‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 196 sur 233 · I. mytiloides ; Angleterre · texte numérisé non relu

I. mytiloides ; Angleterre

. . | Æ, colomba; craie tuffau de partout.

Paléon-

( 100 ) Le tableau précédent prouve que, sur wingt-neuf espèces présentant quel- —-— ques rapports avec les coquilles des terrains crétacés de France, une seule a de l’analogie avec le gault, six en ont avec les espèces de la craie chloritée, et vingt-trois avec les espèces de l'étage néocomien.

L'espèce voisine de celles de Pétage du gault, lest encore davantage des coquilles des terrains néocomiens, ce qui éloigne tout rapprochement.

Des six espèces qui ont des rapports avec celles de la craie chloritée, deux, la T'ellina bogotina et lInoceramus plicatulus, n’en offrent que de très-éloignés. Îl ny resterait donc plus que quatre espèces sur quarante et une où un peu moins d’un dixième de l’ensemble. Cest trop peu pour faire croire qu'il existe beaucoup de craie chloritée en Colombie; d’autant mieux que, sur ces quatre espèces, la Trigonia Boussingaultu (ou Hondaana) à été recueillie au sein de la même couche que l 4mmonites Boussingaullit, dont la forme n’a rien de commun avec celle des ammonites de la craie chloritée; la Trigonia subcrenulata est du même lieu et de la même couche que les 4mmonites santafecinus et planidorsatus, et surtout que la Trigonia Lajoyei, analogue à celle des terrains néocomiens de France. Ces circonstances écartent encore toute idée de rapprochement avec létage de la craie chloritée, et donnent lieu de croire que le peu d'analogie qui reste peut provenir du facies caractéristique de la formation crétacée, prise dans son ensemble, et non pas d’un rapport immédiat avec l'étage des craies chloritées. Si pourtant, après ces exclusions en Colombie, il restait quelques indices de craie chloritée, cette craie appartiendrait à la couche qui renferme lP£xogyra squamata (au Rio Capitanejo, province de Socorro), et n’existerait peutêtre qu’à l’état rudimentaire; au moins ne formerait-elle, par les fossiles qui me sont connus, qu'une très-petite partie des couches fossilifères de cette région.

Non-seulement les wingt-trois espèces de la faune colombienne voisines de celles des terrains néocomiens de France ne constituent pas plus de la moitié de la totalité (41) des espèces, ou plus de cinquante pour cent du tout, proportion énorme déjà; mais si lon considère que, du tableau, J'ai exclu toutes les espèces n’offrant aucune analogie avec celles d'Europe, et que lensemble des espèces comparées ne s'élève qu'à vingt-neuf, on verra le rapport prendre plus de valeur, puisqu'il représente près des cinq sixièmes du nombre, ou plus de quatre-vingts pour cent. Ce résultat prouverait seul que la faune fossile recueillie en Colombie par M. Boussingault appartient aux couches inférieures de létage néocomien ; mais il faut remarquer encore,

que sur ces vingt-trois il s’en présente cinq tout à fait identiques, qui confirment ce rapprochement. Les considérations précédentes ne permettent pas de douter, que la faune colombienne étudiée ne corresponde aux couches inférieures de l'étage néocomien de notre Europe, puisqu'elle montre toutes les analogies avec les couches de cet étage, des bassins parisien et méditerranéen, et de plus quatre espèces identiques avec celles du bassin parisien en particulier.

Toutes les recherches paléontologiques auxquelles je me suis depuis longtemps livré, ont eu pour résultat, après examen minutieux de faits nombreux, discutés avec soin et bien constatés, la répartition rigoureuse, par formation et par étage, de faunes spéciales distinctes”. Ces résultats, qui annoncent, dans la nature, des changemens brusques et, pour ainsi dire, instantanés, sont, du reste, en rapport parfait avec les savantes observations géologiques de M. Élie de Beaumont. Il est certain que, s'il s’est opéré, à la surface du globe, des ruptures, des déplacemens subits de matières, ces modifications n’ont pu sopérer sans amener une grande perturbation dans létat des mers, dans leurs faunes respectives, et dans ensemble de la zoologie de chacune de ces époques. S'il y a eu des déplacemens brusques dans les matières , il devait y avoir aussi, chaque fois, par suite du charriage des molécules® ou d'autres causes, destruction complète des faunes vivantes.

1. Voyez dans ma Paléontologie francaise, terrains crétacés, L. 1, le Résumé géologique sur les Ammonites, et le Résumé géologique sur l’ensemble des Céphalopodes.

