INSTRUCTION POUR LES FILLES
Nomb. connus.
A Modène....
Maison ducalo d’éducaiion de S'^Paolo.
105 élév.
Pensionnat des religieuses du Corpus-
Domini
Collège des Orphelines de Santa Cane-
rina
Id. des Dominicaines; pensionnat et
écoles publique?
Ecoles de charité tenues par les reli-
gieuses de Jésus
A Reggio
Sept écoles de charité des religieuses de
Jésus
A Carpi
Maison d’éducation de sœurs de Santa-
Clara
Ecoles de charité des sœurs de Jésus. .
HO
A Correggio..
Salle d’as'le dirigée par les Capucines.
A Formigine.
Congrégations dépendantes de l’établis-
semeut cential de S" Filippo di Neri.
Total
721 élév.
La maison d’éducation de Santo-Paoloa
été fon-
dée et dotée en .1816 par la munificence du dernier souverain, François IV, en faveur des jeunes filles pauvres ; leur nombre était fixé à ioo ; mais le zèle et la charité l’ont souvent dépassé. Pour lui donner une prospérité plus assurée, on la plaça sous l’immédiat patronage de la duchesse et la directrice fut choisie parmi les daines du palais. Outre les principes religieux, la lecture, l’écriture et l'arithmétique, les élèves y apprennent tout ce qui se rapporte aux travaux domestiques. Leur vêtement est uniforme, et les plus stndieuses, les plus intelligentes deviennent i nstitutrices et sous-maîtresses. Arrivées à l’àge adulte, ces jeunes filles sortent de l’établissement pourvues d’un trousseau, du pécule provenant de la part afférente à leur travail, et quelques-unes, celles qui se sont le plus distinguées, avec une dot qu’elles doivent aux bienfaits du royal fondateur. On reçoit aussi, dans cet institut, au compte des particuliers et moyennant une modique pension , d’autres élèves auxquelles la meme instruction est accordée. C’est un des plus beaux établissements de bienfaisance de la capitale et procurant à de malheureuses enfants des connaissances proportionnées à leurs besoins et de bonnes habitudes sociales.
Le collège des orphelines deSanta-Catterina remonte à i563; mais il a éprouvé les changements que le temps et les lumières ont nécessités. Une cin-
INSTRUCTION PUBLIQUE. 2lg
quantaine de pensionnaires y reçoivent l’éducation, et on y admet encore un grand nombre d’externes. Ce mélange d’enfants payant avec ceux reçus gratis est-il en soi une bonne chose ? N’est-il pas à craindre qu’il y ait une différence de soins, de prédilection en faveur des plus riches, et, si elle existe* que les élèves ne s’en aperçoivent? De là peut-être orgueil d’un côté et humiliation de l’autre. Au reste, nous ne faisons cette observation qu’en thèse générale, et sans formuler aucune accusation contre le collège dont il est question; il mérite les plus sincères éloges.
Les écoles des Filles de Jésus, branche des jésuitesses, se dévouant à l’enseignement, sont établies pour les plus pauvres classes de la population. On y reçoit même les enfants du sexe féminin dès l’àgele plus tendre, et, pour celles-là, l’école commence par être une espèce de salle d’asile. Le soir, elles sont ramenées à leur domicile par des surveillantes salariées. Tous les jours, on distribue un potageaux élèves. Comme àSanto-Paolo, à l’enseignement élémentaire se joint l’occupation manuelle, et les métiers que ces jeunes filles apprennent sont principalement la fabrication des bas, des chapeaux de paille d’épeautre (1), des cordonnets, du tissage
(I) L’épeaulre, ou froment local , est une espèce de blé dont la paille flexible est préférée pour la confection de ces chapeaux.
HOSPICES
et de la couture ; elles reçoivent aussi le prix respectifdeleur travail. Commeon le voit, San (o-Paolo et Sanla-Catterina sont, à la fois, des établissements d’instruction et de charité, et c’est en cela que leur utilité est si grande; car ils pourvoient en même temps au présent et à l’avenir du pauvre.
