‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 211 sur 233 · MAMMIFÈRES RONGEURS · texte numérisé non relu

MAMMIFÈRES RONGEURS

N° 142. CTENOMYS BONARIENSIS, d’Orb. et Laurillard. Pl IX he 1008:

« D'un fragment de mâchoire inférieure de Cténomys.

« Les figures 7 et 8 de cette même planche IX représentent un fragment des deux branches de la mâchoire inférieure d’un rongeur. On y voit deux molaires de chaque côté et les deux incisives. Les molaires sont simples, un peu flexueuses vers le milieu de leur bord interne, et un peu anguleuses vers le milieu de leur bord externe, absolument comme celles du Cenomys brasiliensis. Ce fragment ne nous permet pas non plus d'affirmer ou de nier que ce cténomys soit d’une espèce différente de celle qui est aujourd’hui connue. Il faudrait avoir une tête entière pour se prononcer à cet égard. ”

Localité. Je Vai recueilli à San-Nicolas, sur les rives du Parana, dans les mêmes circonstances que lespèce précédente.

N° 143. KERODON ANTIQUUM, d’Orb. et Laurillard. PL IX, fig. 9, 10.

« D'un fragment de dent de Kérodon.

« Les figures 9 et 10, toujours de cette même planche IX, représentent un fragment de dent molaire d’un Xérodon, genre de rongeur dont on connaît déjà deux espèces.

1. Depuis que cette note était entre les mains de M. d’Orbigny, ce même fragment a été figuré dans POstéographie de M. de Blainville, pl. XII du genre Subursus, et donné dans la table des matières seulement (le texte général n’en faisant point mention) comme d’une mâchoire inférieure de jeune Procyon cancrivorus, mais sans doute par erreur, la dent carnassière ne per-

mettant en aucune manière ce rapprochement LAURILLARD.

Notre fragment fossile, en rétablissant par la pensée la portion ponctuée fig. 10, qui manque, serait exactement de la même forme et de la même grandeur que l'un des deux lobes d’une molaire de kérodon de Patagonie. Si nous n’avons pas pu nous prononcer sur les espèces de cténomys et de renard, à plus forte raison ne pouvons-nous le faire pour ce fragment de dent. Nous n’avons fait figurer tous ces débris que pour renseignement et pour montrer que, si la comparaison des très-petits fragmens d’os peut laisser quelquefois des doutes dans l'esprit sur les espèces, elle n’en peut laisser sur les genres, pourvu que ces fragmens soient des parties caractéristiques, c’est-à-dire des dents ou des pieds. C’est également pour montrer que l’on trouve des espèces fossiles dans la partie supérieure des plaines de l'Amérique sud, très- voisines, sinon semblables à celles qui habitent maintenant le pays, et que par conséquent la loi constatée pour l’ancien continent sur la ressemblance plus ou moins grande des espèces fossiles avec les espèces vivantes, selon qu’elles sont moins ou plus anciennes, doit s'étendre aussi au nouveau continent.”

Localité. ai rencontré cette espèce au sein du limon pampéen, sur les rives du Parana, non loin de San-Nicolas de los Arroyos, au nord de Buenos-Ayres. Elle était avec les espèces qui précèdent.

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