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CHAPITRE IX

Terrains pampéens.

Le terrain pampéen, comme J'ai cherché à le démontrer par des considérations géologiques *, n’est que le produit d’une cause terrestre générale. Il est répandu sur tout le sol proprement dit des Pampas, où il occupe une surface d'au moins 23,750 lieues carrées de superficie et se montre encore dans les provinces de Chiquitos, de Santa-Cruz de la Sierra, de Moxos, au sein des plaines de intérieur de la Bolivia ; il occupe le fond des bassins élevés des montagnes, tels que la vallée de Taria, le plateau de Cochabamba, à 2575 mètres au-dessus de Océan, et le grand plateau bolivien, jusqu’à la hauteur absolue de 4000 mètres. Il se serait donc montré dans les plaines aussi bien que sur les plateaux élevés et n'aurait aucun niveau propre, tout en étant constamment formé de bancs horizontaux.

Il se compose, dans les Pampas, dune seule couche limoneuse rougeâtre

Paléontologie.

d’une grande puissance, sans stratification bien marquée. À Chiquitos et à

Moxos, il est à peu près identique et mélangé ‘argile sur les rives du Piray. Les plateaux élevés présentent encore une composition analogue à celle des Pampas; d’où lon conclurait qu'à toutes les hauteurs ce terrain se forme de matières limoneuses. Il ne renferme que des ossemens de mammifères. MM. Clausen et Lund ont rencontré ce même limon au sein des cavernes du Brésil, où il contient également des ossemens de grands mammifères.

Je n’ai pu rapporter en France que des parties des espèces suivantes, que M. Laurillard a bien voulu examiner, et dont je reproduis ici les notes.

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