‹ Voyage dans la Grèce, comprenant la description ancienne et moderne de l'Épire, de l'Illyrie grecque, de la Macédoine Cisaxienne ... avec des considérations sur l'archéologie, la numismatique, les moeurs, les arts, l'industrie et le commerce des habitants de ces provinces;Chapitre 109 sur 160 · CHAPITRE XXIT. inj · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIT. inj

torité à laquelle la providence les a soumis, ont su allier avec l'hommage dû k César, la défense de leurs libertés et de leurs droits, contre les entreprises et les brigandages du fanatisme mahométan..

La population entière du voivodilik de Durazza est de cinq mille quatre cents familles, ou vingt-sept mille individus chrétiens et Turcs. On estime que les trois voivodiliks , qui sont ceux de Durazzo , Pekini et Cavailha, affermés quatre cents bourses à Constantinople, rendent aux beys qui les administrent^ une somme triple de celle de leur bail. C'est par le port du dernier de ces grands fiefs, que les Esclavons tirent des grains, des huiles , du tabac, des cordouans et des bois de construction , qu ils soldent un tiers en argent, et le restant avec des draps rouges , des serges , de l'acier, de la verrerie et des armes de la manufacture de Brescia.

Pour entrer dans la route de Scutari, on revient de Durazzo sur ses pas pendant tçois quarts de lieue, jusqu'au bord d'un marais qu'on traverse dans sa partie étroite , sur un mauvais pont en bois. Cette lagune n'est pas, comme on l'a pensé, d'après un passage mal interprété de Lucain, produite par l'Apsus, mais par les eaux de l'Ululeus ou Spirnatza, qui, cessant de couler pendant l'été ^ permettent d'y semer alors du maïs (i). La route prend au-delà une direction sinueuse, pendant une lieue et un quart, jusqu'au fleuve

(i) Dyrrachiuiii, nunc Duraszo, oppidum insalubre, ob adjacentes palades. Mag. PjLTÀiriirus, lib. Il; ComoifAH. Cbfto., Rer. Fenet, lib. III, p. 46.

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