2. La destruction d’une faune locale peut avoir lieu de deux manières :

1. Par le transport des molécules calcaires ou siliceuses qui, au moyen du changement de direction de courans, envahissent les anciennes côtes et enveloppent d’un dépôt épais tous les êtres dépourvus de rapides moyens de locomotion, en les recouvrant et les étouffant dans le lieu même où ils vivaient. C’est ainsi qu'on explique le grand nombre de mollusques bivalves trouvés encore dans leur position normale, au sein des couches, et l'alternance des couches sans fossiles, avec celles qui en renferment. En étudiant nos côtes, j’ai reconnu que beaucoup de faits partiels semblables ont lieu journellement. (Voyez Annales des sciences naturelles, 1. XVIX, p. 173, mon Mémoire sur les Rudistes.)

2. Par l’anéantissement des animaux nageant librement au sein des eaux. J'ai fait sur nos côtes plusieurs expériences, pour m'’assurer si une très-grande quantité de molécules étrangères, mélangées avec de l’eau, pouvaient nuire à lexistence des céphalopodes et des poissons. Ces expériences m'ont démontré que ces animaux meurent étouffés au sein même des eaux, par suite des particules terrestres qui remplissent leurs branchies.

C’est ainsi que, scrutant les faits et cherchant à me rendre compte de la manière dont les choses se passent aujourd’hui, je suis arrivé à m'expliquer Panéantissement complet d’une faune locale, sans qu’il soit besoin de recourir à de très-grandes perturbations.

Paléontologie.

Peléontologie,

( 102 ) L'un était la conséquence inévitable de l’autre. Sans ces déplacemens subits, les faunes auraient peu à peu changé de forme, à mesure que baissait la température du globe, et Pon trouverait partout des passages, sans aucune ligne de démarcation entrelles ni entre les genres qui les composent. L'étude prouve qu'il n’en est pas ainsi.

I m'a paru nécessaire d'établir cet accord remarquable des résultats de la géologie et de la paléontologie, pour prouver que l'identité de composition zoologique, et surtout la présence d'espèces analogues dans les terrains de Colombie et dans ceux de France, annoncent une contemporanéité complète d'époque. On doit alors supposer qu’à instant où la mer néocomienne remplissait le grand bassin méditerranéen et le bassin parisien , elle s’'étendait jusqu'au nouveau monde, et représentait une vaste surface, à lextrémité septentrionale de PAmérique méridionale. S'il est permis de tirer quelques conséquences de plus de Pidentité des fossiles, je ferai remarquer que les cmq espèces de Colombie, identiques à celles des terrains néocomiens de France, appartiennent toutes au calcaire jaune à spatangues du bassin parisien (des départemens de PAube, de Yonne et de la, Haute-Marne), tandis que ces espèces (à Pexception de PExogyra Couloni, qu'on trouve partout) ne se sont pas, Jusqu'à présent, rencontrées dans le bassin méditerranéen. Devraiton en conclure qu'il y avait, dès cet instant, des communications établies entre les mers d'Europe et d'Amérique, et que l'océan Atlantique devait exister déjà en un seul bassin, depuis l'Europe jusqu’en Amérique? On conçoit que je w'attache pas à une telle supposition plus d'importance qu’elle ne le mérite; néanmoins je la livre aux méditations des hommes spéciaux, avec toutes les autres considérations auxquelles mont amené les précieux documens communiqués par M. Brongniart, et que nous devons aux longues et pénibles recherches de M. Boussingault en Colombie.

La présence simultanée des mêmes espèces dans les mers néocomiennes de Colombie et de France peut donner lieu à une dernière observation. Jai dit que les fossiles rapportés par M. Boussingault avaient été recueillis entre les 4.° et 7." degrés de latitude nord, &est-h-dire vers les régions les plus chaudes de la zone équatoriale. Ceux qui leur sont analogues en France apparüennent aux régions tout à fait tempérées. Comparés quant à leur faune actuelle, non-seulement ces deux points ne montrent aucune espèce identique, mais encore ils présentent des genres tout à fait différens. D’après les lois qui président aujourd'hui à la répartition des êtres, il fallait, pour que les espèces identiques vécussent sur les deux points à la fois, que la température fût

presqu'égale entre la mer néocomienne de Colombie et celle du bassin parisien. Or, cette uniformité de température ne pouvait provenir que de la chaleur propre au globe terrestre. On en conclura nécessairement qu'alors la terre avait encore une chaleur propre assez forte pour faire disparaître la différence qui existe aujourd’hui entre les 4.° et 49.° degrés de latitude. Jai déjà signalé luniformité de répartition des mêmes formes d'espèces marines au sein des terrains siluriens, dévoniens et carbonifères de toutes les régions ; elle était concevable; mais la constatation de cette uniformité jusqu’au sein des terrains crétacés est encore un des précieux résultats dus aux collections de M. Boussingault, On peut donc croire que cette uniformité de température du globe terrestre, due à la chaleur centrale, et qui a donné un aspect identique aux faunes anciennes de toutes les régions, a continué son influence jusqu'à l'époque où se déposaient les terrains crétacés.

