèce que quelques parties d'empreintes, qui suffisent, néanmoins, pour me donner l'assurance qu’elle se distingue de toutes les espèces décrites. Elle paraît peu différer par là de l’Acteon affinis, mais elle se fait remarquer par l'alternance régulière des côtes, qui sont, l’une très-élevée, l’autre très-petite, et ainsi successivement. L’empreinte de cette espèce se trouve sur un échantillon de calcaire grésiforme gris, recueilli par M. Boussingault à Tabia, près de Santa-Fe. La roche est pétrie de coquilles.

N° 59. ROSTELLARIA BOUSSINGAULTII, d'Orbigny. PI. XVII, fig. 2, 3.

R. testd transversim minute striatd; anfractibus convexis, rotundatis ; labro latissimo, laterali, posticèque digitato : digitis acutis.

Paléontologie.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 43 degrés; longueur totale, 80 millim. ; hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble, 59 centièmes; angle sutural, 77 degrés.

Coquille presqu’aussi large que haute, un peu gibbeuse, finement striée en travers. Spire assez allongée, convexe , composée de tours arrondis, sans aucune trace de carène. Bouche très-large, pourvue d’un bord aliforme très-étendu, prolongé, sur le côté, en une pointe, et se continuant en arrière, même au-delà de la spire qu’il accompagne. Le moule est lisse.

Rapports et différences. Par ses stries fines et par la forme de son aile, cette belle Rostellaire se distingue des espèces connues.

Localité. Elle a été recueillie, par M. Boussingault, entre Tena et Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota, et à Analayma, dans une roche noire ou jaunàtre, entièrement pétrie de moules internes de fossiles.

Explication des figures. PL. XVHT, fig. 2. Individu de grandeur naturelle, avec son test.

Fig. 3. Moule de la même espèce, vu du côté de la bouche.

N° 60. ROSTELLARIA ANGULOSA, d’Orbigny.

PI. XVUL, fig. 4.

R. tesid& elongatä; anfractibus convexis, carinatis, longitudinaliter costatis, striatis, transversum plicatis ; ultimo anfractu carinato.

Dimension. Longueur totale, 20 millim.

Coquille très-allongée. Spire longue, composée de tours anguleux, fortement carénés sur leur convexité, costulés en long en avant, striés en arrière de la carène; sur ces côtes et sur ces stries viennent se croiser des rides assez fines. Le dernier tour paraît w’avoir qu'une seule carène assez aiguë. Bouche inconnue. Moule lisse, avec les carènes, mais sans stries.

Rapports et différences. J'ai comparé cette espèce avec toutes les rostellaires fossiles, et J'ai trouvé qu'elle se rapproche davantage du À. Moreausiana du terrain néocomien du département de l'Aube. En effet, ces deux espèces sont carénées; pourtant le Rostellaria angulosa s’en distingue par une forme plus allongée, par ses rides transversales, et par l’inégalité de ses côtes et de ses stries, en avant et en arrière de la carène. .

Localité. Elle a été recueillie, par M. Boussingault, au Coyal Anapoyma, province de Santa-Fe, dans une roche gris-jaunâtre, qui n’est qu’un agglomérat de coquilles à l’état de moule. |

Explication des figures. PI. XVIIL, fig. 4. Individu grossi, montrant les stries de l’empreinte.

N.° 61. ROSTELLARIA AMERICANA, d’Orbigny.

PI. XVIIE, fig. 5.

BR. test elongatd; anfractibus convexis, carinatis, longitudinaliter sulcatis; ultimo anfractu bicarinato.

Dimension. Longueur totale, 14 millim.

Coquille médiocrement allongée. Spire régulière, composée de tours très-anguleux, fortement carénés, marqués, en long, de quatre à cinq sillons en avant, autant en arrière de la carène; le dernier tour pourvu de deux carènes. Bouche inconnue. Moule intérieur lisse.

Rapports et différences. Cette espèce, par sa carène seule aux premiers tours, par ses deux carènes au dernier, et par ses sillons transverses, se rapproche beaucoup du Rostellaria provincialis des terrains néocomiens inférieurs du bassin méditerranéen , tout en s’en distinguant par sa spire plus courte, par ses tours beaucoup plus larges et pourvus de stries plus fines.

Localité. Elle se trouve à la fois à l’état d’empreinte et de moule, sur un échantillon de calcaire noirätre d’Analayma, province de Santa-Fe de Bogota, contenant l4natina colombiana, la Cucullæa Tocaymensis, etc.

Explication des figures. PI. XVII, fig. 5. Individu grossi, avec son test.

LAMELLIBRANCHES

N.° 62. CARDIUM PEREGRINORSUM, d'Orbigny. PI. XVII, fig. 6-8.

C. testé rotundatä, cordatd; strüs transversis, concentricis ; anticè latere longitudinaliter sulcato ; sulcis 30-simplicibus.

Dimensions : Hauteur, 20 mill.; largeur 20 mill.; épaisseur, 16 mill.

Coquille aussi haute que large, presque ronde, cordiforme, à côtés presqu'égaux, la partie postérieure seulement un peu plus carrée, ornée en travers de plis concentriques très-fins, mais très-visibles. Le côté postérieur est marqué d’une trentaine de côtes longitudinales très-régulières, sans tubercules et non carénées.

Rapports et différences. Cette espèce est du nombre de celles qu'on à confondues avec quelques autres Cardium , ornés également de stries longitudinales et transversales distinctes. Trois Cardium sont pourvus de ces mêmes caractères, dans les terrains crétacés : le Cardium Hillanum, Sow., le Cardium Vassyensis, d'Orb., et le Cardium peregrinorsum. De ces trois espèces : 1° le Cardium Hillanum, plus carré en arrière, plus haut que large, pourvu, en arrière, d’une quinzaine de côtes carénées simples, est propre à la craie chloritée d'Angleterre et de France; 2.° le Cardium Vassyensis, presque rond, orné en arrière de vingt-cinq côtes épineuses, est propre au terrain néocomien supérieur ou terrain aptien; 3. le Cardium peregrinorsum, qui m'occupe, couvert postérieurement de trente côtes simples, plates, est propre, en France, au terrain néocomien inférieur. On voit, dès-lors, les caractères qui distinguent ce Cardium des autres, avec lesquels il a été confondu’. On reconnaît aussi que son horizon géologique en

1. C’est cette espèce que M. Leymerie a rapportée à tort au Cardium Hillanum (Mém. de la Soc. géolog., t. V, p. 25).

TIL, Paléontologie. 11

Paléontologie.

