Iiist. nat., XXXIV
SUR LUE DE RHODES
sextum annum, lerræ motu prostralum, sed jacens quoque miraculo est. Pauci pollicem ejus amplectunlur. Majores sunt digili quam pleræque staluæ. Yasti specus hiant defraclis membris : spectanlur intus magnæ molis saxa, quorum pondéré stabiliverat constituens. Duodecim annis tradunt effectum ccc talentis quæ conlulerant ex apparatu regis Demelrii relicto, moræ tædio. »
« Entre tous ces chefs-d’œuvre le plus admiré fut le colosse du soleil à Rhodes, fait par Charès de Lindos, élève de Lysippe, nommé ci-dessus. Il était haut de 70 coudées. Cette statue fut renversée 56 ans après par un tremblement de terre; mais tout abattue qu’elle est, elle excite l’admiration. Peu d’hommes en embrassent le pouce; les doigts sont plus grands que la plupart des statues. De vastes cavernes béantes apparaissent dans le vide de ses membres rompus. Au dedans on aperçoit des pierres énormes, par le poids desquelles l’artiste avait cherché à affermir et à établir solidement sa statue. On dit qu’elle fut achevée en douze ans et qu’elle coûta 300 talents (1 476000 fr.), produit des machines de guerre qu’avait abandonnées le roi Démétrius, fatigué des longueurs du siège. »
Meursius1 pense que Charès commença seulement le colosse et qu’il fut ensuite terminé par Lâchés, également de Lindos. A l’appui de cette conjecture, il cite le passage suivant de Sextus Empiricus2.
« Les Rhodiens, dit-on, ayant demandé à Charès