Tzelzès, Chil., IV
SUR L’ILE DE RHODES
Ceci, d’après la remarque de Bochart 1 répétée ensuite par Dapper2, ressemble fort à une fable phénicienne. Il y avait en effet dans le temple de Jupiter Atabyrios un prêtre qui prédisait l’avenir et principalement les malheurs qui allaient arriver. Or, en langue phénicienne, le terme Alu f-Menaches signifie non-seulement docteur et devin, mais encore vache de bronze.
En l’honneur de Jupiter Atabyrios, il s’était formé à Rhodes un collège particulier d’Atabyriastes , comme nous le révèle un fragment d’inscription grecque publié par M. Ross et dont j’ai déjà parlé ; en outre , comme je l’ai dit également, il existait sur une colline, près des murs de la capitale, une sorte de succursale de l’ancien temple, ce qui est prouvé par le passage d’Appien que j’ai cité.
Pour en revenir aux ruines du mont Taÿros, j’ajouterai qu’autour de la grande enceinte sacrée que j’ai décrite on distingue les vestiges de plusieurs autres petites enceintes, construites elles aussi avec des matériaux d’un puissant appareil et qui paraissent contemporaines du temple. Elles servaient probablement de demeures aux prêtres qui étaient attachés au culte de Jupiter.
Si nous descendons une centaine de pas au N.-E. , et au-dessous de ce plateau, nous rencontrons, sur une pente légèrement inclinée, les traces d’une autre construction assez importante en blocs d’une grande dimension, et à côté les restes de quelques petites