CHAPITRE XXV
Topographie du canton de Drynopolis. Cours du Celydnus. Ruines présumées d^Antigonie et d^Hadrianopolis. Restes dun théâtre, Argjfro- Castron. Caverne de Gorandgi. Coli de la Londgiaria, Souterrazzis ou fabricateurs de canaux hydrauliques. Nombre des villages f et population de VArgyrine.
Je quitte )e ton de l'itiiiéraire pour présenter dans leur ensemble le& grandes vallées de TÉpire , et je vais réunir dans un faisceau, les particularités re« cueillies dans plusieurs voyages, pour' faire connaître Jl'Argyrine ou vallée de Drynopolis.
A mon arrivée dans TEpire, j*avais traversé le bassin du <]elydnus. Je lavais revu Tannée suivante, jen avais ^connu les sinuosités, les retraites, les villages et les ruines , lorsque partant de Tebelen , je résolus dans une autre excursion de me rendre à Argyro- Gastron, ville indépendante alors de 1 autorité du satrape de l'Épire , mais où j^avais des amis et des rer commandations. J essayai inutilement de retrouver en faisant route an midi , quelques traces d'une ville quon dit avoir existé dans lesfaucesAntigoniœ, J*avais fouiUé les environs , lorsque arrivé à un mille de Tebelen ^près des sources qui sortent du mont Argénik, on me fit remarquer des terrasses et des fossés, que leur dis-» position me porterait à regarder comme les restes du
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catnp de T. Q. Flaminius. A deux milles de là , je revis le confluent de. la rivière de Drynopolis avec rAoûs^ et après avoir marché pendant un tiers de lieue dan» le défilé qu'elle arrose, j'aperçus au penchant du mont ^rope y Lecli y et en regard dans le mont Ar-* genik, Slouzati, dont on passe la rivière sur un pont en pierre. A un raille de ses bords, nous guéâmes un autre ruisseau ( car les rivières de la Grèce ne sont guère que des filets d*eau ) y qui feit tourner les mou^ lins d*Ormessa y et un quart de lieue plus loin sur la droite , je découvris Romanez, village dont les sourceif nombreuses s épanchent dans le (^éljdnus.A l'orient dans les inégalités des montagnes, je découvrais Gor-^ movo, bourg long- temps fameux dans les guerres civiles des peuplades de TÉpire.
Là, commença, le matin d'un des plus beaux jour»^ de Tannée , à se développer à mes regards l'horizon de Drynopolis, comme une création d'autant plus belle , que je sortais encore une fois du lugubre val-^ Ion de Tebelen. La brise parfumée qui annonce le retour du soleil, les concerts des oiseaux, le bêtement des innombrables troupeaux, qui se déployaient en longues colonnes sur les montagnes, me rappelaient les délices de la vie champêtre et le bonheur innocent des bergers. Tadmirais les aspects renaissant» dea hameaux qui s'éclairaient insensiblement, le cours de» torrents bondissant des montagnes, les ruisseaux argentés sortant des sombres forêts de Pitzari et de Stépetzi; en marchant au milieu d'une suite de scènes enchantées. Au bout de^trois heures de chemin rapidement écoulées^ nous entrâmes dans la vallée des