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CLERCS RÉGULIERS ET RELIGIEUSES

La république cisalpine abolit les corporations religieuses, et l’interdiction subsista tout le temps que Napoléon porta, la couronne du royaume d’Italie. Après sa chute, et lorsque Parme devint pour ainsi dire une annexe viagère de l’Autriche, <4 couvents d’hommes et 7 de femmes furent rétablis, mais à des conditions qui mettaient des bornes à leurs propriétés, soit en biens-fonds, soit

40 ADMINISTRATION RËLIGIE11SE.

en rente , comme on le verra dans le tableau suivant :

Ordre» religieux et nombre de couvent».

Individus.

Dotations.

Bénédictins 1

Dominicains 1

Prêtres de la mission, 1

Observantes ‘K

Capucins »

Réformés •

Dominicaines 1

Insulines.

Tliérésieunes i

Bénédictines i

Capucines 2

Ils possèdent des biens que l’État leur a concédés, et la faculté d’acquérir jusqu’à la somme de 40,000 f. de rente.

> Pensionnés par l’État.

Elles jouissent d’un revenu de 15,000 fr. et peuvent l’augmenter jusqu’à 20,000.

Pensionnées par l’Étal , et de plus possédant en biensfonds 56,000 fr. de rente qu’elles pourront porter, par acquisitions, à 50,000.

Toutes pensionnées par l’État.

On reconnaît la prudence autrichienne , dont le duché de Parme suit maintenant les traditions, aux obstacles opposés à l'augmentation indéfinie des biens de main-morte; une fois pour tout, elle a fixé aux couvents qui ne sont pas pensionnés une limite à la faculté d'acquérir, et dispense ainsi le souverain du soin de refuser ou ‘d’autoriser par

ordonnance; sans le dire, elle restreint aussi le nombre des claustrés; car, soit pensionnés, soit possesseurs de terres ou de renies , ces établissements ne peuvent recevoir que les sujets qu’ils ont la possibilité d’entretenir.

Le nombre des Israélites domiciliés ne dépasse pas 700, dispersés dans g localités. Les trois communes qui en renferment le plus sont Parme , Firenzuola et Guastalla ; dans chacune ils s’élèvent à peu près à une centaine, et pour la capitale c’est à peine ‘/; p. 100 de sa population; ils s’adonnent au commerce, aux courtages, et, dit-on, aussi à la contrebande ; mais, si l’accusation est fondée, cette périlleuse entreprise ne serait exercée que par la classe la plus infime de leur caste.

Dès son arrivée dans le duché de Parme, l’impératrice Marie-Louise ordonna la rédaction d’un code civil et criminel destiné à remplacer de vieilles lois remontant aux siècles féodaux, et qui fût en harmonie avec les changements opérés dans

les mœurs el les besoins nouveaux du pays. Plus tard on y joignit ceux du commerce et de procédure. Le Code Napoléon servit de base au travail des habiles jurisconsultes que la voix publique avait désignés, et leur œuvre, attentivement révisée , fut promulguée et devint exécutoire en 1817 pour les deux premières parties, et pour les deux autres en 1 820. Cet hommage rendu aux lumières du siècle, cette condescendance au vœu national, causèrent une vive satisfaction ; car on s'était promptement attaché à la sage simplicité, à la profonde raison de nos lois , à leur égale application à tous les citoyens, quel que fût le rang social qu'ils occupaient. Ainsi s’évanouirent des usages, des coutumes qui différaient d’un lieu à un autre et s’entrechoquaient , si l’on peut se servir de cette expression. Le fond de la législation est donc maintenant tout français.

Les tribunaux d’appel, civils, criminels, correctionnels, commerciaux, sont, en conséquence, organisés comme les nôtres , suivant , en ce qui concerne leurs attributions, la même voie; el un tribunal suprême est , sous une autre dénomination , une réelle cour de cassation. Les causes civiles et criminelles y sont publiquement plaidées par des avocats, contrairement à ce qui se passe en plusieurs contrées de la Péninsule , où elles se jugent encore à huis-clos et sur pièces écrites.

A la tête de l’administration judiciaire se trouve, sous le titre de président, le ministre de l’intérieur, chef de la magistrature et sommité de la hiérarchie suivante :

TRIBUNAUX APPELÉS COLLÉGIAUX.

Tribunal suprême'siégeant à Parme.

— d’appel Plaisance,

Tribunaux civils et criminels, 2. . . Parme el Plaisance.

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