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Géologie, p

Paléon- d’une épaisseur de plus de cent mètres de grès marins, contenant des coquilles et des

tologie.

bancs d’huîtres. — Longueur totale du tibia, 339 null.

N.° 99. TOXODON PARANENSIS, d’Orb. et Laurillard. Pl XII, fe. 1 — 3

M. Laurillard m'a communiqué la note suivante relative à cette espèce.

HUMÉRUS DE TOXODON PARANENSIS ?

«L'humérus représenté pl. XI, fig. 1, 2 et 3, a des caractères qui le rapprochent des pachydermes et des rongeurs, deux ordres de mammifères déjà au reste liés entre eux par les éléphants, les mastodontes et surtout par les damans; or, comme entre deux ordres voisins il y a ordinairement plusieurs points de contact, il n’est pas surprenant qu'il se trouve parmi les fossiles, entre les ordres dont nous venons de parler, des débris d’un autre chaînon rompu. Si la position géologique eût été la même, nous aurions regardé cet os comme l’humérus du Toxodon platensis; mais cette position ne permettant pas de penser qu’une même espèce puisse se trouver dans les deux endroits, et ses affinités avec les pachydermes et les rongeurs nous paraissant devoir le rapprocher du genre Toxodon, nous lui donnerons, jusqu’à plus ample information, le nom de Toxodon paranensis. Cet os a l'aspect général d’un humérus de rhinocéros, qui serait privé du crochet de sa crête deltoïdienne, et qui serait percé d’un trou dans sa poulie articulaire; mais, en y regardant de près, on aperçoit de nombreuses différences. De la même longueur qu'un humérus de rhinocéros bicorne de Sumatra de la grande espèce, il est plus épais, ce qui annonce un animal trapu, fouisseur ou nageur. Le condyle interne a ne présente aucune saillie, non plus que dans le rhinocéros et dans quelques rongeurs; le condyle externe b est, à proportion, plus aplati que dans le rhinocéros, et à peu près comme dans le castor. Un grand trou est percé au-dessus de la poulie articulaire de sa tête inférieure, comme dans le daman, le cochon et plusieurs rongeurs, notamment dans le cabiai. La poulie articulaire est divisée, à sa face antérieure, par une gorge en deux parties saillantes c et d; mais, selon toute apparence, une troisième partie saillante, qui a été détruite, existait en e : ce qui nous fait penser

ainsi, C’est que la partie saillante c de cette poulie est plus courte et moins pleine que

dans le rhinocéros, que sa partie saillante « est plus arrondie, que sa gorge olécranienne f

est très-large, et qu'entre cette gorge et la partie aplatie du condyle externe b est un sillon profond g; caractères qui se retrouvent dans certains humérus de rongeurs, qui ont tous une troisième partie saillante à la face antérieure de leur poulie articulaire. La crête deltoïdienne z est aussi élevée que dans le rhinocéros, mais on sait que, dans plusieurs rongeurs, dans le castor par exemple, elle n’est pas moins haute. Cette erête n'étant pas complète, il est impossible de dire si elle avait un crochet, comme dans le rhinocéros et le castor. Ce qui existe de la partie supérieure de l'os ressemble moins

encore au rhinocéros que la partie inférieure. La tête articulaire 7 saille moins en arrière.

On voit en À un commencement de grande tubérosité, tout autrement faite que dans le rhinocéros ; malheureusement, cette partie est trop mutilée pour en tirer des caractères satisfaisans. Nous croyons cependant pouvoir affirmer que cet humérus appartient à un grand rongeur, au moins de la taille du rhinocéros de Sumatra, qui tendait à se rapprocher des rhinocéros et des damans, et formait un nouveau point de contact entre les pachydermes et les rongeurs. Or, comme cette conclusion est aussi celle à laquelle est arrivé M. Owen pour le Toxodon platensis , nous attribuons, jusqu’à preuve contraire, cet os à un animal du même genre. Nous avons dit que cet humérus est de même longueur que celui du rhinocéros de Sumatra. La tête du Toxodon platensis est un peu plus longue que celle de ce même rhinocéros; mais cette circonstance ne peut point être donnée comme une objection sérieuse, attendu que les proportions de la tête et des membres varient presque dans chaque espèce d'animal, et que dans l'ordre des rongeurs nommément, on trouve des espèces qui ont une tête proportionnément très-grande. ” ;