Paléontologie,

France est le terrain néocomien inférieur des départemens de l'Aube et de la Haute- Marne.

Localité. M. Boussingault la recueilli entre Tena et Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota, dans un calcaire noirâtre, tout composé de restes de fossiles.

Explication des figures. PI. XNIIT, fig. 6. Coquille vue de côté, un peu grossie.

Fig. 7. La même, vue en dessus.

Fig. 8. La même, vue en arrière.

N° 63. CARDIUM COLOMBIANUM, d’Orbigny.

C. testà rotundato-cordatä, longitudinaliter costatd : costis elevatis 35 vel 40 ornatd.

Dimension. Diamètre, 12 millim.

Je ne connais de cette espèce que des empreintes de divers âges, qui se trouvent sur un échantillon de grès de Tabia, province de Santa-Fe. Elle est ornée, en long, de côtes unies, élevées, égales à leurs intervalles. Elle ne paraît pas avoir été trèsbombée.

N.° 64. VENUS CHIA, d'Orb.

PI. XVIII, fig. 9, 10.

V. 1esitd ovato-transversd, compressd, lævigat&, anticè brevi, rotundä, posticè dilatatà.

Dinensions : Hauteur, 23 mill.; largeur, 29 mill.; épaisseur, 12 mill.; angle apicial, 110 degrés.

Coquille ovale, oblongue, transverse, comprimée, entièrement lisse ou seulement marquée, près du bord, de quelques lignes d’accroissement peu prononcées ou de plis transverses ondulés; partie antérieure ronde, un peu plus courte que la postérieure; cette dernière montrant une tendance à la forme anguleuse. Le moule, sur les vieux individus, montre très-clairement des plis ondulés.

Rapports et différences. Tout en étant transversalement beaucoup plus courte, cette espèce se rapproche un peu de la Venus Brongniartina du terrain néocomien de France. Elle s’en distingue par le manque de stries.

Localité. Jen ai vu une empreinte et un moule sur un échantillon de calcaire grésiforme noir et jaunàtre, recueilli par M. Boussingault, entre Tena et Tocayma , province de Santa-Fe de Bogota.

Explication des figures. PI. XVIII, fig. 9. Coquille avec son test, vue de côté.

Fig. 10. La même, vue en dessus.

N° 65. VENUS CRETACEA, d’Orb.

. tesit& ovato-compressd, anticè brevi, posticèé angulatü.

Dimensions : Largeur, 27 mill.; hauteur, 22 mill. Cette espèce, bien distincte de la précédente, est à l’état de moule, montrant par-

faitement la charnière, sur un échantillon de calcaire noirâtre de Tena, près de Tocayma, Paléon-

: Ô a : : : ologie.

province de Santa-Fe de Bogota. Je n’en connais pas l’empremte; ce qui m'empèche de D la figurer.

N° 66. ASTARTE EXOTICA, d'Orb.

PI. XVIII, fig. 11, 12.

A. testä oblongo-transversd, inflatä, crassd, anticé brevi, posticé elongatd.

Dimensions : Hauteur, 27 mill., longueur, 35 mill.; épaisseur, 22 mill.; angle apicial, 110 degrés.

Coquille épaisse, transversalement oblongue, le sommet au tiers antérieur, ce qui rend les parties antérieures très-courtes, les parties postérieures très-longues. Nous n’en connaissons qu'un moule intérieur peu complet, qui néanmoins suffit pour donner la certitude qu’il doit former une espèce nouvelle,

Rapports et différences. De toutes les astartes fossiles, l’espèce qui se rapproche le plus de V4. exotica, est l'A. transversa du terrain néocomien des départemens de la Haute-Marne et de l'Aube. En effet, les deux sont renflées, transverses, et plus courtes en avant qu’en arrière; néanmoins l'espèce colombienne est plus étroite, et surtout moins dilatée en avant.

Localité. Le moule de cette espèce, d’un calcaire jaunàtre pétri de coquilles, a été recueilli par M. Boussingault à las Palmas, province de Socorro.

Explication des figures. PL. XVIIE, fig. 11. Moule vu de côté, de grandeur naturelle.

Fig. 12. Le même, vu en dessus.

N° 67. LUCINA PLICATO-COSTATA, d’Orb.

PI. XVIII, fig. 13, 14.

L. testä suborbiculatd, compressd, transversim plicato-costatä : costis acutis, elevuus; anticè rotundatd, posticè subangulatd.

Dimensions : Hauteur, 18 mill.; largeur, 20 mill.; épaisseur , 10 mill.; angle apicial , 115 degrés.

Coquille comprimée, presque ronde, un peu plus longue et arrondie en avant, presqu’anguleuse en arrière; ornée, en travers, de plis et de çôtes concentriques, les premiers irrégulièrement espacés, très-fins, occupant l'intervalle des côtes; les secondes à peu près également espacées, élevées, sallantes.

Rapport et différences. Parmi les espèces vivantes, on peut comparer, pour les côtes et les plis, la lucine qui m'occupe à la Lucina jamaicensis. Les rapports ne vont pourtant pas plus loin, puisque les plis postérieurs de l’espèce vivante la distinguent nettement. Par sa forme arrondie sans plis longitudinaux antérieurs ni postérieurs, on pourrait rapprocher cette espèce du Lucina imbricaria du terrain néocomien de l’Aube, dont elle se distingue encore par ses plis et par ses côtes.

Localité. Cette jolie petite espèce se rencontre avec lAmmonites galeatus, dans un

Paléon- calcaire noirätre assez compacte de Pitaquiro, entre Honda et Santa-Fe de Bogota, où IQRE pe Boussingault l’a recueillie dans un état parfait de conservation. Le même savant l’a retrouvée au Coyal, près d’Anapoyma, province de Santa-Fe, dans un calcaire jaunâtre, pétri d'empreintes de bivalves.

Explication des figures. PI. XVIII, fig. 13. Coquille un peu grossie, vue de côté, avec son test.

Fig. 14. La même, vue en dessus.

N° 68. TELLINA BOGOTINA, d’Orb.

PI. XVII, fig. 15.

T. testd transversim oblongä, stris concentricis ornatd, anticè rotundatd, posticè subelongatä , rostrato-carinatd.

Dimensions : Hauteur, 7 mill.; largeur, 12 mill.; épaisseur, 6 mill.; angle apicial, 108 degrés.

