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Géologie.
1. Une roche de l’époque carbonifère, avec Productus, et qui, au Morro d’Arica!, a été soulevée, disloquée par les porphyres. C’est le seul point de la côte où j'aie trouvé des traces de cette formation, répandue sur le plateau bolivien des Cordillères.
2° Deux térébratules, recueillies par M. Domeyko?, ont fait penser à M. Dufrenoy que le terrain jurassique pourrait être représenté près de Coquimbo. Ce fait, neuf dans la science et très-exceptionnel, puisqu'on n’a jamais rencontré ailleurs de traces de cette formation , demande à être confirmé. L’une des térébratules est pourtant si voisine de la T. concinna, qu’il est très-difficile de l'en distinguer.
3. Le terrain crétacé, bien caractérisé par ses hippurites et par ses Pecten, s’est montré à mi-hauteur dans la Cordillère de Coquimbo. Il paraît exister encore non loin de Copiapo, et peut-être dans la Cordillère même, sur la route de Santiago à Mendoza. Ilest, quoi qu'il en soit, ainsi que le terrain carbonifère, fortement disloqué, et ne présente que des lambeaux disséminés sur plusieurs points.
4° J'ai signalé, d’après les fossiles, à la Mocha, à l’ile de Quiriquina, près de Concepcion5, à Coquimbo, des terrains tertiaires contenant seulement des espèces dont les analogues n'existent plus aujourd’hui sur le littoral de l’océan Pacifique. Je puis encore citer Payta, au Pérou, pour ses fossiles de la même époque. Il en résulterait que, sur plusieurs points de la côte, et toujours assez près de la mer, se rencontrent des couches tertiaires qui paraissent appartenir à la même époque que mon tertiaire patagonien, si répandu à l’est de la Cordillère5, sans que pourtant ces couches contiennent les mêmes espèces des deux côtés de la chaîne. On pourrait en conclure que, quoique contemporains, ces deux dépôts se faisaient isolément à l’est et à l’ouest de la Cordillère, qui aurait déjà eu un certain relief.
5. On trouve à Coquimbo (Chili), à Cobija6 (Bolivia), aux environs d’Arica, de Tacna, près d’Islay et au Callao (Pérou), soit des dépôts de coquilles actuellement vivantes dans la mer voisine, soit des dépôts de sels, au milieu de lits de galets et de gros sable, tous indices d’un changement subit dans le niveau du grand Océan. Ce changement serait variable et atteindrait la hauteur de près de deux cents mètres au-dessus des eaux actuelles. Il en résulterait que des traces constantes d’ancien rivage se montreraient sur une multitude de points du littoral de l’océan Pacifique, et dèslors appartiendraient à des causes, générales , dont les effets se seraient étendus sur une grande surface. On pourrait encore se demander si ces phénomènes; que j'ai signalés également dans le grand bassin des Pampas7, ne sont pas de nature à se rattacher à