{. 2. Coquilles fossiles du Chili, recueillies par M. Ignatio Domeyko et commuuquées par M. Dufrenoy.

M. Domeyko, ingénieur des mines au Chili, a envoyé à M. Dufrenoy un mémoire fort important sur les mines des environs de Coquimbo, en y joignant une intéressante série de coquilles fossiles, que M. Dufrenoy a bien voulu me communiquer. Ces coquilles ont été recueillies sur une bande nord et sud, située à dix ou douze lieues de la côte de Coquimbo, à mi-hauteur de la Cordillère. Elle se compose de grès siliceux, de calcaires cristallins et de grès argilo-calcaire très-coquillier, sur lesquels repose un calcaire compacte argileux, rempli de corps organisés qui paraissent être des hippurites.

Les corps organisés fossiles recueillis par M. Domeyko au sein des deux dernieres couches, sont les suivans :

CÉPHALOPODES

N° 91. NAUTILUS DOMEYKUS, d’Orb.

PI. XXII, fig. 1, 2.

N. testd discoided , compressd, lævigatd, latè umbilicatä; anfractibus rotundatis , exlerné convexis; aperturd rotundato-ovali.

Dimensions : Diamètre, 150 mill.; épaisseur, 70 mill.

Paléontologie.

Paléontologie.

Coquille comprimée dans son ensemble, lisse, très-largement ombiliquée. Spire non embrassante, visible dans l’ombilic, sur près de la moitié de sa largeur, composée de tours cylindriques, légèrement comprimée, également bombée, sans méplats ni indices de carène. Bouche ovale, un peu comprimée. Cloisons simplement arquées, sans aucune inflexion, saillantes en avant et en arrière.

Rapports et différences. Cette espèce a, par sa surface lisse, par ses tours à découvert, quelque analogie éloignée avec le Vautilus Largilliertianus des terrains crétacés, tout en s’en distinguant par le manque de carène.

Localité. Elle à été recueillie par M. Domeyko à mi-hauteur dans la Cordillère de Coquimbo (Chili). Elle est en mauvais état de conservation d’un calcaire gris compacte très-coquillier.

Explication des figures. PI. XXII, fig. {. Individu entier , restauré sur un échantillon appartenant à l’École des mines.

Fig. 2. Le même, vu du côté de la bouche.

MOLLUSQUES GASTÉROPODES

N° 92. TURRITELLA ANDII, d'Orb.

PI. VI, fig. 11.

T'urritella Andü, d'Orb., 1839. Planche publiée. Pleurotomaria Humboldti, de Buch, 1839. Pétrifications recueillies par M. de Humboldt, p. 9, pl. Il, fig. 26.

T. testä brevi, subconicd, imperforat&; spird angulo 32°; anfractibus externe complanatis, supérné carinatis, transversim costatis : costis latis anticè 2; externe

4 vel 8 attenuatis ; aperturd rotundato-quadratd.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral moyen, 32°; longueur totale, 80 mill.; hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble, +; angle sutural, 83°.

Coquille courte, conique, non ombiliquée. Spire un peu pupoïde, formée d’un angle convexe, composée de tours plans et même convexes sur les côtés sailians en gradins, les uns sur les autres en avant, et pourvus, à cette partie, d’un méplat. Ils sont fortement ridés et plissés en travers, par de petites côtes d’accroissement sinueuses, saillantes en haut et en bas, arquées au milieu de leur longueur. Sur ces rides viennent se croiser, au côté externe, de quatre à huit petites côtes simples également espacées et peu saillantes. La partie antérieure est marquée de deux côtes longitudinales, lune très-grosse sur la carène, l’autre sur le méplat. Le dessus du dernier tour montre, de plus, un bon nombre de stries longitudinales. Bouche aussi large que haute, un peu quadrangulaire.

Rapports et différences. De toutes les turritelles fossiles connues, trois se rapprochent plus de la Turritella Andiï, et toutes trois sont de la craie chloritée du midi de la France, les Turritella Renauxiana, Riquieniana et Coquandiana, d'Orb. (Paléontologie française, terrains crétacés, pl. CLH et CLHI). Ces espèces sont de mème raccourcies,

coniques et très-grandes de taille; néanmoins l'espèce chilienne s’en distingue par unie Paléon-

: ë . : . tologie.

taille encore plus grande, par ses tours plus saillans en gradins, les uns sur les autres.