Coquille oblongue, transverse, très-comprimée, ornée, en travers, de stries concentiques, assez fortement marquées près du bord, presque nulles vers le sommet; ses côtés sont peu inégaux de longueur. Ils se distinguent principalement par leur forme, le côté antérieur étant arrondi, tandis que le postérieur est pourvu d’une carène et terminé par un rostre assez aigu.

Rapports et différences. Assez voisine, par sa forme, du Tellina striatula de la craie chloritée, cette espèce s’en distingue par son rostre beaucoup plus prononcé et par le manque de stries longitudinales au côté postérieur.

Localité. Je Vai reconnue sur un échantillon de grès gris compacte, recueilli par M. Boussingault à Tabia, près de Santa-Fe de Bogota.

Explication des figures. PI. XVIIT, fig. 15. Coquille grossie, vue de côté.

N.° 69. CORBULA COLOMBIANA, d'Orb.

Une empreinte de cette espèce se trouve sur l’échantillon de calcaire noirâtre, qui renferme l’Anatina colombiana ; elle est très-renflée, pourvue de grosses côtes, qui deviennent de plus en plus fortes, en approchant du bord. Sa localité est Analayma, province de Santa-Fe de Bogota.

N° 70. ANATINA COLOMBIANA, d'Orb.

PI. XVII, fig. 16, 17.

A. testd ovato-oblongd, lævigatd, anticé elongatä, rotundatd; posticè subangulata,

brevi; dente cochleari elongato.

Dimensions : Hauteur, 37 mill.; largeur, 50 mill.; épaisseur, 16 mill.; angle apicial, 130 degrés.

Coquille ovale, oblongue, comprimée, lisse ou marquée seulement de très-légères lignes d’accroissement, longue et arrondie en avant, plus courte et un peu carrée en arrière. Sommet fendu très-profondément. Dent très-longue, très-saillante, retournée en

( 85 ) | cuilleron en dedans, et se prolongeant, à sa base, en une saillie de la partie postérieure des valves.

Rapports et différences. Cette belle espèce, par sa forme ovale, comprimée, ne ressemble à aucune des anatines vivant actuellement dans les mers. Cest, je crois, la première espèce indiquée dans l’ensemble des faunes fossiles.

Localité. On la trouve dans la même roche calcaire que les Cucullæa tocaymensis et le Aostellaria americana, à Analayma, province de Santa-Fe de Bogota, où elle a été recueillie par M. Boussingault.

Explication des figures. PI. XVII, fig. 16. Coquille à l’état de moule, vue de côté; a, la cavité qui a remplacé le cuilleron de la charnière.

Fig. 17. La même, vue de côté, sur les crochets.

N° 71. NUCULA INCERTA, d'Orb.

Cette espèce est à l’état de moule sur le même échantillon qui contient la Cucullæa tocaymensis, la Venus cretacea, etc., recueillies à Tena, près de Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota. La forme paraît en être triangulaire. Les dents sont très-longues.

N° 72. TRIGONIA HONDAANA, Lea, d’Orb. 1 PI. XIX, fig. 1-3.

Trigonia hondaana, Lea, 1841, Trans. Am. Phil. soc., 2 série, vol. VII, pl. IX, fig. 9; Trigonia gibboniana, Lea, 1841, ibidem, pl. IX, fig. 7.

T. testd decussatd , angulato-quadratd , compressiusculd, costatä : costis elevatis, tuberculatis ; ared postic latd, tuberculat& : tuberculis seriaûtm transversis. Dimensions : Largeur, 60 mill., hauteur, 65 mill.; épaisseur, 37 mill.; angle apicial,

87 degrés.

Coquille comprimée, plus haute que large, tronquée et très-courte en avant, également tronquée en arrière, presque carrée dans son ensemble, ornée de grosses côtes droites, presque perpendiculaires ou légèrement inclinées en avant, et formées de gros tubercules également -espacés; les tubercules et les côtes viennent s'achever d’une manière insensible vers le bord inférieur ou antérieur. L’area antérieure est convexe, lisse sur le bord des valves; l’area postérieure est formée extérieurement d’une large bande élevée, couverte, près des crochets, de côtes horizontales, remplacées par des tubercules épars, et près du bord, par de simples lignes d’accroissement. La partie interne de larea est couverte, près des crochets, de lignes de tubercules légèrement obliques d'avant en arrière, et de dedans en dehors. Ces lignes perdent de leur régularité près du bord.

1. Cette espèce était figurée sous le nom de Trigonia Boussingaultit, dans mon ouvrage intitulé Coquilles et Échinodermes de Colombie recueillis par M. Boussingault, lorsque j'ai eu connaissance du travail de M. Lea, où elle est évidemment figurée avec le test, sous la dénomination de Hondaana, et à l’état de moule, sous celui de Gibboniana. M. Lea ayant l’antériorité, je suis obligé

de revenir à l’un des noms donnés par lui à cette espèce.

Paléontologie.

Paléontologie.

Rapports et différences. Cette magnifique trigonie se rapproche, par sa forme carrée, du Trigonia quadrata, Agass.; du T. dædalea, Sow., toutes deux de la craie chloritée inférieure. Elle s’en distingue néanmoins d’une manière tranchée, par ses grosses côtes tuberculeuses peu arquées, par la bande extérieure tuberculeuse de son area postérieure. Quoiqu’elle ne soit pas identique aux espèces des terrains crétacés, on peut dire, en thèse générale, qu’elle s’en rapproche plus que toutes les autres; ce qui me porterait à croire qu’elle provient de la même formation.

Localité. Elle a été découverte par M. Boussingault aux environs de Santa-Fe de Bogota, dans une couche argilo-marneuse noire. L’échantillon, pourvu de son test, est d’une magnifique conservation.

Explication des figures. PI. XIX, fig. 1. Individu entier vu de côté, de grandeur naturelle.

Fig. 2. Le même, vu sur l’area antérieure.

Fig. 3. Le même, sur larea postérieure.

N° 73. TRIGONIA ABRUPTA, de Buch.

PI. XIX, fig. 4-6.

Trigonia abrupta, de Buch, 1839. Pétrifications du Voyage de M. de Humboldt, pl. 1, fig. 21, 22, p. 16.

T'. testü triangulari, compressä, costatd; costis elevatis, tuberculatis, alteris quidem anticè, alteris verd posticè productis; ared anticd, costatä; ared posticd, lævigatd. Dimensions : Largeur, 53 mill.; hauteur, 43 mill.; épaisseur, 30 mill.; angle apicial ,

86 degrés.