HOSPICES
Quoique les hospices des duchés de Modène et de Reggio aient presque tous adopté plusieurs des perfectionnements prescrits par la science moderne , ils ne présentent néanmoins rien d’assez remarquable pour leur consacrer de particulières observations, et nous nous bornerons à nous occuper spécialement de celui des aliénés de Reggio , qui mérite non-seulement l’examen attentif des voyageurs , mais l’étude approfondie des hommes de l’art médical ; c’est sans aucun doute un des plus importants, et peut-être le premier de l'Europe sous le double rapport de l’excellente distribution des bâtiments et du traitement des malades confiés aux soins du célèbre docteur Galloni , médecin éclairé, modeste, tout entier à l’étude des maladies morales, qu’il poursuit à la fois avec conscience et passion , et dont les observations, exemptes de l’esprit de système et de l’orgueil que
HOSPICES
trop souvent il fait naitre, le conduisent toujours à modifier le traitement, s’il ne répond pas aux espérances que l’on pouvait concevoir. En un mot, c’est un savant parfaitement honnête homme, et tout le monde se plaît à le reconnaître.
Le nombre moyen des aliénés est d’environ igo, parmi lesquels se trouvent des pensionnaires venus de pays étrangers et placés à cet hospice sur la réputation qu’il s’est justement acquise. Nous y avons vu des Allemands, un Russe et deux Français, dont un marquis, que la vanité poétique avait rendu fou et quelquefois furieux. Aussi les malades sont-ils divisés en trois catégories, et le prix de leur pension varie. Les étrangers payent 2 fr. 25 cent, par jour; les indigènes riches ou aisés 1 fr. 75 cent., et les pauvres , entretenus aux frais des communes, 1 fr. 25 c. On voit que tous payent, et ou ne les reçoit , s’ils ne sont pas nationaux, que sur l’autorisation du gouvernement. Pour ceux appartenant aux états de Modène, il suffit de présenter un certificat légalisé du médecin de leur commune. Cependant celte différence dans le prix de la pension n’en fait point naitre pour les soins médicaux, la nourriture et le logement. Egaux par le malheur , tous ces aliénés sont également traités ; tous ont le même uniforme simple, commode et se composant d’une veste et d’un pantalon de toile ou de drap, selon la température atmosphé-
HOSPICES
rique ; néanmoins ii est des cas où l'ordonnance fléchit , et l’on permet quelquefois à certains insensés de porter des habits plus conformes à leurs désirs , pour ne point irriter une manie , assez rare du reste chez les hommes et qui possède fréquemment le sexe féminin. Le vaniteux marquis français, que nous vîmes jouant au billard avec un ecclésiastique italien, n’était point astreint à l’uniforme.
Le traitement curatif consiste principalement dans les travaux qu’on leur procure le plus possible, et les récréations qui leur sont presque toujours permises eri commun. Persuadé que le siège de la folie est dans le cerveau, M. Galloni s’applique à le tenir toujours occupé d’idées étrangères à la monomanie de ses malades, que souvent aussi il livre à une grande activité de corps, tout en laissant l’esprit parfaitement tranquille.
Les aliénés sont donc chargés, en grande partie, des soins domestiques de l’établissement , de ceux du jardinage, de la filature, du tissage des étoffes, de la couture, etc., selon leurs forces et leur sêxe. On leur accorde aussi le plaisir de la danse qui , en général , a un vif attrait pour les fous, et ceux de l’hospice de Reggio s’y livrent avec une constante ardeur. On les conduit même, sans inconvénients, à la promenade dans la campagne où on leur prépare un repas; cet exercice a l’avantage
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de leur faire croire qu’ils ne sont point captifs. L’air pur, la' vue des champs, la marche, l’apparente liberté dont ils jouissent calment leur imagination et la détournent des idées fixes qui les poursuivent; pendant ces courses, aucun n’a cherché à s’échapper et à tromper la surveillance des gardiens.
