‹ Voyage dans l'Archipel indienChapitre 5 sur 33 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

vernait les Détroits pendant que j'y étais consul. 11 n'ignorait pas sans doute que j'étais un des adversaires de la politique envahissante de l'Angleterre et que je suivais ses mouvements d'un œil très -jaloux. Mais il avait l'esprit trop élevé, le cœur trop noblerpour nepas séparer l'écrivain du fonctionnaire étranger, €rt il résolvait toutes les difficultés qui surgissaient avec la plus grande promptitude et une rare sûreté de jugement. Aucune discussion ne s'éleva jamais entre nous, et je serais heureux de penser que ma parfaite confiance en lui ait pu aider à ce qu'il en fût ainsi. Je puis en dire autant de toutes les autorités et de mes collègues, de mon excellent ami surtout M. Segovia, qui comme moi était consul régulier, et qui remplit en ce moment d'une manière si brillante la mission délicate que l'Espagne vient de lui confier à Paris. J'ajouterai que j'ai trouvé près des habitants et près de ceux de mes compatriotes que le sort conduisait dans ces parages toute l'indulgence qui adoucit les ennuis de l'exil. Je serais ingrat si parmi ceux que je cite je ne mentionnais pas

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