Coquille comprimée, plus longue que haute, triangulaire, assez courte et convexe en avant, longue et anguleuse en arrière, ornée de côtes élevées tuberculeuses, qui partent de la région supérieure, et se dirigent les unes en avant, en décrivant un arc, les autres en arrière. Toutes s’atténuent en approchant du bord, où elles manquent en arrière, et au point de séparation de celles qui se dirigent en avant et en arrière. Area antérieure convexe, marquée de ses côtes; area postérieure lisse, sans côtes, ou du moins n'en. présentant qu’une, qui cesse assez près du sommet. Au sommet, en arrière de cette côte, on en aperçoit quelques autres transversales, tuberculeuses.

Rapports et différences. Ses côtes dirigées les unes en avant, les autres en arrière, distinguent bien cette trigonie remarquable, si distincte des espèces décrites, qu'il est impossible de la confondre avec aucune d'elles.

Localité. M. Boussingault a recueilli cette belle espèce entre Oyba et Suarez, province de Socorro, dans un calcaire gris-noiràtre très-compacte, renfermant beaucoup d’autres fossiles. Elle est toute noire et conserve son test. M. de Buch l'indique comme provenant des calcaires de Chitasaque, près de Socorro; ainsi il y aurait identité de localité.

Explication des figures. PI. XIX, fig. 4. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 5. Le mème, vu en avant.

Fig. 6. Le même, vu en arrière.

N° 74. TRIGONIA SUBCRENULATA , d'Orbigny.

PI. XIX, fig. 7-9.

T. test triangulari, crassd, anticè productd, posticèé rostratd, multicostatd; costis obliquis, arcuatis, subcrenulatis ; areä posticd excavatd, oblique costatä.

Dimensions : largeur, 45 mill.; hauteur, 45 mill.; épaisseur, 35 mill.; angle apicial, 65 degrés.

Coquille triangulaire, très-renflée, très-courte et comme tronquée en avant, arquée et prolongée en un rostre, en arrière; ornée de grosses côtes arquées, qui se dirigent obliquement d’arrière en avant, où les premières se perdent vers le bord. Ces côtes sont très-légèrement crénelées par des stries obliques. L’area antérieure présente les côtes transverses; l’area postérieure est très-excavée, la partie externe en est couverte de stries d’accroissement, et se divise en deux, par une dépression linéaire. La partie interne, concave, est marquée de côtes crénelées, espacées, obliques de dehors en dedans, et de haut en bas.

Rapports et différences. Au premier aperçu j'ai trouvé tant de ressemblance entre celte espèce et la Trigonia crenulata, que j'étais sur le point de les réunir; mais une comparaison minutieuse m'a fait reconnaitre entrelles les différences suivantes : Dans l’espèce colombienne , une forme plus bombée, des côtes plus espacées, moins crénelées, un angle apicial de 65°, au lieu de 80 degrés; sur l’area postérieure des côtes plus espacées, très-obliques, au lieu d’être transversales. La grande ressemblance de ces deux espèces me porterait à croire que le 7! subcrenulala appartient aux terrains crétacés.

Localité. M. Boussingault a découvert cette jolie espèce non loin de Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota, dans une roche noirâtre, compacte. L’échantillon a son test bien conservé.

Explication des figures. PI. XIX, fig. 7. Échantillon de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 8. Le même, vu sur l’area postérieure. |

Fig. 9. Le même, vu sur l’area antérieure.

N° 75. TRIGONIA LAJOYEI, Deshayes.

PI. XIX, fig. 10, 11.

Trigonia longa, Agassiz, 1840; Trigonie, n.° 47, pl. 8, fig. 1? Trigonia Lajoyei, Desh.. 1842; Leymerie, Mém. de la Soc. de Géologie, t. V, pl. 8, fig. 4.

T. testé elongato-transversd, crassd, anticè brevi, rotundatä ; posticé elongatä, rostraid, transversim costatä; costis undulatis, posticè evanescentibus ; ared posticd simplici, sublævigatd.

1. Cest peut-être la Trigonia Tocaymaana de M. Lea (Trans. Am. phil. soc., 2° série, v. 7,

pl. IX, fig. 8); mais la figure qu’il en donne est si imparfaite, qu’il ne peut ÿ avoir aucune cer-

ütude, ce qui m’empêche de prendre le nom.

Paléontologie.

Paléontologie.

Dimensions : Largeur, 75 mill.; hauteur, 45 mill.; épaisseur , 34 mill.; angle apicial, 89 degrés.

Coquille renflée, épaisse, assez courte en avant, fortement prolongée en arrière en un rostre obtus et courbé en haut; ornée transversalement de larges côtes ondulées, qui ne sont pas parallèles à l'accroissement, traversant un peu obliquement en avant, puis s’atténuant et disparaissant en arrière, vers la moitié de la longueur, et ne laissant plus, en avant, que des lignes d’accroissement sur une partie lisse. Area antérieure pourvue de côtes transversales; area postérieure simple, c’est-à-dire sans côtes ni sillons.

Rapports et différences. Cette jolie espèce se distingue de toutes les autres trigonies par ses côtes transversales, interrompues en arrière.

Localité. Elle a été recueillie par M. Boussingault, à Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota, dans une roche gris-noirätre compacte. Elle y a son test. En France, je l'ai observée dans le terrain néocomien inférieur , à Bettancourt-la-Ferrée (Haute-Marne). On la trouve sous les mêmes conditions dans le département de l'Aube et à Neuchâtel (Suisse).

Histoire. Peut-être doit-on lui rapporter le moule donné par M. Agassiz comme 7. longa. Quoi qu’il en soit, il me paraît évident que c’est la 7rigonia Lajoyei, Desh.

Explication des figures. PI. XIX, fig. 10. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 11. Le même, vu sur larea antérieure.

N° 76. TRIGONIA ALÆFORMIS, Sowerby ?

PI. XX, fig. 1.

Trigonia alæformis, Sow., 1818, Min. conch., t. IL, p. 27, pl. 215%; 7. alæfornus, de Buch, 1839; Pétrif. du Voy. de M. de Humboldt, pl. [, fig. 10, n° 6.

T. test triangulari, anticè rotundatdä, posticé rostratd, oblique costatd ; costis subnodulosis; apice obliquo; ared posticä maximd, biplicatd, transversim oblique striatä.

Dimensions : Largeur, 55 millim.; angle apicial, 100 degrés.