La musique possède pareillement le privilège d’exercer sur eux une influence extraordinaire, et le directeur , qui a parmi ses pensionnaires des musiciens, organise fréquemment des concerts; c’est au reste un moyen médical déjà employé, près de Naples, à la maison des aliénés d’A versa , et dont il est fait mention au deuxième volume de ce voyage. Enfin , chose difficile à croire, mais qui existe pourtant, l’hospice de Reggio renferme un petit arsenal, où se trouvent des fusils , des armes blanches de rebut, des gibernes, des schakos, et ces insensés qui sembleraient devoir être si dangereux, dont plusieurs sont sujets à des accès de fureur, montent la garde, manœuvrent au son du tambour et sont enchantés de revêtir l’habit militaire; c’est l’exercice où ils se plaisent le plus. M. Galloni croit que la discipline rigoureuse, à laquelle ils se soumettent alors, a sur leur moral un effet salutaire et les ramène à des pensées d’ordre et de volontaire obéissance; en général, il s’applique, autant que possible, à guérir les maladies de l’esprit
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par des moyens moraux , spirituels, à combattre une intelligence viciée par une saine intelligence, sans négliger cependant les traitements physiques ni les secours de l’art médical ; il cherche surtout à fixer, à calmer les idées des aliénés. Jamais il ne les irrite, jamais il ne parait les contraindre et parvient non-seulement à diminuer le nombre et la violence des accès , mais à posséder l’affection et la confiance des malades. Pour agir ainsi, pour employer tous les moyens qu’on vient d’énumérer, il faut, comme à l’hospice de Reggio, avoir un local vaste , aéré , des champs, des jardins dépendants de l’établissement, et c’est ce qui manque à presque tous ceux de l’Europe.
L’habile médecin dont la méthode curative vient d’être exposée brièvement suit aussi une autre classification que celle usitée dans la plupart des autres hôpitaux. Les dortoirs, de médiocre grandeur, ne peuvent contenir que peu de lits, et cela est fait à dessein, pour réunir dans une même salle les aliénés du caractère le plus opposé. On a remarqué que ce contraste produit un effet salutaire; ainsi, au lieu de mettre les turbulents avec leurs semblables, de rassembler les tranquilles avec ceux de même nature, on place, au contraire, près l’un de l’autre un fou turbulent et un tranquille, un mélancolique et un jovial. Le docteur prétend que de ces contrastes résulte assez souvent la guérison. Un
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fou Se moque ordinairement d’une folie qui n’est pas la sienne ; il aperçoit les défauts de son voisin et il en naît des réflexions qui peuvent le ramener au bon sens. -
Les fous et les folles sont à peu près en nombre égal et suivent la proportion des naissances de l’un et de l’autre sexe. Ainsi qu’on l’a déjà fait remarquer en décrivant l’hospice des aliénés à Rome, les causes d’aliénation sont différentes pour l’homme et pour la femme; chez le premier l’ambition, l’orgueil, la cupidité trompée, l’exaltation littéraire ou politique engendrent le plus souvent la folie. Chez les femmes, elle provient de l’amour, de la jalousie et d’une prédisposition physique, la nymphomanie, dont tous les hôpitaux du même genre présentent de si tristes, de si dégoûtants exemples; aussi sont-elles plus sujettes à la fureur, et même au désir du meurtre. Plus rarement l’excès de la débauche, d’une honteuse et criminelle habitude allèrent les facultés mentales des hommes; mais alors c’est dans l’imbécillité, dans le crétinisme qu’ils tombent et sans espoir de guérison.
