‹ Voyage dans l'Italie méridionaleChapitre 1 sur 80 · Voyage dans l'Italie méridionale · texte numérisé non relu

Voyage dans l'Italie méridionale

Nous comptions nous borner à la publication des quatre volumes sur l’Italie méridionale ; mais un assez grand nombre de lecteurs nous ayant engagé à poursuivre ce travail et à décrire aussi l'Italie centrale, les Étals-Sardes et le royaume Lombard- Vénitien , nous avons cédé à leur demande; car, il faut bien l’avouer, la vanité d’auteur est facile à séduire. Ainsi sera complétée l’entière exploration de la Péninsule italique , si notre âge et de laborieuses fonctions nous le permettent. En attendant , nous livrons au public un tome cinquième consacré aux duchés de Parme, de Modène et de Lucques ; contrées intermédiaires v. l

placées entre la haute et la basse Italie, et, par leur climat et le mélange des races, participant aux caractères physiques et moraux des points extrêmes.

Pour les trois principautés dont nous allons nous occuper, comme nous l’avons fait dans les volumes précédents , nous continuerons à séparer ce qui concerne la statistique de la description des villes , de leurs monuments et des objets d’art ; celte méthode nous semble avoir l’avantage de ne point mêler des choses entièrement distinctes , de les mieux rassembler chacune dans un même cadre, d’en donner une idée plus nette, et de permettre facilement des recherches, si l’on voulait honorer quelques parties de ce voyage d’une spéciale attention.

Le gouvernement français a bien voulu nous continuer sa bienveillance, nous communiquer tous les documents qu’il possède, et nous faciliter, autant qu’il dépendait de lui, l’examen de contrées où quelquefois les étrangers éprouvèrent des difficultés qui , Dieu merci , ne nous ont pas été opposées. Nous devons donc en témoigner ici notre reconnaissance aux administrations de Parme, de

Modène et de Lucques. C’est surtout à Parme que nous avons trouvé un véritable empressement à favoriser notre travail par la communication de documents officiels qui , en faisant connaître le bien, n’ont point dissimulé le mal, là où il pouvait s’en rencontrer.

C’est donc pour nous un devoir d’exprimer toute notre gratitude pour MM. le baron Mistrali , ministre des finances, Salatti, ministre de l’intérieur, le commandeur Pazzoni , président du conseild’état, Bertollini et Molezini, président et secrétaire de la chambre de commerce et d’agriculture, les honorables directeurs des hôpitaux , de la prison, et M. Paul Toschi, célèbre graveur et directeur du Musée. Nous devons également remercier le docteur Galloni, de Reggio, dont l’hospice des aliénés jouit d’une si haute réputation , et MM. les administrateurs de la maison de réclusion et des établissements de bienfaisance à Lucques, qui nous ont remis de précieux renseignements.

Page 1