‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 20 sur 134 · L. VIII, c · texte numérisé non relu

L. VIII, c

ÉTUDE

Pline1 place au rang des plus renommés el des plus délicats , puisqu’il le met sur la meme ligne que les loups du Tibre, les turbots de Ravenne et les murènes de Sicile.

Elien2 nous apprend que les Rhodiens étaient grands mangeurs de poissons et qu’ils avaient beaucoup d’estime pour ceux qui en faisaient la plus abondante consommation.

On pêche encore maintenant, comme autrefois3, près des rivages de File, des huîtres et des éponges plus douces que celles d’Afrique.

Parmi les produits du règne minéral qu’on y remarquait, Pline1 énumère la céruse, la craie, des marbres de diverses couleurs et des agathes. On y trouvait aussi une terre bitumineuse appelée ampelites, dont parle Strabon* et qui, détrempée dans de l’huile, servait à frotter les ceps pour détruire les vers qui rongent la vigne.

Avant de terminer, ce chapitre, je signalerai une particularité dont les anciens nous ont fait part, c’est qu’on ne voyait point d’aigles à Rhodes. « Rhodus aquilam non habet, » dit Pline c.

Aussi Suétone7, dans la Vie de Tibère , a-t-il mentionné, comme un prodige qui présageait la prochaine élévation de ce prince à l’empire, l’apparition d’un

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