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Juvénal, Sat. X

SUR LIEE DE RHODES

lée Cléobuline, et qui, comme son père, composa des énigmes en vers hexamètres.

Anthéas, également de Lindos et qui se vantait d’être proche parent de Cléobule, est mentionné par Athénée 1 comme auteur de comédies et de plusieurs autres ouvrages.

Un autre poète de Lindos antérieur à Cléobule, Pisinus, est indiqué par Clément d’Alexandrie 2 comme l’auteur véritable d’une héracléïde attribuée ordinairement à Pisandre de Camiros.

D’après un passage de Suidas 3, cette même ville revendiquait l’honneur, que lui disputaient Camiros et Athènes, d’avoir plus tard donné le jour au prince des poètes comiques grecs, je veux dire Aristophane.

Parmi les prosateurs nés dans cette cité, Suidas 1 nous a transmis le nom de l’historien Evagoras.

La prospérité de Lindos dut décroître rapidement, à partir du jour où fut fondée la ville de Rhodes qui attira à elle la puissance, le commerce, l’industrie et la richesse. Toutefois, à la différence de Camiros et d’Ialysos qui perdirent dès lors toute importance, elle resta encore pendant longtemps une place considérable. A l’époque des chevaliers, elle fut rebâtie presque entièrement, ainsi que sa citadelle, et pouvait alors renfermer 2500 habitants. S’il en faut croire le témoignage de Dapper 5, elle ne cessa pas même, depuis la

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