Localité. Le Toxodon platensis, décrit par M. Owen, a été rencontré dans le terrain pampéen, c'est-à-dire au sein des argiles à ossemens qui couvrent toutes les Pampas. J'ai recueilli lhumérus qui m'occupe dans les falaises de grès rougeàtres marins du tertiaire patagonien de Feliciano, au nord de la Bajada, province d’Entre-Rios (république Argentine). Comme entre ces grès ferrugineux et les terrains pampéens il existe encore tous les bancs d’huîtres de la Bajada, et comme le terrain de Feliciano apparlient à une époque géologique bien différente de celle des Pampas proprement dites, je ne pense pas que cet humérus puisse provenir du Toxodon platensis de M. Owen, dont on ne connait pas encore celte partie. Si toutefois cet os provient d’un animal

du genre 7oxodon, tout porterait à croire qu'il constitue une espèce distincte.

MOLLUSQUES GASTEROPODES.

N° 100. BULLA AMBIGUA, d'Orb.

PL XII, fig. 1-3.

B. tesid ovato-oblongd , lævigatà, anticè attenuatd, posticè umbilicatä ; spirä iw'o-

lutd; apertur& angustatd, anticé posticèque dilatatü.

Dimensions : Longueur, 39 mill.; largeur, 27 mill.

Coquille ovale-oblongue, entièrement lisse, un peu rétrécie et obtuse en avant, tronquée en arrière. Spire lout à fait embrassante, laissant seulement en arrière un ombilic étroit. Bouche un peu arquée, étroite, élargie en avant et en arrière.

Rapports et différences. Très-voisine, par sa forme générale, de la Bulla ampulla, Linn., celte espèce s'en distingue, néanmoins, par des caractères constans, par sa forme plus acuminée en avant, et surtout par sa bouche beaucoup plus égale sur sa longueur, cest-à-dire moins élargie en avant, beaucoup plus large en arrière. Un intérêt local

Ut Paléontologie. l D

Paléontologie.

Paléontologie.

se rattache encore à ce fossile : c’est qu’il n'existe pas aujourd’hui de bulles sur les côtes du Chili. C’est donc un genre anéanti sur ce littoral.

Localité. Elle a été recueillie par Hanet Clery, aux environs de Coquimbo (Chili), dans un grès compacte gris, à gros grains. Elle est à l’état de moule.

Explication des figures. PI. XIT, fig. 1. Moule intérieur vu en dessus.

Fig. 2. Le même, vu du côté de la bouche.

Fig. 3. Le même, vu du côté de la spire.

N.° 101. CHILINA ANTIQUATA, d'Orb.

Je cite ici des moules imparfaits de Chilina, qui se remarquent dans la couche de grès à unio de Patagonie, aux Barrancas del Sur, rive droite du Rio Negro. Ces moules me donnent la certitude qu’ils appartiennent au genre Chilina, mais ils sont trop incomplets pour être figurés ni décrits. On sait que les Chilina sont spéciales aujourd’hui à l'extrémité méridionale de l'Amérique. Il est curieux de retrouver les mêmes

genres à une époque relativement ancienne.

N° 102. SCALARIA CHILENSIS, d'Orb.

PI. XIV, fig. 1, 2.

S. testd turritd, imperforatd, transversim striatd, longitudinaliter costatä : costis flexuosis, obtusis , anticé interruptis. Ultimo anfractu anticè carinato, lævigato ; apertur4 rotundatä.

Dimensions : Diamètre antérieur, 8 mill.

Coquille non ombiliquée, marquée en travers de petites côtes espacées, passant partout sans s’interrompre. Côtes longitudinales flexueuses très-obtuses, non arrêtées, au nombre de dix-sept à dix-huit par révolution spirale. Ces côtes sont interrompues au tiers supérieur par un léger bourrelet transversal; au-dessus de celui-ci, la coquille est lisse, sans côtes. Bouche arrondie.

Rapports et différences. Cette espèce, par ses côtes non arrêtées, par son bourrelet antérieur et les stries ou côtes transverses qui passent sur les grosses côtes, se rapproche des scalaires fossiles des terrains crétacés de France, et en particulier de la Scalaria Dupiniana, d'Orb. (Paléontologie française; Terrains crétacés, PI. 154, fig. 10-13). Elle s’en distingue néanmoins par son bourrelet antérieur peu saillant; par ses grosses côtes flexueuses, et par sa partie antérieure lisse.

