Anacréon, OdeX LUI
ÉTUDE
des arbres, après avoir bu quelques gouttes de rosée, chantes comme une reine. »
On n’ignore pas que les anciens trouvaient un charme particulier dans le chant de la cigale. Homère1, par exemple, compare à ce chant l’éloquence des orateurs qui haranguent le peuple.
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« Excellents orateurs, ils ressemblaient aux cigales qui dans la forêt, perchées sur les arbres, font entendre un cri harmonieux. »
Et dans l’ode que je viens déjà de citer, nous lisons quelques vers plus bas.
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« Douce messagère de l’été, tu es chère aux Muses, chère à Apollon lui-même, qui t’a donné une voix mélodieuse. »
C’est principalement au milieu du jour, et quand le soleil est le plus ardent, que la cigale remplit l’air de ses cris perçants :
« Sole sub ardenti résonant arbusta cicadis5. »
Mais laissons de côté les poètes qui ont l’heureux don de tout embellir et de transformer en une suave harmonie le refrain éternel et assourdissant de la ci-