Coquille triangulaire, arrondie et courte en avant, allongée et prolongée en rostre en arrière, ornée de grosses côtes un peu rugueuses, celles du sommet dirigées en avant, celles du milieu flexueuses et descendant perpendiculairement. L’area se compose, en dehors, d’une partie presque lisse, divisée en deux par une dépression, partie qui vient former le rostre en avant; en dedans, on remarque des stries obliques d’avant en arrière.

Localité. M. Boussingault a recueilli cette espèce à Chipaque, près de Santa-Fe de Bogota, dans un grès ferrugineux , renfermant beaucoup d'empreintes, et entr'autres celle-ci. Elle a été rapportée par M. de Buch à la 7rigonia alæformis. J'y rapporte l'empreinte en question , sans avoir aucune certitude de lidentité. Il faudrait comparer un grand nombre d'individus pour s'assurer de ce rapprochemént, et je n’en ai qu'une mauvaise empreinte. En Angleterre, le 7! alæformis se rencontre dans le grès vert.

Explication des figures. PI. XX, fig. 1. Empreinte telle qu’elle se disungue dans la

roche

N° 77. CUCULLÆA DILATATA, d'Orbigny.

PI. XX, fig. 5-7.

C. testä oblongd, depressä, crassissimd, anticè obtusd, posticè elongatd, rostratd ; ared cardinali latd, natibus distantibus.

Dimensions : Largeur, 75 mill.; hauteur, 45 mill.; épaisseur, 60 mill.; angle apicial , 95 degrés.

Coquille tvès-allongée, oblongue, transversalement on ne peut plus épaisse, courte en avant, très-longue et anguleuse en arrière, et fortement prolongée en rostre assez aigu; point de carène postérieure. Area supérieure très-large, les crochets étant trèsséparés et distans. Je ne connais que le moule de cette espèce; il montre, en avant et en arrière, de très-profondes impressions musculaires, qui forment des creux prononcés.

Rapports et différences. Celte espèce est, par sa forme oblongue, très-voisine du Cucullæa Gabrielis, Leym., du terrain néocomien inférieur. Elle s’en distingue pourtant par sa partie antérieure plus courte, par moins de hauteur, par ses impressions musculaires très-profondes, et surtout par l’écartement de ses crochets. Elle est aussi voisine de l’Arca perobliqua de M. de Buch; mais elle est moins oblique et plus longue en avant.

Localité. M. Boussingault la recueillie dans le calcaire de Zapatore, province de Bogota, et au Rio Sube, l’un des affluens de la Magdalena, province de Socorro, dans une roche analogue plus noirûtre.

Explication des figures. PA. XX, fig. 5. Moule de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 6. Le même, vu en dessus.

Fig. 7. Le même, vu en avant.

N° 78. CUCULLÆA BREVIS, d’Orb.

PI. XX, fig. 2-4.

C. testä ovato-rotundatd, ventricosd, anticè obtusd, posticé truncato-angulosd ; ared

cardinali angustatd.

Dimensions : Largeur, 70 mill.; hauteur, 70 mill.; épaisseur, 50 mill.; angle apicial, 91 degrés.

Coquille très-arrondie, aussi large que longue, épaisse, très-courte et arrondie en avant, un peu plus longue et anguleuse en arrière, où elle est pourvue d’une légère carène. Area supérieure très-étroite, les crochets étant très-rapprochés l’un de l’autre. Je ne connais que le moule de cette espèce; il montre des indices de stries longitudinales sur le bord, et d’une ligne saillante également longitudinale en arrière. Les attaches musculaires sont à peine marquées.

Rapports et différences. C’est, sans contredit, de toutes les cucullées l'espèce la plus haute que j'aie vue jusqu’à présent; il n’y a néanmoins aucune incertitude pour le genre, attendu qu'on distingue parfaitement, sur le moule, l'empreinte des dents.

T1. Paléontologie 12

Paléontologie.

Paléon- Localité. Elle à été recueillie par M. Boussingault, entre Tena et Tocayma, province

‘iesi Je Santa-Fe de Bogota, dans une roche calcaire jaunâtre, très-dure, presqu’entièrement

composée d'empreintes de fossiles. Le même voyageur l’a retrouvée au Rio de Sube,

l’un des affluens du Magdalena (Socorro), dans un calcaire gris assez compacte. Explication des figures. PI. XX, fig. 2. Moule de grandeur naturelle, vu de côté. Fig. 3. Le mème, vu en dessus.

Fig. 4. Le mème, vu du côté postérieur.

N° 79. CUCULLÆA TOCAYMENSIS, d’Orb.

PI. XXI, fig. 1-3.

C. tesiä elongatä, compressd, radiatim striatd, plicis concentricis decussatä; anticè prolongo-rotundatä, posticé birostrat&; are& cardinali angustatd.

Dimensions : Largeur, 21 mill.; hauteur, 10 mill.; épaisseur, 9 mill.; angle apicial, 128 degrés.

Coquille allongée, transverse, comprimée, assez prolongée et arrondie en avant, trèslongue et terminée par deux pointes en avant, l’une d'elles correspondant au bord supérieur, l’autre à la carène postérieure. La superficie des valves est couverte de plis d’accroissement très-prononcés, qui viennent se croiser, de distance en distance, avec des stries fines, inégales, rayonnantes, allant du sommet vers les bords. Area étroite, charnière très-prononcée, pourvue en arrière de deux fossettes profondes.

Rapports et différences. Assez voisine, pour la forme, de la Cucullæa securis des terrains néocomiens de France, cette jolie espèce s’en distingue par son rostre plus fourchu, par ses stries plus fines et par ses lignes d’accroissement bien plus marquées. Ce sont deux espèces assez voisines, mais très-différentes.

Localité. Yen ai vu plusieurs empreintes et plusieurs moules dans un calcaire jaunàtre pétri de fossiles à l’état de moule, recueillis par M. Boussingault entre Tena et Tocayma, province de Santa-Fe de Bogota.

Explication des figures. PI. XXI, fig. 1. Une valve avec son test, vu de côté.

Fig. 2. La même, vue en dessus.

Fig. 3. Le moule intérieur, grossi.

N° 80. MODIOLA SOCORRINA, d’Orb.

PI. XVIII, fig. 18.

M. iestä oblongo-elongaté, sublævigatd, suprà subacut&, subtus dilatatä, antice brevi, subrectd&, postice elevatd.

Dimensions : Hauteur, 55 mill.; largeur, 20 mill.; épaisseur, 15 mill.; angle apicial, 56 degrés.

