ESPÈCES DE COQUIMBO
Nautilus Domeykus. + . . . . . . . . . . | Nautilus Largilliertianus, d'Orb.; de la craie chloritée de Rouen et du bassin méditerranéen.
M : » de la craie chlo- Turritella Renauxiana, d'Orb.;| ., à ë Le ritée du bassin TurTUelG ANAL EE OR — Requieniana ,
' méditerranéen et — Coquandiana , — RE pyrénéen. Pecien Dufrenori . Pecten versicoslatus; de la craie chloritée de toute la France.
Ostrea vesicularis; de la craie blanche de Meudon | et du bassin pyrénéen.
Ostrea hemispherica . se : ne :
Ostrea biauriculata; de la craie chloritée du bassin
pyrénéen et du golfe de la Loire.
| l Hippurites ehiiensis. 2 2. . . . . . . . . | Hippuritesorganisans; dela craie chloritée des bassins
pyrénéen et méditerranéen.
Si la comparaison des corps organisés recueillis en Colombie par M. Boussingault amène à conclure que les terrains qui les renferment correspondent à lPétage néocomien d'Europe, il n'en est pas ainsi des coquilles fossiles observées par M. Domeyko, puisque toutes, sans exception, trouvent leurs analogies au sein de létage de la craie chloritée. Ces résultats pourraient faire croire que la formation crétacée de Coquimbo est contemporaine des craies chloritées de notre Europe. En effet, aucune autre espèce européenne n’a les tours aussi découverts que le Nautilus Largilliertianus de la craie chloritée; aucune autre turritelle n’est aussi grande, aussi courte que les
Turritella Renauxiana, Requieniana et Coquandiana du même étage, et
les hippurites allongées et agrégées de notre Europe sont l'Hippurites
organisans des mêmes couches.
Ce fait admis, il reste encore un point curieux de rapports. Jai dit ailleurs que les terrains néocomiens de Colombie offrent leur analogie avec les terrains néocomiens du bassin parisien, tandis que les terrains néocomiens du détroit
de Magellan contiennent des espèces plus voisines de celles du bassin médi- Paléonterranéen ". Quant aux coquilles fossiles de Coquimbo, elles présentent pu également leur analogie avec les espèces des bassins méditerranéen et pyrénéen, les seules mers crétacées où lon ait recueilli des hippurites. Ce fait ne pourrait-il pas faire croire à la communication immédiate des mers crétacées de cette époque, et à existence d’un continent qui les séparait, en offrant une barrière dirigée de PEurope par les Açores jusqu’en Amérique ?
Quoi qu’il en soit, pour me résumer sur les terrains crétacés de PAmérique méridionale, je dirai :
1." Que Pétage néocomien est très-développé en Colombie, où les espèces fossiles qu'il renferme montrent de lanalogie avec celles du bassin parisien ; que ce même étage offre un large lambeau au détroit de Magellan, où des analogies de forme paraissent exister avec les coquilles du bassin méditerranéen ;
2.” Que les corps organisés fossiles du nouveau monde ne m'ont offert aucune ressemblance avec les espèces de étage du gault;
3. Que Pétage de la craie chloritée paraît être représenté sur la Cordillère chilienne par des espèces voisines des coquilles du bassin pyrénéen. et
méditerranéen de Europe.
Ainsi les terrains : Ctacés des divers étages se montreralent au continent
méridional, vers les régions occidentales seulement, sur toute cette grande ligne formée par la chaîne des Cordillères ; depuis la Colombie jusqu'à la Terre-du-Feu.