Localité. Elle a été recueillie par M. Cécile dans un grès compacte vert, à l'ile de Quiriquina, non loin de Concepcion, au Chili. Elle paraît y être rare. Par une singularité remarquable, cette espèce se trouvait dans ces mers où aujourd’hui l’on ne connaît aucune espèce vivante de scalaires.

Explication des figures. PI. XIV, fig. 1. Un tronçon grossi, vu de côté.

Fig. 2. Le même, de grandeur naturelle.

N° 103. NATICA ARAUCANA, d'Orb.

PI. XII, fig. 4, 5.

N. testä ovatd; lævigatd; spird angulosd&; anfractibus convexiusculis ; aperturd ovali; umbilico clauso.

Dinensions : Longueur totale, 28 mill.; largeur, 23 mill.

Coquille ovale, plus longue que large, lisse. Spire formée d’un angle convexe, composée de tours peu convexes, le dernier très-grand par rapport aux autres. Bouche étroite, semi-lunaire, rétrécie en arrière. Ombilic entièrement nul, la columelle ne paraissant même pas avoir été impressionnée.

Rapports et différences. Cette espèce se rapproche, par son ombilic fermé, par sa forme, des espèces fossiles de la craie ou des espèces vivantes du pôle nord. Elle s’en distingue néanmoins par des caractères de forme.

Localité. Elle a été recueillie par M. Cécile dans le grès vert tertiaire de l’île de Quiriquina, non loin de Concepcion, au Chili. Elle est à l’état de moule. On ne trouve aujourd’hui aucune espèce de Natice vivante au Chili. Ce genre ne commence qu'au voisinage des tropiques.

Explication des figures. PL XIT, fig. 4. Individu de grandeur naturelle, vu en dessus.

Fig. 5. Le mème, vu du côté opposé.

N.° 104. NATICA AUSTRALIS.

PI. XIV, fig. 3-5.

N. test ovatä, lævigatd; spird angulo 84°; anfractibus convexiusculis ; aperturd semi-lunart, non incrassatd ; columell& rectd ; umbilico scissurato.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 84°; largeur totale, 13 mill.; hauteur du le] Ï 2 À oO ?

dernier tour, par rapport à l’ensemble, .

Coquille ovale, peu épaisse, lisse ou légèrement marquée de quelques lignes d’accroissement. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours peu convexes, également bombés, dont le dernier a les 80 centièmes de la longueur totale. Bouche semi-lunaire, presque droite sur la columelle, non encroûtée ni calleuse postérieurement; ombilic fermé, montrant seulement une légère fente peu profonde.

Rapports et différences. Assez voisine, pour la forme générale, des Vatica Uber et Cora, vivantes sur les côtes du Pérou, cette espèce s’en distingue très-nettement par le manque de callosité à l’angle inférieur de la bouche et par son ombilic fermé.

Localité. Elle à été recueillie par M. Hanet Clery dans les grès tertiaires compactes verts de l’ile de Quiriquina, non loin de Concepcion, au sud du Chili. Elle conserve son test. Maintenant les natices ne vivent plus sur la même côte, si ce n’est vers Îles

tropiques.

Paleontologie.

Paléontologie.

(( 116 ) Explication des figures. PI, XIV, fig. 3. Individu grossi, vu du côté de la bouche. Fig. 4. Le même, du côté opposé.

Fig. 5. Grandeur naturelle.

N.° 105. ROSTELLARIA GAUDICHAUDI, d'Orb.

PI. XIV, fig. 6-8.

R. test elongatä, longitudinaliter costulatä, antice transversim striatd; rostro brevi; aperturd oblongä; labro inferné in carinam fissam usque ad apicem decurrente.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 27°; longueur totale, 22 millim.; largeur, 13 millim.

Coquille irès-allongée, étroite; spire formée d’un angle régulier, composée de tours peu convexes, ornés en long de très-légères côtes espacées, avec lesquelles viennent se croiser, en avant seulement, quelques stries fines. Bouche oblongue, étroite, terminée en avant par un rostre court; labre prolongé en arrière en un canal droit, qui accompagne presque toute la longueur de la spire jusqu’à son extrémité.