Coquille oblongue, allongée, comprimée, lisse ou seulement marquée de quelques lignes d’accroissement; acuminée à son sommet, dépassé néanmoins par le côté anté-

(91) rieur; élargie et arrondie en bas, coupée presque perpendiculairement en avant; élargie en aile en arrière. |

Rapports et différences. Comparée aux autres espèces fossiles, cette modiole m'a paru se rapprocher surtout du Modiola amygdaloides du terrain néocomien; elle s’en distingue toutefois par ses côtés inégaux, ce qui la rend oblique.

Localité. M. Boussingault l’a recueillie à las Palmas, province de Socorro, dans une roche fortement colorée par l’oxide de fer, et contenant, avec des empreintes de nombreuses coquilles, de petits morceaux de bois.

Explication des figures. PL XVIIT, fig. 18. Empreinte de coquille, vue de côté, de grandeur naturelle.

N° 81. LITHODOMUS SOCIALIS, d’Orb.

Cette petite espèce perce, en grand nombre, lOstrea abrupta, de Cacota de Matanza, province de Tunja. La forme en est allongée, acuminée aux deux extrémités; la superficie lisse.

N° 82. INOCERAMUS PLICATUS, d'Orb.

PI. XVIII, fig. 19.

1. testä compressd, ovato-oblongä, apice acuminatd, concentricé plicatä; plicis æqualibus , concentricis.

Dimensions : Largeur, 35 mill.; hauteur, 27 mill.

Coquille Wwès-comprimée, ovale, oblongue, ornée, assez régulièrement, de plis concentriques rapprochés, égaux. Elle est acuminée au sommet, très-élargie vers le bord inférieur.

Rapports et différences. Voisine, pour lensemble, de l’/noceramus mytiloides, cette espèce s’en distingue nettement par sa forme plus raccourcie, par ses plis plus rapprochés et plus réguliers. On sait que les inoceramus sont plus particuliers aux terrains crétacés; ainsi tout porte à croire que la couche qui renferme celle-ci appartient à la mème formation.

Localité. Cette espèce, en très-grand nombre sur des plaques de calcaire gris trèscompacte, a été recueillie par M. Boussingault au Rio de Coello, près de Ibague, province de Santa-Fe de Bogota.

Explication des figures. PI. XVIIE, fig. 19. Une empreinte de grandeur naturelle.

N° 83. EXOGYRA BOUSSINGAULTII, d’Orb.

PI. XVII, fig. 20; pl. XX, fig. 8, 9.

E. testä elongato-oblongd, irregulari, va& inferiori subcarinatd, latè plicatä; unco laterali contorto; valyd superiori carinatd, elevatd, plicatd.

Dimensions : Longueur, 70 mill.; largeur, 36 mill. Coquille inéquivalve, allongée, convexe; valve inférieure convexe, échancrée en

Paléontologie.

Paléon- dedans, convexe en dehors, subcarénée en dessus, marquée, de chaque côté, de larges

tologie.

plis irréguliers, très-prononcés, jusqu’au sommet, qui est contourné et forme près d’un tour de spire; valve supérieure plus carénée encore que la valve inférieure, assez convexe et également plissée.

Rapports et différences. 1 n’est pas de genre dont les espèces soient plus difficiles à circonscrire que ceux qui se fixent; car leur forme varie à l'infini, suivant les corps sur lesquels ils croissent ou suivant les facilités d'existence qui leur sont offertes. On peut citer surtout les huitres et les exogyres. L'espèce, au premier aperçu, me montrait la forme de l’Exogyra auricularis, Goldfuss, et du plicata de Lamarck, par la carène de sa valve supérieure; mais, en les comparant, j'y ai reconnu des différences tellement marquées, que j'ai dû en faire une espèce nouvelle. En effet, elle se distingue de la première par le manque de stries transverses sur les côtés de la valve; elle se distingue de la seconde par sa forme plus étroite et par ses plis plus serrés au crochet. Tous ces rapports de forme m’assurent qu’elle appartient aux terrains crétacés.

Localité. M. Boussingault a observé cette coquille sur plusieurs points différens de la Colombie : à Sativa, plateau de Cundinamarca; à Cacota de Matanza, rive droite du Rio Sube (Socorro); à Chipaque, près de Santa-Fe de Bogota, et à los Hierones, près de Carache (Venezuela), soit dans un calcaire noiràtre compacte, soit dans un grès brun très-dur. Elle doit donc être très-répandue.

Explication des figures. PI. XVIF, fig. 20. Coquille vue de côté, de grandeur naturelle.

PI. XX, fig. 8. La même, vue en dessus.

Fig. 9. La même, vue en dessous.

N° 84. EXOGYRA SQUAMATA, d'Orb.

PI. XIX, fig. 12-15.

E. test& convexd, rotundatd, lævigat&, unco contorso, obliquo ; valvd inferiore convexd, elevatä, lævigatd; valvd superiore convexiusculd, subcomplanat&, squamatd.

Dimensions : Hauteur, 38 millim.; largeur, 29 millim.

Coquille très-inéquivalve, très-bombée. Valve inférieure convexe, élevée, fortement contournée en arrière en un crochet subspiral assez détaché, lisse ou seulement marquée de lignes d’accroissement très faibles. Valve supérieure ronde, operculaire, à peine un peu convexe, pourvue de quelques lignes d’accroissement, et, en outre, de petites écailles imbriquées des plus régulières, qui forment à sa superficie des lignes concentiques des plus élégantes et en font une espèce des plus remarquable.

Rapports et différences. Par sa forme bombée et par ses côtés inéquivalves, cette charmante exogyre ressemble beaucoup à l’£xogyra columba; mais elle s’en distingue par sa forme moins dilatée, par le manque de sinus latéral, et surtout par les écailles dont se forme sa valve supérieure. On remarque bien des indices de ces écailles sur les valves de l’£xogyra columba des environs de la Flèche, et du Mans (Sarthe) ; mais jamais ce caractère n’y est régulier, ni ne s'étend à toute la valve. L’analogie de forme

(95 ) de ces deux espèces me porterait à croire que l’Exogyra squamata appartient au terrain crétacé.

Localité. M. Boussingault a recueilli cette espèce près du Rio Capitanejo, l’un des affluens du Rio Suarez, et, par suite, du Magdalena, province de Socorro, dans un calcaire compacte noirâtre, qui en est pétri, mais dont il est très-difficile de l’extraire. Elle s’y trouve à l’état de moule ou avec son test. M. Boussingault l’a encore rencontrée à Cacota de Matanza.

