CHAPITRE XXIIL
Division du Pachalik d*Aylone. Observations sommaires sur son état ancien. Description de la Taulantie ou Musachè^ depuis Berat jusqu'au fleuve Genussus ou TobL Sources de la branche droite de VApsus. Lac Treboutchi. Rivière de Carbonates. Ruines de Daulia. Limite septentrionvle du Sangiac d'Avlone.
Strabon place dans l'illyrie macédonienne ^ les peuples de la Taulantie qui habitaient du côté de l'Adriatique ) sur le plateau occidental qui s'appuye aux monts Gandayiens. Il range ensuite en procédant du midi au septentrion, les Buliones. ou habitants du canton de Skrapari , les Apolloniates qui occupèrent sur les deux rives de l'Aoùs y l'étendue actuelle du Yillaîeti d'Avlone. Les Taulau-^ tiens proprement dits ou Musachéens, les Penestes que je crois être les riverains du lac Treboutchi, les Parthtniens ou vassaux du Cadilik de Presa , et les Phryges qui vivaient aux bords du fleuve . Matis , maintenant appelé Matia. Toutes ces peuplades possédaient au rapport des écrivains anciens, un pays fertile, riche en fruits, en vignobles, en productions variées, à l'exception de quelques parties montueuses, qui étaient habitées, comme elles le sont maintenant,
3o4 TOTAGZ DANS LA GHBGE,
par des hordes belliqueuses, adonnées au brigan* dage^et plongées dans la même anarchie, où Ton retrouve les Schypetars du mont Dgirad , d*Elbassan , et des missions latines des Mirdites. Cependant ce pays était généralement considéré du temps des Ro* mains, malgré les mœurs féroces de ses habiunts, comme une source féconde de richesses. Les pro* consuls de ce temps-là , comme les satrapes maho* métans de nos jours accoutumés à y Cuire fortune, n^étaientpas traités différemment à Rome, quils ne le sont par les membres du divan. En un mot le titre de gouverneur de la moyenne Albanie, répondait et répond encore à celui dun proconsul opulent, dont il est également avantageux d'être le protecteur, ou le protégé.
La Taulantie, plus que les autres parties de la Grèce, a éprouvé le fléau de toutes les guerres qui précédèrent l'établissement et la chute de lempire d'Orient. Ses villes avaient été déjà plusieurs fois détruites et relevées 9 lorsque Justinien, touché des malheurs d'une province dans laquelle il était né, ordonna de rebâtir Trana ou Tyranna, Avlone et Mouseîon , maintenant appelée Moschopolis, ou vUle des Moschesj peuplade pélasgique qu'on croit avoir donné son nom au Musaché. L'empereur fit en même temps fortifier le défilé des portes candaviennes, et bâtir des postes militaires, pour arrêter les incursions des barbares, qui se répandaient dans les provinces de lempire, dont ils tramaient les ha* bitants en esclavage, jusqu'au delà du Danube. Mais ces châteaux , comme la multiplicité des lois de Jus»
CUA.PITRE XXIII. 3o3
tinîen (i) , ne pouvaient plus soutenir un colosse frappé de vétusté , dont les pieds reposaient sur un sol volcanique. Les Scytho «• Slaves , les- Triballes , avaient renversé ces téti*ap jrges , lorsque d autres peuples du nord, enfants de la Scandinavie, les Normands , parurent à leur tour dans nilyrie. Vainqueurs des Sarrasins aux champs de Syracuse, vain« queurs des Grecs, sujets de la nouvelle Rome, aux plaines de Dyrrachium , lieu témoin des combats de César et de Pompée, les soldats defioger, poussés, par rinstinct de la gloire , venaient s'établir dans les plaines de TApsus, pour y attendre les Turcs, qui se préparaient à entrer sur la scène de l'Europe ! Mais le sort de la Grèce était arrêté dans les immuables décrets de la providence, et ni les descendants des Normands , ni les e£Ebrts de Scanderbeg qui suspendit un moment le cours de la fortune d'Amurat, ne purent sauver Tlllyrie macédonienne , que ses successeurs accablèrent du poids de leurs armes. Rangée depuis ce temps 50us le joug des Turcs, orgueilleuse de ses fers, l'Albanie, dont une partie des superbes habitants embrassèrent la religion du vainqueur, a oublié sa gloire antique, pour s'attacher aux sultans dont ses guerriers sont les meilleurs soldats et les sujets les plus inacessibles aux suggestions étrangères (2).
