‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 207 sur 233 · NOMS. LATITUDE. NOMS. LATITUDE · texte numérisé non relu

NOMS. LATITUDE. NOMS. LATITUDE

Ce pe Venus Petitiana - + + . : .: . 30° sud.

Lucina chilensis. . . : : : . . 30° sud.

Sotenocurtus Hanetianus : . - . 30° sud.

Macira auca. . : + + . . - . 30° sud.

Mactra araucana. : + +: : . . 31° sud.

Mactra Ceciliana . . + . . . . 31° sud.

Panopæa coquimbensis . . . . . 30° sud.

: : | Unio diluwii . . . . . . . . . 41° sud. Trigonia Hanetiana. + . .: . . 31° sud.

Nucula Largillierti + . . : . . 37° sud.

Pectunculus partensis . . . . . 5° sud.

ArCca araucana. . . . . . . . 37° sud. | 4rca Bonplandiana . . . . . .| 32°, 41° sud. Perna Gaudichaudi . . . . . . 30° sud.

- | Pecten patagonensis. . + . . . 41° sud.

. | Pecten paranensis. … . + + + . 32° sud.

Pecten Darwinianus. . . . : 32° sud.

| Ostrea patagonica . . . . . .[32°, 41°, 48° sud. Ostrea Ferrarisi . : . . . . . 41° sud.

Ostrea Alvarezii . : . . . . . 32° sud.

ÆEchinus patagonensis … ; . . . 48° sud.

Le tableau précédent montre que, sauf trois d’entreux, les corps organisés que J'y fais figurer ont été recueillis, entre les limites de latitude 30 à 57°, sur le versant occidental, et 32 à 41° sur le versant oriental, ou à peu de chose près, par le même parallèle, et bien en dehors des limites tropicales. J’insiste sur ce fait, parce qu'il prouve que les faunes des deux versans se trouvaient absolument dans les mêmes conditions d’existence relativement à la température propre aux latitudes où elles se rencontrent.

Les deux faunes appartiennent géologiquement à la même époque et ont dù exister simultanément. Elles sont sous la même latitude et ont participé aux mêmes influences; elles devraient donc se ressembler tant sous le rapport du facies des formes spécifiques, que sous celui de la composition des genres, et il devrait y avoir beaucoup d’espèces identiques. Î n’en est pourtant pas ainsi; et le tableau démontre que la faune tertiaire du bassin des Pampas diffère totalement de celle du rivage du grand Océan. En effet, nonseulement il ne s'y trouve aucune espèce identique, mais encore la série des genres y est tout à fait distincte. Ne doit-on pas naturellement en conclure

ra qu'il fallait que, durant ce dépôt, les deux mers fussent aussi séparées qu’elles

— Île sont aujourd’hui. Dès-lors les comparaisons paléontologiques viendraient démontrer que la Cordillère avait déjà pris, à cette époque, assez de relief pour former, sur une vaste échelle, une barrière dont lélévation au-dessus des océans, put empêcher toute communication directe entre les deux mers: ce qui a déterminé cette énorme différence qu'on remarque entre les deux faunes.

Les faunes tertiaires des deux versans des Cordillères étant aussi différentes entr’elles dans leur composition qu’elles le sont aujourd’hui, on pourrait supposer que la forme du continent méridional wa pas changé depuis cette époque; et peut-être penser que les grands courans actuels, qui ont une si grande influence sur la distribution géographique des faunes, devaient, des-

lors, aider à la séparation de celles-ci.

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