Explication des figures. PI. XIX, fig. 12. Coquille de grandeur naturelle, vue en dessus.

Fig. 13. La même, vue en dessous.

Fig. 14. La même, vue de côté.

Fig. 15. Les écailles grossies, pour montrer leur régularité.

N° 85. EXOGYRA COULONI.

Un moule qui se trouve sur un échantillon de grès ferrugineux, recueilli par M. Boussingault à las Palmas, province de Socorro, montre une telle analogie de forme carénée avec l’£xogyra Couloni des terrains néocomiens de Neuchâtel, de Provence et du bassin parisien, qu'il est impossible de ne pas l’y rapporter. Ce serait une espèce identique de plus dans les terrains néocomiens de la Colombie et ceux de la France.

N.' 86. OSTREA ABRUPTA, d'Orb.

PI. XXI, fig. 4-6.

O. testä crassd, elevatd, deltoided, longitudinaliter costatd, lateraliter excavatä, ad peripheriam truncato-abruptd.

Dimensions : Longueur, 105 mill.; largeur, 95 mill.; épaisseur, 55 mill.

Coquille très-épaisse, élevée, triangulaire, plus longue que large, ornée, en long, de côtes très-saillantes, rayonnant du sommet vers le bord ; ces côtes, très-carénées, sont séparées par de profonds sillons. Quelquefois elles ne sont pas interrompues, d’autres fois elles viennent former, vers le bord, soit une partie tronquée carrément, d’une manière abrupte, sur les deux valves, soit des espèces de gradins par étage. Les côtés sont excavés et laissent, vers le sommet, des indices d’oreilles.

Rapports et différences. Parmi les huîtres, cette espèce se distingue nettement par ses bords coupés perpendiculairement, par ses côtes régulières, et par sa forme de plicatule. J'avais même cru qu’elle pouvait appartenir à ce dernier genre; mais toutes les recherches m'ont amené à croire que c’est une huïtre. Elle s'éloigne tellement des espèces connues, que tout rapprochement serait inutile; car, si elle présente une forme analogue à l'O. flabelloides, ses petites côtes viennent immédiatement l'en distinguer.

Localité. M. Boussingault a découvert cette magnifique espèce sur les rives du Rio de Capitanejo, l’un des affluens de la Magdalena, à Cacota de Matanza, au Rio Chicamocha, et à Chiva, près de Chita, province de Tunja, dans un calcaire compacte

notrâtre.

Paleontologie.

Paléontologie.

(9%) Explication des figures. PL. XXE, fig. 4. Coquille de grandeur naturelle, vue en dessus. Fig. 5. Un échantillon, vu de profil.

Fig. 6. Une autre variété, également vue de profil.

N° 87. OSTREA INOCERAMOIDES, d'Orb.

Un échantillon de cette espèce, trop empâté pour être figuré ni décrit en entier, se trouve avec son test dans un échantillon de calcaire compacte, recueilli, par M. Boussingault, à Suata, province de Socorro. Vue en dessous, cette huïitre est pourvue de larges plis, analogues à ceux qu'on remarque chez l’/noceramus Cuviert; mais la contexture en lames horizontales ne permet pas de croire que ce soit un /noceramnus , tandis que tous les caractères en font une huïtre, dont l’ensemble est ovale et la forme aplatie.

ÉCHINODERMES

N.° 88. DISCOIDEA EXCENTRICA, d'Orb.

PI. XXI, fig. 7, 8, 9.

D. subconicd, altissimä, excentricä; basi pland, excavatd; margine inflato; ano parvo, elliptico; tuberculis miliaribus, seriatis.

Dinensions : Diamètre, 27 millim.; hauteur, 16 millim. Test suborbiculaire, conique, à sommet très -excentrique et très-élevé, sa hauteur

égalant les 7 du diamètre. Pourtour circulaire, pourtant un peu anguleux. Bords peu renflés. Face inférieure concave. Bouche? Anus subpyriforme!, assez grand. Les tubercules sont plus marqués aux parties inférieures, et vont, en diminuant de grosseur, au bord externe et de là en s’élevant vers le sommet, tout en étant par lignes rayonnantes peu régulières et surtout peu égales en diamètre. Les tubercules miliaires paraissent avoir été par lignes transversales. |

Rapports et différences. Par sa forme très-conique, par l’excentricité de son sommet, cette espèce se distingue de toutes les autres. Elle se rapproche néanmoins beaucoup, par ses caractères extérieurs, du Discoidea macropyga, des terrains néocomiens de Neuchâtel et du bassiñ parisien.

Localité. M. Boussingault a découvert cette espèce sur le plateau qui sépare le Rio Sube du Rio Capitanejo, province de Socorro (Colombie). Le test est dans un calcaire gris.

Explication des figures. PI. XXI, fig. 7. Individu vu en dessus, de grandeur naturelle.

Fig. 8. Le même, vu de profil.

Fig. 9. Le même, vu en dessous.

1. La figure ne représente pas ce caractère : elle est trop large à la partie intérieure de l'anus.

N.° 89. LAGANUM?? COLOMBIANUM, d'Orb.

PI. XXI, fig. 10.

Je figure sous ce nom très-provisoire une partie d’échinide rapportée par M. Boussingault. Le dessous et le pourtour en ont été limés, de sorte qu’il est impossible de savoir quelle était la forme et l'étendue du bord en dehors des ambulacres. C’est une espèce incomplète, qui attend de nouveaux renseignemens pour entrer définitivement dans un genre.

M. Boussingault l’a recueillie dans le calcaire noiràtre de Zapatore, sur la pente orientale de la branche des Cordillères du milieu, faisant suite au calcaire de Velez.

N.° 90. ECHINUS BOLIVARIT, d'Orb.

PI. XXI, fig. 11-13.

E. rotundato-depresso, suprà quinque impresso ; basi excavato ; margine inflato.

Dimensions : Diamètre, 34 millim.; hauteur, 16 millim.

Test suborbiculaire, déprimé, à sommet tronqué et excavé, d’où partent cinq dépressions qui occupent l'intervalle de chaque ambulacre, et sont d’autant plus marquées, qu’elles sont supérieures, disparaissant à la moitié du diamètre. La hauteur est des #7 du diamètre. La partie centrale supérieure, ainsi que la bouche, étant couvertes de matières calcaires, je ne puis les décrire; pourtour circulaire. Bords très-renfiés. Face inférieure concave. Les tubercules sont gros; ils forment, dans chaque ambulacre, deux grandes lignes, entre lesquelles sont de petits tubercules miliaires , placés en zigzag, dans l'intervalle de chaque gros tubercule.