(i) Cormptîssima reîpiibEce, plurinue leges. Tacit.
(a) L'Albanie et la Bosnie sont à juste titre les deux proTincet regardées comme les boulevards de l'empire ottoman, à cause de l'esprit belliqueux de leurs habitants , auxquels un fanatisme aveugle tient lieu de patriotisme et d'honneur.
3o6 VOTAGB DANS LA G R JB C fi |
Cest ici le lieu de fixer ^ suivant Tordre des temps ^ les démarcations de la moyenne Albanie , lorsqu elle eut cessé detre appelée Thème, ou préfecture de Dyrrachium. On sait que les historiens de Scanderbeg assignent pour bornes au royaume de ce prince, le golfe d*Ambracie et les bouches de Cataro. Ils re« culent vers TOrient ses frontières jusqu'à la Servie , ce qui lui donnerait plus d^éteodue qu'au territoire dépendant des rois de Macédoine. Mais en lisant l'histoire^ on voit que ce prince ne possédait, à proprement parler, que Croie, Lissa, Dyrrachium^ et la partie du Musaché qui s^étend le long de la rive droite de VApsus. On apprend en même temps, qu'en sa qualité de soldat de Jésus -Christ (titre qu'il prenait ) , Scanderbeg était chef d une ligue composée de seigneurs latins, qui tenaient sous diyers titres de duchés et de comtés , les principales contrées de la haute Albanie. C^éfaient au nord les seigneurs du Zadrima, district voisin du lac Labéatis, et de Oaîm dans la Dardanie. Il comptait d'une autre part sous ses drapeaux, Paul Ducagin, frère de Nicolas , seigneur de Ducates et de Canina ; les tribus indépendantes de la Chimère, les barons d'Argyro-Castron, de Tite-la-basse ouTitopolis, maintenant appelée Tebelen (i) , et de Chomile place forte, voisine de Zulati. Dans ce catalogue, il n'est pas parlé d'Arta, que Cyriaque d'Ancône visitait à« peu-près à cette époque, et qu'il nomme Acamania,
(i) Voytz le* fragmenu d*uiie duroniquc trouvé» à Argyro« Caitron, c. XXV de ce voy«|;e.
CHAPITBS XXIII. 3o7
ni de Janina ville alors florissante , et déjà conquise par les Turcs. Ainsi il était chef d une confé* dération de grands seigneurs, plutôt que souverain et roi, dans Tacception ordinaire de ces titres augustes. Il n occupait pas même le château de Berat, dont Âmurat s'était rendu maître, après la mort de Théodore Corone, son dernier seigneur, arrivée en i44o. Le prétendu royaume de Scanderbeg, se réduisait donc approximativement au modeste Pachalik de Croïe , et riiiustration de ce prince tenait plus à sa personne et à ses vertus guerrières, qu'à l'étendue du pays qu il possédait à titre de monarque.
Le district d*Avlone, ( qui formait la frontière du territoire de la seigneurie de Georges Castriot ) et dont le chef- Heu «st Berat, fut érigé en sangiac ou satrapie de la moyenne Albanie, vers lan 1482, long-temps api es institution ecclésiastique, qui faisait de son chef- lieu le siège d'un arclievéque^ <lont les titres étendent la jurisdiction spirituelle, sur les fidèles de Belgrade et de Canina (i) . Ses divisions telles qu'elles sont homologuées au cadastre impérial de Constantinople, probablement d après les démarca* tions des enclaves féodaux qui existaient à l'époque 4e la conquête , forment treize villaietis. Une partie de de ces cantons étant compris dans les parties derÉpire, ^ue j'ai décrites ou qui me restent à faire connaître ,
(3) L'archevêque de Ber«t prend les titres de B^Xy^o^tty xal KavîvQc , Belgrade et Caninû. Sa résidence est à Moschopolis ou VosohopoUs, et ses revenus annuels sont estimés à vingt -cinq iMMirses ou , douze mille cinq cents piastres.
