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Renfermant une population de quatre mille cent famines , on . vingt mille cinq cents individus.
(4) Sciak. Cadilik cooàprend dans sa juridiction cinquante villages; population inconnue.
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de Lîsaoa , qui conduit dans la partie de la Dardanie, plus connue sous le nom de Basse- Dibre. Bientôt après, on traverse les ruisseaux d'Arapos, jet une Jieue au nord , on passe à Scala , village situé à un mille d'une calanque fréquentée par les caboteurs de la côte. Enfin , à cinq lieues environ de ce mouillage (i), on trouve le fleuve Matis, que les Albanais appellent Bregoûi-Matousi^ et les Grecs Madia (2).
C'est a cette distance que commence le sangiac à deux queues de Croïa (3) , commandé maintenant par Capelan pacha (4). Le chef-lieu que Logotliète Acro* polite appelle Croas, et les Turcs Ak-Serail (5), fut
(i) A une demi-Uene de Sciak et on mille de la mer. Coules; une demi-lieue N. N. O., Arapos, deux ruissetox peu distants; une lieue N. , Scala; une demi-lieue N., chemin entre collines , Haleta , village ; une demi-lieue, route sur le bord de la mer, ime lieue, même chemin N. N. O., Moïche, village; cap formant UQ mille de projection O. N. O. ; une lieue N. , khan de Gourés; un tiers de lieae, fleure Matis.
(a) Matis Pyrrachii non longe a Lissoi Tit.-Liv., lib. XT«TÏT. Dans ses Tables de la Grèce, Castaldus le nomme Matia, et Ma* ginus trace son cours, sans écrire son nom.
Palmkr., Grœc. Antiq,, lib. I, c. i8.
(3) Les Schypetars prononcent Croula^ ce qui signifie dans leur langue tmuxe ou foniainê; et les Byzantins écrivent ro ht
LoGOTH. AcaoFoi.., Hist.^ p. So,et Citron , p. i36.
(4) Achmet pacha, surnommé Capelan ou le Tigr^, à cause de sa férocité , tient ce titre à honneur, comme Tancien pacha d'Acre, celui de Djèzar ou Boucher, et Ali pacha celui âiArsUui ou Lion.
(5) Le pachalik ou sangiac de Cro'ia confine huit lieues à l'E. de cette ville avec le territoire de la Basse-Dibre; six lieues S. avec T3rranna, et dîx lieues N. avec le mansoub de Scodra oh ScQiari , qui est limité an midi par le cours du Drin.
fondé en i338 par Charles Thopie, seigneur de Scou*^ ria. Ce prince ayant jugé le rocher et les sources de Croïa propres à une place de guerre, y fit b&tir une forteresse qui devint, à l'époque de l'invasion des Turcs, le dernier boulevard des chrétiens orientaux, et le théâtre glorieux des exploits de Scanderbeg. Mais lorsque la fortune de ce chef, qui arrêta le cours des victoires d'Amurat, eut cessé de protéger miyrie macédonienne, Croie , conquise par les Mahométans , qui voulurent en vain faire oublier son nom, fut érigée en sangiac appelé Ak^Serail ou jPa- Icds'-BlanCy nom qu'on ne trouve cité que dans les firmans de la chancellerie impériale de Constantin nople. La population de cette ville , quoique déchue de la splendeur où elle était parvenue sous le règne de Castriot, est encore habitée par douze cents familles turques. La juridiction de son satrape s'étend sur cent villages , dont soixante sont peuplés de chrétiens latins, qui relèvent pour le spirituel du siège épiscopal d^Alessio. Les revenus du pacha sont évalués à trois cents bourses ( environ cent cinquante mille francs) , somme qu'il ne peut guère augmenter, à cause du caractère belliqueux des chrétiens , qui trouvent une protection efficace dans leurs alliés du canton de Chounavia (i) , et une garantie assurée dans leur bravoure.
Les Mirdites , que je ferai connaître en parlant des
(i) Dans son Itinéraire, depuis Dyrrachium jusqu'à Prdepë, ▼îlle de la Macédoine , George* Acropolite parle du canton de ChounaTia , qu'il place entre Croie et Elbaasan. p* 77*
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Schypetars en général , sont cette peuplade auxiliaire des chrétiens de la haute Albanie. Ses villages, disséminés dans la vallée fertile de la Matia, occupent une étendue de vingt-quatre lieues, depuis Tembouchure de ce fleuve jusqu'à ses sources, situées au levant d*hiver; et leur capitale, placée à seize lieues depuis Alessio , est la ville d'Orocher (i). Voilà ce que je me conteiite d'indiquer succintement , pour compléter mon cadre topographique. Je dirai également que du point où j'ai tracé un itinéraire jusqu'au fleuve Matis^ si on le remonte pendant deux lieues par sa rive gauche, on trouvera le bourg dlschmid, bâti an milieu d'une campagne appelée la Plaine'- Rouge. Quant à la route de Scutari , elle est tracée dans une forêt de deux lieues d'étendue, traversée par une voie romaine qui aboutit au Drin , un peu au-dessus d'Alessio. C'est là que se termine l'Illyrie macédonienne , et l'étendue de mes descriptions au nord de la Grèce, pour la partie qui avoisîne l'Adriatique.
(i) Orocher. Cantelli appelle cette yille Orosci, les historiens de Scanderherg, Oronochée; mais son véritable nom esé Rocher^ mot fran^is, auquel les Albanais ont ajouté l'article du y qae les féographes italiens ont accolé par im simple O à U dénomination de cette capitale des Mirdites.
3v3a TOtÀGE DÀIIS LA gbèck,