HOSPICE DES OHPIIELINS ET DES ENFANTS-TROUVÉS
Confié à un gardien , que secondent des aides chargés de divers détails de l’administration et de maintenir le bon ordre , cet hospice des enfantstrouvés et des orphelins de père et de mère est uni à l’hôpital de la Miséricorde et peut contenir i5o enfants; mais ordinairement ils ne dépassent
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pas le nombre de 1 12 à 1 15. Leur entretien, comprenant la nourriture, les vêtements et l’instruction, n’est par tête et par journée, que de i3 sous, monnaie du pays, soit 45 centimes. On les admet à l’âge de 5 ans et on les garde jusqu’à 18. Les plus jeunes sont employés à la filature, et lesautres apprennent divers métiers qui leur permettront, à la sortie de l’hospice , de vivre honnêtement ; mais on préféré leur enseigner ceux de cordonniers, de tailleurs, de tisserands, etc., qui peuvent être utiles aux hôpitaux et hospices pour lesquels on les fait travailler; ils tissent donc, par exemple, toutes les toiles de lin , de chanvre, de coton et les lainages dont ces établissements ont besoin. Cependant, lorsqu’ils montrent une précoce intelligence et de l’aptitude pour des états plus relevés, on les confie, à l’extériewr, à des maîtres d’une moralité et d’un talent reconnus. Le produit de leur travail journalier, exécuté à l’hospice, est estimé à 4 sous lucquois, qui sont partagés entre l’établissement et les enfants ; mais ceux-ci ne peuvent jouir de la part qui leur revient qu’à l’âge de 18 ans accomplis et au moment de leur sortie, lorsqu’ils doivent pourvoir par eux-mêmes à leur subsistance. Les heures qu’ils emploient aux travaux qu’on leur impose sont sagement calculées de manière à ne point les fatiguer et à leur permettre d’apprendre à lire, écrire et calculer à l’é-
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cole d’enseignement mutuel attachée à la maison ; quant au travail manufacturier, un maitre habile les inspecte et les aide de ses conseils.
La nourriture, plus que suffisante, consiste en potages, pain de bonne qualité, viande, légumes et vin ; les jours de fêtes et pendant le carnaval, elle est plus abondante encore et plus variée.
L’administration possède deux succursales hors de la ville; l’une, vaste et même élégante, aux bains thermaux de Monte-Catini, et l’autre à Viareggio, sur le rivage de la Méditerranée. Pendant l’été, les élèves de l’hospice peuvent faire usage des eaux minérales lorsqu’elles sont ordonnées par le médecin; mais, à Viareggio, tous les enfants du premier âge et des deux sexes prennent les bains de mer comme préservatif des maladies scrofuleuses. On voit que rien n’est négligé pour soigner également l’intelligence et la santé de ceux que la charité publique adopte.