3o8 VOTA6S DANS LA CKKCE,
ont f>ris ou trouveront leur pkoe daifls ma narration , qui^ d'après le plan que j ai adopté, me conduit a parler des cadiliks ou divisions du Musaché et de Maille** Castra.
SANGIAC D'AVLONE.
vous DES CAHTORS DS 8À DiPERDAHCE.
Pâlœo-PQgoni.
Diynopolis. . .
Premiti
Tebelen
CantoiM appartenanU ( Coudcssi à l*ipi»e.
Idem,
à la moyenne
Albanie.
Desnitza
Avlone et TAcroc^ raune ou lapourie.
Total pour TÉpire. .
^Berat
Skrapari
I Tomoros
Maille-Castra
I Masaché
Total pour la ^moyenne Albanie. . .
Total général
NOMBRE DES ViU.1.6E5 QUI LES COMPOSEIIT.
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lO
Le lecteui* que j'ai guidé dans les défilés de FAoûs, va remarquer au lieu des détails nécessités par Fim-
CKAPiTRB xxiir. 3o9
portance d un territoire entièrement classique y dent toutes les parties, comme Fensemble, appartiennent au domaine de l'histoire, des lacunes que j-ai mieux aimé laisser subsister, plutôt que de les remplir par des indications capables d'écarter des recherches nouvelles. Ainsi je garderai le silence sur ce que je n'ai pu voir ou discuter par mm-méme^ préférant, comme le Toyageur prudent, m'arrêter cii finit la lumière ^ plutôt que de m'aventurer dans les ténèbres. Je poserai donc ici un cadre basé sur des observations positives, que d'autres voyageurs pourront un jour développer, s'ils jouissent d'assez de sûreté pour parcourir la partie de la Macédoine illyrienne, qui s^étend entre la Bosnie et l'Adriatique. Pour moi placé dans l'Épire à l'époque où la guerre divisait les pachas de Berat et de Janina, je n'ai poussé que des reconnaissances, vers cette région inhospitalière. Je ne donnerai en conséquence que des explorations et le résultat des renseignements qui m'ont été communiqués par des hommes instruits, dont la reconnaissance m!oblige de taire les noms , qu'il serait dangereux même de laisser soupçonner. Les bois, la solitude, ont été les seuls témoins de mes rapports avec ces ifiatx chrétiens ^ enfants de la Dassaretie, que leiws montagnes ont protégés jusqu^à-présent contre les attentats de la tyrannie. Puissent-ils y être toujours libres! Puissent les nobles sentiments qui les animent se perpétuer dans leurs enfants, pour montrer un jour que les Macédoniens demeurés fidèles à la foi de Jésus-Christ, ne cessèrent
3lO TOTAGS DANS LA GRicE,
jamais d*étre dignes de la bienveillance du inonde chrétien !
C'est sous le règne de Justinîen, qu'on entend parler d'une ville de riUyrie macédonienne appelée Mouseïon (i)^ comme ckef^lieu de la moyenne Al» banie , ou Taulantie des anciens y dont le territoire s'étendait entre TApsus, et le Genussus. Mais Pro* cope y ^ut énumère les TÎHes rebAties par son maître, ne nous dit pas si la dénomination de Mouseïon, renaît des Mosckes^ habitants primitifs des rochers de la Canda?ie , et la chose n'est que Traisemblable, sans être prouvée. On n'entrevoit eticore qu'une es«pèce de clarté par le récit de Lavardin, seigneur du PlessiS; historien de Scanderbeg, qui appelle la contrée que je viens dindiquer, du nom de Musaché quelle porte, et sons lequel elle fut gouvernée par un seigneur nommé André Tocchi ou Thopie , jusqu'au temps d'Amurat, père de Mahomet II. Enfin la ville de Moschopolis que tes Valaques et les Grecs, nomment Yoschopolis, prouve qu'il y eut toujours un canton plus ou moins étendu dans FIllyrie, qui fut appelé Mosche et probablement par corruption Musaché.
