Ross., Reisen auf den griechischen Inseln t. III, p
ÉTUDE
aussi quelques erreurs qui ont échappé ici au colonel Rottiers, erreurs qu’il n’aurait certainement pas commises, s’il avait étudié ce texte. Fontanus en effet4 nous apprend que, pendant le siège de 15*22, la défense de la ville avait été partagée de la manière suivante :
« Depuis la tour Franque jusqu’à la porte d’Àmboise qui conduit au mont Philérème combattaient les Français : de là à la porte consacrée à saint Georges les Allemands avaient arboré leurs aigles : en troisième lieu venaient les chevaliers d’Auvergne, voisins des chevaliers d’Espagne : après ceux-ci, les chevaliers d’Angleterre occupaient le cinquième bastion; puis les Provençaux défendaient le sixième poste, et le dernier était confié au courage des Italiens qui, dit Fontanus, italien lui-même, étaient les premiers de tous pour la valeur. »
Ce passage me semble décisif, et comme la porte d’Amboise, appelée à tort par Vertot et par de Hammer porte Saint-Ambroise, est située réellement à l’opposite de la place que ce dernier écrivain lui assigne, il en résulte qu’il n’y a qu’à retourner en quelque sorte son plan dont la première donnée est fausse et partant tout le reste pour être dans la vérité ; c’est ce que j’ai fait, quand, au commencement de ce chapitre, j’ai désigné ainsi les sept principaux bastions, en faisant le tour des remparts de l’O. à l’E. par le S.
1° Bastion de France, 2° bastion d’Allemagne, 3° bastion d’Auvergne, 4° bastion d’Espagne, 5° bas-
\. Fontanus, de bello Rhodio. — L. II, Romæ, 1524.
SUR L’ILE DE RHODES. 125
tion d’Angleterre, 6° bastion de Provence, 7° bastion d’Italie.