Rapports et différences. Cette jolie petite espèce est, par sa forme et par son canal postérieur , très-voisine de la Aostellaria fissurella, Lamarck, des terrains tertiaires du bassin parisien. Elle s’en distingue néanmoins par une forme plus allongée, par des côtes plus alternes et plus espacées. On ne trouve aujourd’hui aucune Rostellaire vivante sur les côtes de l'Amérique méridionale.

Localité. Cette jolie espèce a été recueillie à Payta (Pérou), dans un grès tertiaire

Jjaune-verdâtre, friable. Elle est à l’état d’empreinte.

Explication des figures. PI, XIV, fig. 6. Individu grossi, vu en dessus. Fig. 7. Le mème, du côté opposé.

Fig. 8. Grandeur naturelle.

N° 106. OLIVA SERENA, d'Orb.

PI. XIV, fig. 9.

Je ne connais de cette espèce qu’un moule intérieur, qui.ne permet pas de la caractériser; aussi me contenterai-je de la figurer telle qu’elle est. Elle a été recueillie, par M. Hanet Clery, dans les grès tertiaires à gros grains quartzeux des environs de Coquimbo , au nord du Chili. Il est à remarquer qu’on ne rencontre pas aujourd'hui d’Olives sur les mêmes côtes, si ce n’est à quelques degrés vers le nord.

Explication des figures. PI. XIV, fig. 9. Moule intérieur de grandeur naturelle.

N° 107. MONOCEROS BLAINVILLEI, d'Orb.

PI. VI, fig. 18, 19.

M. tesiti ovatd, crassd; spirä angulo 110°; anfractibus convexis inflatis, posticé transversim subcarinatis, anticè striatis, sulco cinctis; aperturd ovali; columellü incrassatd, lævigatd; labro crasso, anticè mucronato.

(117) Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 110”; longueur totale, 66 mill. , largeur , Paléon- 55 mill.; hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble, <£; angle sutural, 48°. tologie. Coquille ovale, épaisse. Sprre courte, formée d’un angle régulier, composée de tours

légèrement anguleux en arrière, lisses à cette partie ou marqués seulement de lignes

d’accroissement, ornés, en avant, d’un profond sillon transversal, qui correspond à la pointe du labre. En avant de ce sillon on voit quelques stries également transverses, qui cessent sur le canal, où il n’y a plus que des rides d’accroissement. Le canal est court, contourné. Bouche ovale; columelle lisse, légèrement encroûtée. Labre épais, marqué de quelques tubercules, et en avant, vis-à-vis le sillon, d’une pointe aiguë, saillante.

Rapports et différences. Var son ensemble fusiforme, par sa carène postérieure, par le sillon antérieur, cette espèce se rapproche du Monoceros giganteum, Lesson , des environs de Concepcion du Chili; mais il s’en distingue par sa forme infiniment plus raccourcie, par son canal et sa spire bien plus courts.

Localité. Jignore d’où elle vient. Elle m'a été donnée en Bolivia comme des côtes du Pérou. Peut-être se trouve-t-elle à Payta.

Explication des figures. PI. VE, fig. 18. Individu de grandeur naturelle.

Fig. 19. Le même, vu du côté de la bouche.

N.° 108. FUSUS CLERYANUS, d'Orb.

PI. XII, fig. 6-9.

FF. test& elongato-turritd, crassd; spird, angulo 39°; anfractibus convexiusculis , transversum costatis, longitudinaliter costulatis : costis inæqualibus ; canali brevi. Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 39°. Longueur totale, 50 mill.; largeur ,

28 mill. Longueur du dernier tour, par rapport à l’ensemble, =£ ; angle sutural 82°. Coquille allongée, conique, épaisse. Sprre longue, formée d’un angle régulier, com-

posée de tours légèrement convexes, ornés en travers de grosses côles arrondies, au

nombre de douze environ par tour, se correspondant toutes d’un tour à l’autre. Avec ces côtes viennent se croiser de petits sillons inégaux. Canal peu long, un peu courbé. Bouche oblongue.

Rapports et différences. Parmi les Fusus vivant actuellement sur le littoral du grand Océan, aucun n’a de rapports avec celui-ci. C’est une forme mixte entre les fuseaux et les buccins.

