‹ Voyage dans la Grèce, comprenant la description ancienne et moderne de l'Épire, de l'Illyrie grecque, de la Macédoine Cisaxienne ... avec des considérations sur l'archéologie, la numismatique, les moeurs, les arts, l'industrie et le commerce des habitants de ces provinces;Chapitre 70 sur 160 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

fllës de Pyrrliiu, maintenant appelés Caramonratadea. Il résulte de là, que la situation de Meszovo est également mal dé&nie, et que l'intérieur de sa carte est entièrement fautif 9 comme 00 pourra le voir, d'après celle qui est jointe à mon voyage.

Après avoir régularisé les observations de mes dif* férentes routes depuis le Zagori, je commençai i ra* lever les parties orientales du villaetti de Ck>niiia. J'allais m'enfoncer dans cette partie du Pinde que George Acropolite appelle les Pyrénées ( i ) , dont la chaîné formait les frontières entre Tancienne et la nouvelle ÉpireiMes dispositions étant prises , je partis en montante lorient pendant une demi -lieue, le versant du mont Hirenadi, jusqu'à la chapelle de la Sainte-Vierge^ auprès de laquelle on trouve des sources abondantes. Ce défilé , quoique voisin de Conitza y était une embuscade dangereuse de voleurs , avant que le visir Ali eût réprimé l'humeur inquiète des peu* ptades albanaises du canton de Gaulonias. Maintenant on y viait à Taffîh quand les neiges couvrent les montagnes , pour tuer les ours et les sangliers que la faim attire dans les vallées. De cette position en tour* nant au nord*est par une tranchée ouverte entre le cirque des montagnes, on arrive à la cliapelle deSaint*

(i) JimêÇ0iW9»t o(v (A^XP^ "^^^ 9iMtén ^«v, ttr'eSv tmv IIv^* ^YdUttv ^ttY , A tii ^M^W rèv IlaXiuffy ti xal !Nsay jftiritpov rHç iSiXk^oç xal 4|AtT<pa( yr^. Os furent repousses (les Albanais) Jusque dans leurs propres limites , ou monts Pyrénées, qui se* parent l'aneicnne et la nouyelle Épire, de la Grèce, notre pays. G^QTf. Asrop^Ut., c. il.

iy6 VOYAGE DAirS LA GRECE,

JNicolâS) et trois cent toises plus haut à celle de Saint* 'Anastase bâtie sous le couvert d une futaie épaisse de chênes gallifères. Je pus de cette hauteur , dessi-» ner la projection des vallées que j'allais visiter, et calquer Torographie dune contrée dépendante du Sangiac de Bérat, qui appartenait probablement autrefois à la Macédoine. Pavais au midi , à la distance d*une lieue , les trois sommets du mont Himnadi dont le plus oriental appelé Hélie , est dominé par celui qui donne son nom à la chaîne couronnée, au couchant par le Konis. Ce dernier pic , presque toujonrs chargé de glaces et de frimas, est garni dans un étage inférieur par des lisières noirâtres de pins, dont la couleur sombre tranche avec force, entre la zone éclatante des neiges et la base rougeâtre de ses rochers qui encaissent la rive droite de TAoûs. C'est de ses flancs que les pluies détachent les cristaux de roche, quon ramasse en quantité jusqu'aux portes de Gonitza.

Après avoir pris ce signalement qui me servit ensuite dans plusieurs occasions, je partis avec mes guides en descendant de la chapelle Saint- Anastase, dans lest -nord -est pendant trois quarts d'heure , pour arriver au fond du vallon de PiLlari. Cette gorge environnée à Foccident par les montagnes de Conitza, est encaissée au nord et à Test, à la distance de trois lieues, par le prolongement de tk chaîne du Sousnitza , qui se déploie en arc. Du point où nous nous trouvions , après avoir dépassé les sources de la Topolissa , dans deux lieues de marche, est-sud-est, j'arrivai à Zelitza village bâti au penchant de la montagne de

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