M. Galloni ne croit pas que la religion produise fréquemment la folie. Il est bien des hommes religieux qui deviennent insensés et donnent alors des marques d’une piété exaltée; mais cette surexcitation ascétique est le résultat du mal , mais ne le fait
pas naître. Un tableau des diverses professions at-
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teintes d’aliénation le prouvera à la fin de ce chapitre. Si les remarques de l’habile observateur sont justes, et elles doivent l’être, la religion catholique est moins sujette que la protestante à développer les maladies mentales. Le protestantisme en permettant l’examen, en matière de croyance, en portant l’esprit à méditer sans cesse sur des mystères qu’il n’est point donné » l’intelligence humaine de pénétrer, la précipite dans un abirne. Si le corps est accablé par un trop lourd fardeau, l’âtne suc-* combe également sous d’insolubles questions. Le catholicisme, au contraire, en commandant la foi, en nous soumettant à la révélation, aux prescriptions de l’Eglise, excite moins la vanité, un des grands principes de la folie.
Les observations de M. Galloni lui ont fait aussi acquérir la conviction que la plupart des fous appartiennent à des familles qui, à diverses époques* avaient compté, parmi leurs membres, des insensés ; que même une femme, saine de corps et d’esprit, mais sortant d’une de ces familles, pouvait communiquer cette funeste disposition à ses enfants. Selon lui, comme la goutte, comme la pierre, l’aliénation mentale se transmet de l’aïeul au petit-fils, et même après plusieurs générations, non toutefois sans que les individus intermédiaires ne soient plus ou moins sujets à des idées bizarres, à une vague inquiétude, qui pourtant ne les empê-
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cheht pas d’avoir les apparences du bon sens et de vaquer à leurs affaires; mais, pour l’observateur, il est certain que le vice héréditaire, que le germe du mal ne sont point détruits. Cette opinion est fondée sur de longues observations, sur des documents prétendus irrécusables, et le docteur affirme qu’il peut citer, à leur appui, des faits, des dates et des noms.
Proportionnellement à la population, le nombre des aliénés est considérable en Lombardie, et géographiquement on entend, par pay9 lombard, tout l’espace en plaine situé entre les Alpes et l’Apennin ; ainsi les basses contrées du Parmesan et du Modénois y sont comprises. C’est là que les maladies mentales se déclarent le plus fréquemment, et il n’est que trop certain que celle appelée pélagra(i),qui est endémique dans ces provinces, y produit la folie chez ceux qui en sont frappés. Voici sa marche, unique peut-être en son espèce, lente et cruelle, et que les remèdes essayés, -jusqu’à ce jour, ont bien peu souvent arrêtée. La pélagra est intermittente à longs intervalles; elle se montre aux mois d’avril et de mai, et dure j usqu’à l’automne pour reparaître plus intense l'année suivante et à la même époque. Pendant l’hiver elle s’affaiblit
(1) I.e nom de la pélagra vient de pelli$ tpgra, peau malade. Les paysans t'opj client encore mate rosso , mal roug-'.
HOSPICES
considérablement encore, et revenant, presque toujours aggravée, à la troisième année, tue ie malade avec délire monomaniaque et tendance irrésistible au suicide; mais si l’on empêche le patient d’accomplir son funeste dessein, il meurt de consomption. Cette maladie éruptive commence aux parties dorsales des mains, à la convexité du nez et au sternum près dès clavicules ; à la deuxième année l’éruption s’étend considérablement et le système nerveux est attaqué; le malade alors a des pesanteurs de tête, des tintements d’oreilles, des vertiges, et ses pas sont vacillants. A la troisième, pus et sanie à la peau, pénétration de l’irritation dans le cerveau; la folie se déclare et bientôt la mort arrive. A l’hôpital de Parme nous avons vu une jeune fille de douze ans ,' atteinte d’une pélagra intense, et poursuivie du désir de se suicider en se précipitant par la fenêtre; il fallait la surveiller sans cesse et l’attacher lors des paroxismes. Rarement on obtient la guérison par les moyens médicaux, ou plutôt la cessation des signes extérieurs; mais en prolongeant de quelques années la vie du pélagreux, on lui fait un triste présent; car on lui donne, en échange de la douleur, un état de faiblesse continuelle, de nullité absolue et enfin d’imbécillité. Ce sont ordinairement les sujets débiles, d’une mauvaise constitution habituelle, qui jouissent de ce funeste avantage de survivre à eux-
HOSPICES. â2g
mêmes et qui finissent pourtant par mourir d’hydropisie ou de phthisie pulmonaire.