Le second canton est celui de Maitle^Castra (a)^
(x) Procop., De j^Jifieiu, lib. 4-
(i) J'ai déjà dit qne les Schypetars, dans leur langue , ap* pellent les montagnes maU et maillé au pluriel; et il me semble probable y sans que cela soit démontré ^ qu'ils aient pu désigner la partie occidentale du Musacbé dans le sens de I explication que je donne.
chapithe XXIII. 3ii
ou camps situés sur des éminencesy suivant l'étymologie schjpe qui dériverait des camps de César et de Pom" pée, dont on retrouve des traces au vobinage de l'Apsus. Cette conjecture formée sur les lieux, me paraît assez probable, pour expliquer ainsi la dénomination de la partie maritime du Musacbé, dont je vais esquisser la topographie.
Au sortir de la ville basse de Berat, on entre dans les plaines spacieuses et fertiles du Musaché, que TApsus ou Beratino dans son cours torrentueux tra* verse, en se creusant chaque année, de nouvelles sinuosités y et en formant des ties , ou des attérisse** ments, des débris des avalanches, et des arbres qu'il entradne en se précipitant des flancs du mont Tomoros. A la distance d'une demi*Iieue dans le trajet suivi par les voyageurs, le terrain qui s'exhausse à Torient offre des villages et des coteaux cultivés jusqu'à Petroudi , éloigné de quatre milles de Berat. Au nord de ce hameau coule une rivière, qu'on suitpen** dant une lieue jusquau dessous de son confluent avec celle de Grabova. Ces deux rivières ^les en cours, prennent leurs sources, près de Maritziani, sept lieues environ à Vorient, dans les montagnes de Voschopolis, appelées Ora, dont Niger a dérivé le nom d'Uréum, qu'il donne improprement à rApsus(i). Grabova bâti à la rive gauche de la rivière , à l'entrée d'une vallée fertile qui s'enfonce à l'orient, est re« marquable à cause d'un sérail ou palais du visir Ibrahim , et d'un khan fréquenté par les voyageurs qui se
(i) Dom. Niger, lib. XI. cit. a Palm., lib. I, c. >3.
3ia VOTAGS DAN» LA GRECE,
rendent âr Voschopolis^ et à Ghéortcha dans les monts Gauloniens. I^a ptaine du Musacbé, traversée par une voie carrossal>le depuis Berat jusqu'au pont de Grabova , continue au milieu des prairies pendant une demi-Keue. A cette distance on trouve un caravansérail, qui est le rendez -vous des pécheurs et des marchands dont l'occupation est d'exploiter les pêcheries du lac de Treboutchi et les salines de Meschino^ située» près de l'embouchure de l' Apsus, plage peu fréquentée de l'Adriatique , aussi bien que les attérages du fleuve que les vaisseaux ni même les barques ne pourraient plus remonter, comme aux temps anciens (i). Aussitôt on entre dans un défilé dessiné an couchant par des mamelons isolés , et à l'est par les contreforts du Dgirad, qui renferme un canton entier enveloppé de vastes forêts. A rextrémité nord de ce passage, on laisse à droite le village de Daulas, groupé sur des montagnes dont la plus haute coupole est couronnée par un monastère grec environné d'un bois de chênes verts. La distance entre ce couvent situé au milieu des ruines de Daulia ( ville que Ptolémée place improprement sur l'Aoûs ) avec Berat, est de quatre lieues en ligne droite (a).