Costulée comme la 7. Riquieniana, ses côtes sont simples et non pas tuberculeuses et le nombre en est différent.

Histoire. M. de Buch et moi, nous avons simultanément publié cette espèce en 1839; M. de Buch, sous la dénomination de Pleurotomaria Humboldtii, et moi, sous celle de Turritella Andii. Considérée sous le rapport de ses caractères génériques, il ne me reste aucune incertitude relativement à la Turritella And; 11 suffit de suivre les lignes d’accroissement de la coquille, pour s'assurer qu’à tous les âges la bouche était entière, et qu'il n’y avait aucun sinus. Îl est très-probable que la partie que M. de Buch à pu prendre pour un sinus tenait à une altération des échantillons qu’il possède. Ceux que j'ai sous les yeux sont dans un état parfait de conservation et donnent tous les caractères des turritelles.

Localité. Les premiers échantillons de cette espèce que j'ai pu examiner, m’avaient été communiqués par M. de Lafresnaye; ils provenaient des environs de Coquimbc. Depuis j'en ai obtenu d’autres de M. Hanet Clery, et, enfin, M. Domeyko en a envoyé à M. Dufrenoy : ils avaient été recueillis avec le Nautilus Domeyhus, au sein des calcaires compactes, à mi-hauteur de la Cordillère, près de Coquimbo. M. de Buch indique cette espèce comme se trouvant à San-Felipe, république du Pérou. On pourrait croire dès-lors qu’elle se rencontre sur une grande surface des terrains crétacés de la Cordillère.

Explication des figures. VI. VE, fig. 11. Individu de grandeur naturelle.

MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES

N.° 93. ASTARTE DUBIA, d'Orb.

PI. VI, fig. 12, 13.

Oo A. test& ovali, transversd, compressd; costis æqualibus , concentricis ornatä.

Dimensions : Ouverture de langle apicial, 125°; hauteur, 33 mill.; largeur, 38 mill.; épaisseur, 20 mill.

Coquille comprimée, un peu plus large que haute, arrondie sur la région ventrale, courte et échancrée antérieurement, sa lunule étant assez profonde, prolongée du côté anal, tout en formant une surface arrondie, à peine anguleuse. Les valves sont ornées de sillons égaux réguliers, concentriques. |

Localité. J'ignore complètement le gisement et la localité de cette espèce. Je l'ai trouvée dans une collection à Chuquisaca, et l’on me dit qu’elle venait du Pérou. Elle apparlient, je pense, aux terrains crétacés de ces régions,

Explication des figures. PI, VE, fig. 12. Individu de grandeur naturelle, vu de côté.

Fig. 13. Le même, vu sur les crochets.

III, Paléontologie. 1 +

Paléontologie.

N.° 94. PECTEN DUFRENOYI, d'Orb.

PI. XXII, fig. 5-9.

P. testà inæquivalvi, subæquilaterali; valvd superiori pland, val inferiore convexd; costis elevatis, trisulcatis 16 longitudinaliter ornat&, transversin striatà ; auriculis subæqualibus. ' Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 91°; hauteur, 96 mill:; largeur, 92 mill.;

épaisseur, 42 mill.

Coquille très-inéquivalve; valve supérieure plane et même un peu concave; valve inférieure très-bombée, convexe, à sommet fortement recourbé vers la valve supérieure. La coquille est ornée, en dessus, de quinze à seize côtes saillantes, égales, étroites , accompagnées, de chaque côté, de quelques sillons longitudinaux. Entre ces côtes se remarque une surface évidée, qui, bien complète, est ornée, en travers, de petites stries fines, arquées, dont la convexité de l'arc est en avant. Valve inférieure ornée de côtes beaucoup plus saillantes, sur lesquelles, lorsqu'elles sont complètes, on remarque deux sillons latéraux, et dans l'intervalle des stries transverses, comme à la valve supérieure. Les oreilles sont très-larges et presque égales.

Rapports et différences. Cette espèce, à valves inégales, comme le Pecten Jacobæus, appartient à un groupe de forme plus particulière aux terrains crétacés, composé de Pecten quinquesulcatus , versicostatus , etc. Le Pecten Dufrenoyi se distingue néanmoins de loutes ces espèces par un plus grand nombre de côtes, et par sa forme plus élargie. J'avais d’abord pensé que l'espèce qui m'occupe devait être réunie au Pecten alatus de M. de Buch; mais j'ai trouvé, entre la figure et les descriptions publiées par ce savant, des différences telles, que jai mieux aimé la publier sous une dénomination que de réunir, peut-être, deux espèces distinctes. En effet, le Pecten alatus est plus étroit; ses côtes sont simples et crénelées, tandis que, sur le Pecten Dufrenoyi, elles ne sont pas crénelées, et sont toujours accompagnées de sillons latéraux.