Localité. Cette espèce, pourvue de son test, a été recueillie par M. Hanet Clery dans le grès tertiaire à gros grains des environs de Coquimbo (Chili).

Explication des figures. PI. XIT, fig. 6. Individu avec son test, vu du côté opposé à la bouche.

Fig. 7. Le même, vu du côté de la bouche.

Fig. 8. Moule intérieur.

Fig. 9. Le même, du côté opposé.

Paleontologie.

N° 109. FUSUS PETITIANUS, d’Orb.

PI. XII, fig. 10.

T'. testä elongatdä; spirä angulo 52°; anfractibus convexiusculis, longitudinaliter striatis ; striis inæqualibus ; canali brevi.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 52°. Longueur totale, 70 mill.; largeur, 34 mill.

Coquille médiocrement allongée, épaisse. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours un peu convexes, assez distincts, ornés en long de stries inégales. Canal médiocre.

Rapports et différences. Aucune des espèces actuellement vivantes sur les côtes du Chili et du Pérou ne se rapproche de celle-ci. Sa surface, sans côtes longitudinales, rappelle la forme du Fusus islandicus du pôle nord, tout en différant par sa forme plus élargie.

Localité. Elle a été recueillie par M. Hanet Clery dans les grès tertiaires à gros grains de Coquimbo (Chili). Elle y conserve son test.

Explication des figures. PI. XII, fig. 10. Individu de grandeur naturelle, restauré.

N° 110. FUSUS DIFFICILIS, d'Orb.

PI. XII, fig. 11, 12.

F test& ovatd, ventricosd; spird angulo 55°; anfractibus convexiusculis, lævigatis ; aperturd ovali, inferné angulatd ; canali brevi, contorto; labro simplici, acuto.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 55°; longueur totale, 40 millim.; largeur, 25 millim.

Coquille ovale, renflée, un peu gibbeuse. Spire assez courte, formée d’un angle régulier, composée de tours à peine convexes, très-lisses ou seulement marqués de quelques lignes d’accroissement. Canal court, un peu flexueux. Bouche ovale, anguleuse postérieurement.

Rapports et différences. Voisine, par la forme et l’aspect général, du Fusus bulbus, d'Orb. (Murex bulbus, Chemnitz; Fusus bulbiformis, Lamk.), du terrain tertiaire du bassin parisien, cette espèce s’en distingue néanmoins par ses tours de spire plus courts, par son canal plus tordu et par son manque de callosité à la partie inférieure de la bouche. Aucune espèce actuellement vivante sur les côtes du grand Océan n’a de rapports avec celle-ci.

Localité. Elle à été recueillie par M. Hanet Clery dans les grès tertiaires verdètres de l’ile de Quiriquina, près de Concepcion, au sud du Chili. Elle y conserve son test.

Explication des figures. VI. XI, fig. 11. Individu de grandeur naturelle, vu en dessus.

Fig. 12. Le même, du côté de la bouche.

N.° 111. PYRULA LONGIROSTRA, d'Orb.

PI. XII, fig. 13.

P. testd brevi, ventricosä ; spird brevi, angulo 115"; anfractibus complanatis, lœævigatis, ultimo magno; canali angustato, elongato.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 115°; longueur, 26 mill.; largeur, 22 mill.; longueur du dernier tour, par rapport à l’ensemble, 22.

Coquille courte, ventrue, très-élargie en bas; spire formée d’un angle régulier, composée de tours assez convexes, lisses, dont le dernier, très-grand, est renflé en arrière, rétréci tout à coup en avant et prolongé en un long canal étroit.

Rapports et différences. Cette espèce ne trouve aucune forme analogue parmi les coquilles actuellement vivantes sur les côtes du grand Océan.

Localité. M. Hanet Clery l’a recueillie dans les grès tertiaires verdâtres de l’île de Quiriquina, province de Concepcion, au sud du Chili; elle y est à l’état de moule.

Explication des figures. PI. XI, fig. 13. Moule intérieur de grandeur naturelle.

N° 112. PLEUROTOMA ARAUCANA, d'Orb.

PI. XIV, fig. 10, 11.

P. testä elongatä, Jusiformi ; spird angulo 45°; anfractibus convexis, angulatis, carinatis, longitudinaliter striatis; ultimo anfractu magno; aperturd elongatä; sinu brevri.