A un mille de Daulas, on- voit Risogna^ et l'horrzon se développe de nouveau à Foccident, tandis que
(i) Lucain dit que les Taisseaux remontaient TApsos, mai» peut«4tre a-t-ii conibudu ce fleuve a?ec l*AouSr
Apso gestare carinat. Ub. Y..
Et les auteurs de la vie de Scanderbeg parlent de salines qui existaient de ce côté.
(a) Europœ X. Tab.
CHAPITRB xxiir. 3l3
les coteaux de droite biaisant à Test, permettent de découTrir à trois quarts de lieue Cossova, et trois milles plus loin Penuria. On a également en vue Tragna , bâti à la rive droite de la riyière de Carbonates. De l'ouverture de la vailëe , où se trouvent un grand nombre de hameaux , qu on ne peut apercevoir dans trois milles de route au nord, on arrive à Tchiouca situé sur un terrain bas , au - delà duquel à un mille de distance est bâti un haras , destiné aux étalons de la belle race des chevaux du Musaché.
A deux milles du haras de Tchiouca^ on laisse à droite trois villages appelés Carbonates , séparés par une rivière venant du mont Dgirad^ chaîne Canda* vienne qui encaisse la rive gauche du Génussus , ou fleuve Tobi. Du gué où Ton passe la rivière de Carbonates, jusqu'à son confluent avec TApsus il y a deux lieues, et autant à-peu-près à loccident entre les coteaux et le lac de Tréboutchi. La déchaîne de ce réservoir qui cumule les eaux des sources de la plaine de Maille-Castra , est le dernier affluent que le fleuve reçoit par sa rive droite, avant de se jeter dans l'Adriatique.
A la vue du territoire ensanglanté par les Romains, si on reconnaît FApsus par la dénomination de Maille- Castra ^ donnée aux camps situés sur ses bords, on soriente également en retrouvant le lac voisin de TAdriatique indiqué par Dion Cassius(i). On com*
(i) AÙTOÛ ^i ^vi Tcû àn^^ajjiwà i KaCvof fucTA^u t&v ri D-ûv, xal tr,ç OoXotaoii; vmtoç , iàç xai «po^cftDOO|A<vou t&v ri ifi,iivo|i^(tv «tipa^aç» iiçu {tlv t«v çcvmv ivofnXOc. Dio Cam., lib. XIJ.
3t4 VOYÀGK DAHS LA GUCCE,
prend comment César, en suivant son rivage qui est de huit milles d'étendue le long de FOlyvos, se flattait en passant le Genussus à son embouchure, de pouvoir surprendre Djrrachium; et on conçoit les dangers d'un straUigéme qui ne devait guère , comme cela arriva , avoir un plein succès. On découvre la courbe de la montagne, qui se termine à Foccident au cap Lafdy où se trouvent les salines, le mouillage et la tour appelée Meschino. Aux environs du lac qui a deux milles de diamètre, on Toit un grand nombre de villages, de vastes prairies, et dans Tété, des champs couveru de ma». Cet aspect résout enfin une question géographique , dont Paulmier avait ren* voyé la solution aux siècles futurs. Ainsi sans awnrd&rangé y ni chasse les Turcs ^ j*ai reconnu les positions historiques, les salines indiquées par les iHOgraphes de Scanderberg (i) et le lac Treboutcbi.
(i) Castaldiu Uregum vocat Melius ostas ventura forte do-
cehît, si quando, Turcis profligatisy ea loca lustrare licebit. De Olybo monte nihil legi , et unde Niger id hal)eat fateor me ignorare. Circa, Tel non longt ab Apsi ore, site snnt salinae de quibuft in vitâ Scanderbegi fit mentio.'
Pazjub., Geogn^h, Antiq.^ lib. I, c. XXIII, p. i36.
Castaldus le nomme Uregus. . . . Espérons que l'aTenir nous instruira mieux , dit-il , quand les Turcs , un jour cfutssés de ces lieux, on pourra les visiter. J'ignore où Niger a pris le nom d*01y- Bus. Quant aux salines, elles ne doivent pas être éloignées de Tembouchure de TApsus.