CHAPITRE XVIII
PYLONA. — LARTOS. — LAERMA. — SKLIPIO. — VATI. — GENNADI. — MESANAGROS. — LACHANIA. — MONASTÈRE DE ZOODOKOS-PIGI-ES-TO-PLIMMYRI. — RUINES ü’iXIA.
A trois quarts-d’heure à l’O. de Lindos, des broussailles recouvrent sur un plateau qui domine la baie de Kalathos, les ruines d’un ancien village entièrement détruit. Parmi ces débris, quelques fragments de plaques de marbre mutilées ont peut-être appartenu à un sanctuaire antique.
SUR L’ÏLE DE RHODES
Pylôna. — Trois kilomètres et demi au-delà vers le S.-O., le petit village de Pylôna (iïuAwva) est situé dans une vallée fertile et consiste en 13 maisons dont 10 habitées pir des Grecs et 3 par des Turcs. Des jardins environnent ce hameau.
Lartos. — A 25 minutes de Pylôna, vers EO., est le village de Lartos, assemblage de 70 maisons autour d’une église : la population en est uniquement grecque. Le blé, l’orge, l’huile et le tabac y forment les produits principaux du sol.
Un peu au S. du village, on aperçoit, sur une colline, les ruines d’un Kastro de l’époque des chevaliers, long de 70 pas et large de 20. Il était flanqué de tours, actuellement démolies. Ce petit château dominait et défendait toute la vallée de Lartos, qui se prolonge du N.-O. auS.-E. jusqu’à. la mer, et au milieu de laquelle croissent de beaux oliviers, sur les bords d’un torrent nommé Laerma.
Laerrna. — Huit kilomètres séparent Lartos de Laerma. On franchit, pour y arriver, plusieurs montagnes couvertes de pins. Un concert non interrompu de cigales, perchées sur les rameaux de ces arbres et qui m’accompagna jusqu’à Laerma, me rappelait ces vers d’Anacréon1 ou plutôt anacréontiques.
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« Que tu es heureuse, ô cigale, toi, qui sur la cime