Localité. Elle à été recueillie, par M. Domeyko, à mi-bauteur de la Cordillère de Coquimbo (Chili), au sein d’un calcaire compacte gris, dans lequel les coquilles sont passées à l’état siliceux. Cette espèce y parait très-commune.

Explications des figures. PL. XXI, fig. 5. Individu réduit, vu sur la valve inférieure.

Fig. 6. Le mème, vu en dessus.

Fig. 7. Le même, vu de profil.

Fig. 8. Profil des côtes en dessous.

Fig. 9. Profil des côtes en dessus.

N° 95. OSTREA HEMISPHERICA, d'Orb.

PI. XXII, fig. 3, À.

O. testä hemisphericä ; semi-globosd , subcirculari , inæquivalyi, lævigatä : supra COTTi-

planatä, subtus convexd, irregulariter truncatä. Dimensions : Longueur, 54 mill.; largeur, 55 mill.; épaisseur, 31 mill.

Coquille épaisse, presque circulaire, lisse ou marquée seulement de quelques lignes Paléon-

re = pr tologie.

concentriques d’accroissement. Valve supérieure plane ou à peine convexe; valve infé- "7

rieure bombée, semi-globuleuse, à sommet tronqué.

Rapports et différences. Analogue, par sa forme convexe en dessous, plane en dessus, aux Ostrea vesicularis et biauriculata, des terrains crétacés de France, cette espèce se distingue de la première par sa forme plus circulaire, moins bombée et son sommet moins courbe. Elle diffère de la seconde par le manque d’oreillettes et par sa valve moins profonde. En résumé, elle se rapproche davantage de ces deux espèces, tout en étant spécifiquement distincte.

Localité. Elle a été recueillie, par M. Domeyko, à mi-hauteur de la Cordillère de Coquimbo (Chili), au sein d’un calcaire gris compacte.

Explication des figures. PI. XXIE, fig. 3. Coquille vue de profil.

Fig. 4. La même, vue en dessous.

MOLLUSQUES BRACHIOPODES

N° 96. HIPPURITES CHILENSIS, d'Orb.

PI. XXII, fig. 16.

Je désigne sous ce nom une réunion de corps organisés, contournés et entrelacés , comme le sont ordinairement les Æippurites organisans , el qui me paraissent appartenir à ce genre. Malheureusement ils sont empâtés dans une roche calcaire cristallisée, qui ne permet pas d'en séparer les coquilles fossiles. La nature cylindrique conique de ces corps, leur test cassant et bien distinct du moule, les espèces de cloisons intérieures de ce moule, la nature de la tranche, où l’on remarque assez distinctement les deux côtes ordinaires des hippurites, me font les considérer comme des hippurites.

Rapports et différences. Voisine de lÆippurites organisans par sa forme agrégée , allongée, conique, cette espèce paraît s’en distinguer par son test extérieur très- lisse, à peine marqué de quelques stries transversales. Elle s’en distingue encore par ses côtes internes moins prononcées.

Localité. Elle a été recueillie, par M. Domeyko, à mi-hauteur de la Cordillère voisine de Coquimbo (Chili). Elle y forme des masses entières de calcaire, comme nos hippurites de l’ancien bassin crétacé des Pyrénées.

Explication des figures. PI. XXIL, fig. 16. Une parte de la tranche des hippurites empâtées. C’est la seule figure qu'on puisse en donner.

CRUSTACES.

N° 97. PORTUNUS PERUVIANUS, d’Orb.

PL. VI, fig. 17.

Je ne décrirai point ici cette espèce, n'ayant aucune certitude sur le terrain auquel elle appartient. Je l'ai trouvée dans l’ancienne collection de l’archevèque de Chuquisaca

Paléon- (Bolivia), M. Mojo. Elle était sans indication de localité; aussi ne sais-je si elle provient

tologie.

des terrains crétacés de la Cordillère ou si elle a été rapportée du Mexique, où M. Mojo élait évêque, avant d’habiter Chuiquisaca.

Explication des figures. PI. VI, fig. 17, Individu de grandeur naturelle, vu en dessus.

Comparées aux corps organisés d'Europe, les coquilles fossiles recueillies près de Coquimbo offrent les résultats suivants :

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