L. XIV, c. h
ÉTUDE
D’après ce passage, en partant de Lindos et en continuant à côtoyer l’ile vers la droite, on rencontre d’abord Ixia, pui-s Mnasyrion, puis l’Atabyris , puis Camiros.
L’histoire se tait complètement snr Mnasyrion, et le nom de cette petite ville ne nous est connu que par cet unique passage de Slrabon.
Quant à Camiros, elle fut fondée, comme le veulent les traditions les plus anciennes , par Camirus, l’un des fils de l’Héliade Cercaphus1, vers la même époque que Lindos.
Strabon, après avoir reproduit cette opinion, ajoute: « D’autres cependant attribuent la fondation de ces villes, Lindos, Ialysos et Camiros, à Tlépolème, qui leur donna, disent-ils, le nom de quelques-unes des filles de Danaüs. »
Pour accorder ensemble ces deux assertions contradictoires, on peut croire que Tlépolème embellit et agrandit ces trois villes, et en devint ainsi comme le second fondateur. Homère donne à Camiros dans le vers que j’ai déjà cité de ce poète l’épithète de dpyivoetg, « àpyivosvTa K apisipov » à cause de la blancheur de ses rochers ou de celle de son terrain argileux. Cette dernière étymologie est probablement la plus vraisemblable, car dans la langue Phénicienne, comme le remarque Sickler , le mot Chamirah signifiait argile, étymologie qui semble prouver que Camiros est une fondation Phénicienne.