Géologie, p
permet pas de le lui attribuer, les animaux de la famille des rongeurs ayant, en général, Paléonl'extrémité postérieure, sinon plus forte, au moins égale en force à l’extrémité antérieure. Ra La face antérieure de l'os est très- mutilée; mais sa face postérieure est presque entière,
et l’on voit une partie de ses facettes articulaires. La partie interne & de la facette articu-
laire supérieure était légèrement concave ; caractère qui se remarque un peu dans les rhinocères et dans le tamanoir, mais qui se trouve plus marqué dans certains rongeurs, particulièrement dans le castor. La partie externe b de cette facette paraît avoir été peu étendue d'avant en arrière. Ce qui caractérise cette tête articulaire supérieure, est la largeur et la profondeur du sillon c qui sépare les deux facettes, et dans lequel s’attachent
les ligamens croisés. Je ne trouve que le cabiai qui puisse, sous ce point de vue, lui être comparé. La facette f, figure 2, à laquelle s’articulait le péroné, est dirigée en arrière comme dans les rongeurs. L’os est en général assez droit, et lorsqu'on l’examine par sa
face postérieure comme dans la figure 4, on voit que le talon g, qui s'enfonce en arrière
dans la gorge de la poulie astragalienne, est très-allongé comme dans les rongeurs. La facelte concave r, fig. 6, qui reçoit la partie interne et saillante de l’astragale, est moins oblique que dans la plupart des pachydermes, et comme cela a lieu également dans les rongeurs.
«Il existe aussi une petite portion de péroné trouvée avec ce tibia, mais trop incomplète pour que lon ait cru devoir la représenter. Elle consiste en un petit os long de deux pouces, cassé aux deux bouts, aplati à l’un de ces bouts et triangulaire à l’autre.
«Une confirmation de notre détermination de cet os nous a été donnée par la rotule trouvée avec ce tibia, représentée fig. 7, par sa face externe, et fig. 8, de profil. Cette rotule, en effet, par sa forme presque régulière, par le peu de convexité de ses faces et par son peu d'épaisseur, présente plus d’analogie avec celle de certains animaux de la famille des rongeurs, qu'avec celles d'aucun autre animal des autres familles. Il n’en manque qu'une petite portion, a, fig. 8, de sa face fémorale.
«Ce tibia et cette rotule nous ont paru se rapprocher davantage des mêmes os de la viscache que de ceux de tous les autres rongeurs.
«Nous ne pensons pas que la grandeur du premier, que nous avons dit être celle d’un tibia de cheval de moyenne taille, soit une raison pour ne point l’attribuer à une grande espèce de rongeur. Lorsqu'il existait des édentés gigantesques, comme le mégathérium, il pouvait y avoir aussi des rongeurs taillés dans les mèmes proportions. Aujourd’hui encore le kérodon de Patagonie, le cabiaï, la viscache, égalent presque les plus grandes espèces de fourmiliers et de tatous.”
Localité. Yai recueilli ce tibia, avec sa rotule, dans les grès gris quarizeux, que j'ai appelés grès à ossemens', de l’Ensenada de Ros, au sud du Rio Negro en Patagonie, avec beaucoup d’autres ossemens que la dureté de la roche ne m'a pas permis d'enlever. La position relative de ces deux os, lun par rapport à l’autre, annoncerait qu'ils auraient
été déposés lorsque leurs ligamens les faisaient encore adhérer ensemble. [ls sont au-dessous