Le lecteur connaît maintenant la marche, l’aspect et les effets de ce terrible fléau ; mais quelle en est la cause? Ici plusieurs opinions s’élèvent. Les uns l’attribuent à la mauvaise nourriture des gens de la campagne, à leur malpropreté constante, aux logements humides qu’ils occupent ; car c’est aux champs que le mal sévit principalement ; les autres àde pénibles travaux. Cependant cesdélétères conditions de la classe rurale, qui sont malheureusement très-communes, existent sur plusieurs points de la France et de l’Europe, et la pélagra y est inconnue. D’ailleurs, de l’aveu même des vieillards, ordinairement louangeurs du temps passé et détracteurs du présent, laudatores temporis acti, l’aisance des paysans a beaucoup augmenté en Lombardie depuis le commencement de ce siècle ; ils se logent , se nourrissent, s’habillent mieux. Enfin une troisième opinion se répand depuis quelque temps ; c’est que le maïs, étant à peu près la seule nourriture végétale des cultivateurs lombards, produit la pélagra, lorsqu’il a été attaqué d’une détérioration connue sous le nom de verdcrame (verd de gris) et semblable à l’ergot du seigle qui rend dangereux l’usage de ce grain ; mais le seigle ergoté, quoique procurant des maladies, ne donne pas des dispositions à la folie. Au milieu de
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toutes ces incertitudes sur les causes et le remède, l’ennemi continue ses hostilités, gagne du terrain et franchit ses anciennes limites. Longtemps restreint aux deux rives du Pô, il commence à envahir la chaine de l’Apenni». Sont-ce des mariages contractés plus fréquemment qu’autrefois entre les habitants de la plaine et des montagnes, qui l’y ont introduit ? Cette dernière hypothèse est la plus plausible, et il nous a paru que M. Galloni l’adoptait, puisqu’elle tend à prouver que l'aliénation mentale se transmet par alliance. Peut-être avonsnous donné trop de détails sur cette pélagra, dont le congrès médical français s’est dernièrement occupé (1); mais nous avons cru devoir faire connaître les documents que nous possédons sur un mal si cruel, peu connu hors de l’Italie supérieure, qui s’y est cantonné et ressemble, sous ce rapport, à la plika (2), uniquement endémique en Pologne.
(t) On y a prétendu que celte maladie commençait à s’établir dans les Basses-Pyrénces , où l’on se nourrit aussi de maïs. M. le préfet de ce département nous a dit que c’était une erreur.
(2) La plika ou Irichoina est une agglutination , une espèce de feutrage de la barbe et des cheveux. La peau du cr&ne et du menton éprouve une vive irritation; les poils qui y sont implantés s’alongent démesurément, se collent entre eux , et souvent suintent du sang. Elle a quelquefois poursuivi les Polonais hors de leur pays , et n’attaque jamais les autres nations. On prétend même qu’en Pologne les animaux domestiques et sauvages sont sujets à la plika,
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Voici maintenant deux tableaux dus également à la complaisance de M. Galloni; l’un donne le nombre des aliénés reçus à l’hospice de Reggio depuis 1 8u2 jusqu’en 1 844 » et fait connaître le sort qu’ils y ont éprouvé; l’autre, rangeant les malades par catégories de professions, dénonce, pour ainsi dire, celles où la folie est la plus fréquente.