‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 106 sur 134 · Sickler, Handbuch der alten Géographie , p · texte numérisé non relu

Sickler, Handbuch der alten Géographie , p

SUR LTLE DE RHODES

Cette épithète de àpyivoziç, convient assez bien à l’aspect de la vallée dont nous venons de parler; mais elle est également justifiée par celui d’une autre localité située au N. -O. de l’Àtabyris et où l’on pourrait, comme je le montrerai bientôt, conformément au texte de Slrabon, mais contrairement à la tradition des habitants, placer Camiros.

Nous apprenons par Thucydide1 que c’était une ville ouverte et non fortifiée; car il nous dit que les Lacédémoniens s’en emparèrent, sans coup férir, au temps de la guerre du Péloponnèse, vu qu’elle n’était pas environnée de murailles; mais pour Lindos et Ialysos , ils recoururent à la persuasion , afin de les engager à quitter le parti des Athéniens ; preuve que ces deux dernières villes étaient plus difficiles à prendre, ainsi que le fait observer Meursius2, et qu’elles étaient munies de fortifications pouvant opposer une sérieuse résistance, tandis que Camiros était une proie livrée d’avance au premier envahisseur. Meursius en conclut pour cela qu’il y a peut-être une faute dans le texte de Strabon et qu’à la place de : Ehoc K a^zipog, éir i âlvdoç y„(d[Â'n il faut lire : £ir<xKa[jL£LpoçY.od[JLY)f eir I alvtjoç.

Mais cette correction ne semble pas suffisammemt fondée en raison ; car Ialysos pouvait bien n’être qu’un simple bourg, comparé à Camiros qui, par le nombre plus considérable de ses habitants, méritait davantage le nom de ville. Seulement Ialysos avait une acropole fortifiée, et Camiros n’en avait pas.

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