Dimensions : Ouverture de l'angle spiral, 45°; longueur totale, 12 millim.; largeur, 5 millim.

Coquille xès-allongée, fusiforme. Sprre allongée, formée d’un angle régulier, composé de tours saillans , anguleux, carénés au milieu de leur longueur, ornés en long de stries fines régulières; le dernier tour, très-grand, est plus fortement strié que le reste; canal assez prolongé; sinus large, postérieur à la carène des tours.

Rapports et différences. Voisine, par la grande longueur de son dernier tour, par ses stries et la carène de ses tours, du Pleurotoma pyrulata, du terrain tertiaire de Paris, cette espèce s’en distingue par une forme plus allongée, par ses tours plus carénés et plus anguleux. Elle en diffère encore par sa petite taille. Je ne connais pas d’espèces de pleurotomes vivans sur les côtes chilienne et bolivienne du grand Océan.

Localité. Elle a été recueillie, par M. Hanet Clery, dans le grès tertiaire vert de l'ile de Quiriquina, dans la baie de Concepcion, au sud du Chili.

Explication des figures. PI. XIV, fig. 10. Individu grossi.

Fig. 11 Le même, de grandeur naturelle.

Paléontologie

Paléontologie.

MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES

N° 113. CARDIUM PLATENSE, d'Orb.

PI. XIV, fig. 12-14.

C. testt cordatd, inflatd, inæquilaterd, transversim costatd; costis 26, elevatis, rotundatis, transversim plicatis; latere anali lævigato.

Dimensions : Angle apicial, 75°; largeur, 107 mill.; longueur, 105 mill.; épaisseur, 75 mill.

Coquille cordiforme, bombée, un peu triangulaire, à côtés inégaux, ornée de vingtsix grosses côtes élevées, arrondies en dessus et ridées transversalement, un peu plus larges que les profonds sillons qui les séparent. Ces côtes cessent tout à coup du côté anal, cette partie étant entièrement lisse, à bords unis, tandis que le reste des bords

est profondément crénelé. ,

Rapports et différences. Cette belle espèce ne ressemble en rien aux Cardium actuellement vivans sur la côte de la Plata et du Brésil. La seule espèce de ces régions est le Cardium muricatum, qui se distingue par ses petites pointes et par des côtes du côté du siphon, le Cardium platense manquant de ces ornemens.

Localité. Elle a été recueillie par M. Bonpland, au sein des terrains tertiaires de la Bajada, province d’Entre-Rios (Plata), sur les bords du Parana. On la rencontre rarement avec son test.

Explication des figures. PI. XIV, fig. 12. Individu de grandeur naturelle, vu de côté. a. Partie du test.

Fig. 13. Le même, vu de côté.

Fig. 14. Profil des côtes.

N° 114. CARDIUM ACUTICOSTATUM, d'Orb.

PI. XII, fig. 19 - 22.

C. testd rotundato-inflatt , subæquilaterd, transversim costatd; costis 24, elevætis , acutis, cultratis ; latere anali profundé crenulato, costato.

Dimensions : Angle apicial, 90°; largeur, 40 mill.; longueur, 39 mill.; épaisseur, 33 mill.

Coquille cordiforme, très-renflée, aussi haute que large, arrondie, presque équilatérale, ornée de vingt-quatre côtes très-élevées, aiguës, tranchantes, à convexité lisse, beaucoup moins larges que leurs intervalles. Au lieu de celles du côté du siphon, ces côtes y sont beaucoup plus aiguës et plus élevées, comme des lames tranchantes. Les bords sont profondément crénelés et entrent les uns dans les autres. Les bords du côté anal sont creusés en sinus profond, entre chaque côte.

Rapports et différences. Assez voisine, par ses côtes aiguës et par sa forme arrondie, du

( 121 ) Cardium porulosum, Lamarck. Cette espèce s’en distingue par ses côtes moins nombreuses et plus aiguës. Aujourd’hui l’on ne rencontre pas de cardium sur la côte du Chili. Les premières espèces vivent aux environs de Payta, et celles-ci ne ressemblent en rien au Cardium qui m'occupe.

