HOPITAL DES FEMMES
Un seul médecin en chef y est spécialement attaché, et ce sont les médecins ordinaires et le professeur de haute chirurgie de l’hôpilal des hommes qui en font Je service. Sur une moyenne décennale, 4$4 femmes y sont reçues annuellement, et l’on peut compter au rang des maladies régnantes, en général, pendant le cours de toute l’année, les bronchites, l’aslhme , la dyssenterie, l’éthisie, les chloroses scrofuleuses et les infiltrations séreuses appelées anasarques; elles l’emportent de beaucoup sur les aiguës ; mais il en est de particulières aux saisons. Pendant l’hiver, les pleurésies , les catarrhes , la toux convulsive, sévissent principalement ; en été, ce sont les fièvres nerveuses et intermittentes et les gastro-entérites.
La mortalité est de 2 1 p. 0/o , et l’on a lieu d’abord d’en être surpris lorsqu’on sait que celle des hommes s’arrête à 1 1 ; mais l’étonnement cesse si l’on réfléchit aux accidents qu’ils éprouvent et qui n’atteignent point le sexe féminin; en effet, beaucoup d'entre eux sont admis à l'hôpital pour de légères blessures causées par des rixes, des chutes , les travaux des carrières, des constructions, des manufactures et presque tous guérissent en quel-
HOPITAUX, HOSPICES, ques jours. Peu de femmes, au contraire, sont sujettes à de semblables accidents; mais beaucoup réclament les soins de la charité publique, déjà frappées de maladies chroniques et incurables, arrivées au dernier degré.
Le service des salles est confié à 1 1 servantes choisies parmi les filles de l’hospice des orphelines reconnues pour les plus aptes à cette fonction et les plus intelligentes. Comme à l’hôpital des hommes, la dépense par tète et par jour ne dépasse point 75 centimes (i).