‹ Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette îleChapitre 99 sur 134 · Anacréon, OdeX LUI · texte numérisé non relu

Anacréon, OdeX LUI

ÉTUDE

des arbres, après avoir bu quelques gouttes de rosée, chantes comme une reine. »

On n’ignore pas que les anciens trouvaient un charme particulier dans le chant de la cigale. Homère1, par exemple, compare à ce chant l’éloquence des orateurs qui haranguent le peuple.

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« Excellents orateurs, ils ressemblaient aux cigales qui dans la forêt, perchées sur les arbres, font entendre un cri harmonieux. »

Et dans l’ode que je viens déjà de citer, nous lisons quelques vers plus bas.

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« Douce messagère de l’été, tu es chère aux Muses, chère à Apollon lui-même, qui t’a donné une voix mélodieuse. »

C’est principalement au milieu du jour, et quand le soleil est le plus ardent, que la cigale remplit l’air de ses cris perçants :

« Sole sub ardenti résonant arbusta cicadis5. »

Mais laissons de côté les poètes qui ont l’heureux don de tout embellir et de transformer en une suave harmonie le refrain éternel et assourdissant de la ci-

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