Localité. Elle a été recueillie par MM. Hanet Clery et Cecile, dans les grès tertiaires verdâtres de lile de Quiriquina, près de Conception, au sud du Chili : elle y est trèscommune. Elle se trouve encore à Payta, dans un calcaire grésiforme verdätre. (Communiquée par M. Brongniart.)

Explication des figures. PI. XII, fig. 19. Individu avec son test, vu de côté. Les côtes ne sont pas assez aiguës. :

Fig. 20. Moule intérieur, vu sur les crochets.

Fig. 21. Moule intérieur, vu de côté.

Fig. 22. Profil des côtes. Cette figure est fautive, en ce qu’elle ne montre pas le tiers de la longueur réelle des côtes.

N° 115. CARDIUM AUCA, d'Orb.

PI. XIN, fig. 14 et 15.

C. testd ovato-rotundatd, inæquilaterd, longitudinaliter costatd; costis 35 elevatis ; latere anali magno.

Dimensions. Ouverture de l'angle apicial, 109°. Longueur, 48 mill.; largeur , 45 mill. ; épaisseur, 32 mill.

Coquille cordiforme, peu renflée, plus longue que large, ovale, ornée en long, partout, de trente-quatre à trente-cinq côtes égales, très-crénelées sur les bords. Elles paraissent être beaucoup moins larges que leurs intervalles.

Rapports et différences. Cette espèce représente à peu près la forme et les côtes du Cardium muricatum ; néanmoins elle est beaucoup plus large et moins haute, et ses côtes sont plus nombreuses. Comme je l'ai dit à l'espèce précédente, on ne rencontre maintenant aucun Cardium vivant sur la côte du Chili. Ce n’est qu’au nord du Pérou que se montrent les premières espèces, et celles-ci sont bien distinctes.

. Localité. Cette espèce a été recueillie, en même temps, dans les grès tertiaires, à Coquimbo, au nord du Chili, où elle est très-commune, et dans les grès fins jaunätres de l’ile de Quiriquina , près de Concepcion , au sud du Chili. J’en dois la communication à MM. Cecilé et Hanet Clery.

Explication des figures. PI. XIIF, fig. 14. Moule intérieur, vu de côté.

Fig. 15. Le même, vu sur les crochets.

N° 116. VENUS MUNSTERII, d’Orb.

PI. VIL, fig. 10 et 11.

TV”. testd ovatd, subtriangularti, inæquilaterd, longitudinaliter costatd; costis lamellosis, erectis, intermediisque striis transversis ; cardine bidentato.

III, Paléontologie. 1 6

Paléontologie.

Paléontologie.

Dimensions : Ouverture de l'angle apicial, 103°. Longueur, 34 mill. ; largeur, 28 mill.; épaisseur, 24 mill.

Coquille ovale, presque triangulaire, à côtés très-inégaux; le côté du siphon trois fois aussi long que l’autre. Coquille assez bombée, ornée en long de côtes relevées en lames droites et assez espacées l’une de l’autre. Souvent, entre chacune de ces côtes élevées, il y en a une autre petite très-faible. On remarque sur toute la coquille, et même sur les côtes, de petites stries fines très-régulières, longitudinales, qui se croisent avec les côtes. Lunule très-circonscrite. Charnière composée , sur une des valves, de deux dents cardinales, dont la postérieure est plus grande et bilobée. Les bords de la coquille sont dentés.

Rapports et différences. Comparée aux espèces actuellement vivantes sur les bords de l'océan Atlantique, cette espèce ne trouve aucune forme analogue. On peut dire même que ses côtes droites, élevées et néanmoins striées la distinguent nettement des espèces décrites. Celle qui s’en rapproche le plus par ses côtes et par ses stries, est la Venus antiqua, Gray,. vivante du Chili. Elle s’en distingue par sa forme bien plus large.

Localité. Je Vai recueillie au sein des grès et des calcaires tertiaires du grand bassin des Pampas, à la Bajada, province d'Entre-Rios; elle est très-commune, surtout à l’état de moule. Je lai aussi retrouvée au sud du Rio Negro de Patagonie, entre cette rivière et l’Ensenada de Ros. Elle y est bien conservée.

Explication des figures. PI. VIT, fig. 10. Coquille de grandeur naturelle, vue sur les crochets. |

Fig. 11. La même, vue de côté.

N° 117. VENUS AUCA, d'Orb.

PI. XII, fig. 17, 18.

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