Rapports et différences. Cette espèce paraît se distinguer nettement des échinus décrits par les sillons en creux de lintervalle des ambulacres.

Localité. M. Boussingault a recueilli cette espèce à Zapatoya, province de Socorro, dans un calcaire jaunâtre.

Explication des figures. PI. XXI, fig. 11. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 12. Le même, vu en dessus.

Fig. 13. Le mème, vu en dessous.

Cette faune colombienne se compose done de huit espèces d'Ammonites, de six Gastéropodes des genres Vatica, Acteon et Rostellaria; de vingt-six Lamellibranches des genres Cardium, Venus, Astarte, Lucina, Tellina, : Anatina, Nucula, Trigonia, Cucullæa, Modiola, Lithodomus, Inoceramus, Ostrea et Exogyra; et de trois Échinodermes des genres £chinus, Discoidea et Laganum? Comparée aux faunes perdues de notre Europe,

Paléontologie.

Palén- dont l’âge géologique est parfaitement reconnu, d’après la superposition des

tologie.

couches et les fossiles qu’elles renferment, la faune colombienne offre des résultats des plus curieux.

La présence, dans cet ensemble, des genres Æmmonites, Rostellaria, Trigonia, Ostrea, Exogyra et Discoidea, dispense de toute comparaison avec les formations siluriennes, dévoniennes et carbonifères, ces genres ne S'y étant Jamais vus jusqu’à présent. D'ailleurs, le manque complet de Trilobites, d'Orthoceras, de Productus, etc., dans la faune colombienne, prouve qu’elle est infiniment plus nouvelle, puisque ces trois derniers genres et beaucoup d’autres avaient déjà disparu de la surface du globe, lorsqu’elle existait. [l est donc bien certain que par les genres qui s’y trouvent et par ceux qui manquent, les fossiles qu'a recueillis M, Boussingault, ne peuvent appartenir aux terrains siluriens, pas plus qu'aux couches dévoniennes et carbonifères.

Les terrains tertiaires mis en parallèle offrent des différences énormes dans la composition des formes zoologiques. En effet, une foule de genres qu'on est habitué à trouver au sein des couches tertiaires de notre Europe, telles que les Cypræa, les Oliva, etc., ne se présentent point ici; dès-lors on ny voit aucun des mollusques caractéristiques, et qui, jusqu'à présent, lui sont spéciaux. D'un autre côté, la présence des genres Æmmonites, Trigonia et /noceramus parmi nos fossiles colombiens repousse toute analogie avec les terrains tertiaires, ces genres ne s’y étant jamais montrés jusqu'à ce Jour. Îl faut donc renoncer à rapprocher l'ensemble de la formation tertiaire, puisque les genres caractéristiques de cette formation ne s’y sont pas montrés, tandis que des genres étrangers aux terrains tertiaires y sont nombreux.

Cette exclusion des terrains siluriens, dévoniens, carboniferes et tertiaires prouve, que d’après ses ammonites, la faune colombienne a vécu entre les dernières couches carbonifères et les premiers dépôts tertiaires. Cet intervalle se compose, en Europe, des terrains triasiques, des terrains jurassiques et des terrains crétacés ; il reste à trouver quel est celui de ces terrains avec lequel notre faune a le plus de rapports.

Les terrains triasiques renfermant déjà des ammonites, peuvent être comparés aux fossiles de M. Boussingault; mais, à cette époque, les genres Rostellaria , Trigonia et Exogyra n’existaient pas encore en Europe; première preuve que les fossiles qui n’occupent ne peuvent lui appartenir. D'ailleurs, les ammonites de Colombie ont leurs lobes bien divisés et ramifiés ; elles ne ressemblent en rien aux Ceratites du muschelkalk, pas plus

(97 ) que les autres formes zoologiques. Ces caractères paléontologiques semblent démontrer que la faune colombienne ne peut appartenir à la formation triasique.

Les terrains triasiques encore exclus de la comparaison, il devient évident que notre faune dépend, soit des terrains Jurassiques, soit des terrains crétacés, les seuls qui renferment des ammonites à lobes très-ramifiés, des trigonies et de nombreuses exogyres. lei la question se complique bien davantage, puisque, la série des genres étant moins différente, il devient indispensable de comparer les espèces pour arriver à un résultat certain.

Rapprochées des espèces des terrains jurassiques, les espèces américaines m'ont, en effet, montré quelqu'analogie. L’Æmmonites Boussingaultu vessemble un peu à V4. Brochiü; VA. Dumasianus appartient au groupe des Heterophylli, qu'on rencontre dans les terrains jurassiques et crétacés; P 4. Alexandrinus est assez rapprochée de V4. communis, VA. colombianus de P4. discus. Pour les autres fossiles, 1l ny a aucune ressemblance; au contraire, le Cardium peregrinorsum, avec ses stries en sens inverse, est une forme qui manque au terrain jurassique de notre Europe. Les Trigonies n’ont pas plus que les Exogyres danalogie avec les espèces de ce terrain. Il paraît donc douteux, malgré quelques ressemblances, que les fossiles recueillis par M. Boussingault soient une dépendance des terrains jurassiques.

La faune colombienne nvoffre la plus grande analogie avec celle des terrains crétacés de Pancien monde. L’Æmmonites Boussingaultit est si voisine de V4. Astierianus de Provence, qu'il est facile de les confondre. L’4. Dumasianus ressemble on ne peut plus à V4. infundibulum. Toutes les autres ammonites sont également analogues aux espèces de nos terrains crétacés; il en est de même des rostellaires et des trigonies, puisque la T. hondaana appartient au même groupe que les 7}, quadrata et dedalœa, spéciales aux terrains crétacés ; la 7, subcrenulata est peu différente de la 7°, crenulata; de plus, l/noceramus plicatus rappelle VZ mytiloides. L'Exogyra Boussingaultii présente la carène des Æ. auricularis et plicata; VE. squamata figure PE. Colomba. Quand je n'aurais que ces rapports évidens de formes des espèces colombiennes et des espèces des terrains crétacés de notre Europe, le facies des deux faunes présenterait déjà assez de ressemblance et d'identité pour faire croire qu’elles appartiennent aux mêmes terrains. Îl me reste néanmoins une preuve bien plus certaine. Non-seulement les formes zoologiques sont analogues, mais encore la comparaison scrupuleuse des espèces nr'a donné la certitude, qu'il y a de plus des espèces

LA

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