T H ERES
KAKNAK.
Séti IL Construction du temple dans L'angle Nord-Ouest de la cour principale (temple L). Restaurations partielles exécutées çà et là dans le voisinage des appartements de granit.
Ramsès III. Rien autre chose que la construction du Temple d'Ammon élevé dans l'angle Sud-Est de la même cour.
Scheschonk. On doit aux Bubastites la construction de la colonnade qui limite la cour principale au Nord et au Sud. Des listes géographiques sur lesquelles nous reviendrons sont dues à la même XXIIe dynastie.
Tahraka. La XXVe dynastie marque son passage par l'érection du Kiosque (G) dont les débris subsistent dans la cour principale. Un petit édifice (Q) est élevé par Tahraka entre le lac et le mur méridional de l'enceinte du Grand Temple.
Psammétichus. Quelques traces de la XXVIe dynastie se laissent voir à la porte du pylône II, qui est remanié par un Psammétichus.
Macédoniens. Philippe remet à neuf l'appartement de granit (P) primitivement fondé par Thoutmès III. La chambre X, également bâtie par Thoutmès, est refondue et reconstruite par Alexandre II.
Plolèmées. Les Ptolémées ont peu fait pour le Grand Temple. On leur doit cependant l'immense pylône qui est resté jusqu'à présent sa limite définitive, et quelques réparations de l'intérieur.
Planche 42. — La cour G a une porte située dans l'angle Sud-Est. On franchit cette porte, on tourne à gauche, et on se trouve en présence d'un grand tableau qu'aucun des visiteurs du temple ne peut se dispenser de voir.
Scheschonk, le premier roi de la XXIIe dynastie de Manéthon, celui que la Bible appelle Schischak (Sésac). est représenté debout, de proportions colossales. Il lève son bras droit armé de la khopesch. De la main gauche il a saisi par la chevelure une trentaine de prisonniers auxquels il va trancher la tête. Ammon est devant lui.
C'est la partie de la scène où Ammon figure, que reproduit notre planche photographique. Le sens en est facile à distinguer. Ces petits personnages, les bras liés derrière le dos, la poitrine couverte d'un écusson crénelé, sont la personnification des contrées , des villes , des villages . dont Scheschonk s'est emparé. Ammon lui-même les amène au roi.
L'intérêt de la représentation est dans les noms écrits à l'intérieur des écussons crénelés.
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THÊBES — KARNAK.
Vers la fin de son règne, Scheschonk avait fait en Palestine une campagne victorieuse qui l'avait conduit jusqu'à l'Humée et sur les confins du pays des Philistins. Il s'était emparé de Jérusalem. Il avait pris « les trésors de la maison de l'Éternel et les trésors de la maison du roi. et emporté tout. Il avait pris tous les boucliers d'or que Salomon avait faits ». C'est à cette campagne que les noms inscrits dans les écussons se rapportent.
C'est donc une véritable liste géographique, ou plutôt une véritable carte de la Palestine, dressée à la manière égyptienne, que nous avons sous les yeux. Rabbith, Taanach, Schunem, Beth-horon, Kedemoth, Megiddo, Ibleam, Socco, Beth-Tappuah, Beth-Anoth, tous ces noms bibliques, (pie les campagnes de Josué ont popularisés parmi nous, s'y retrouvent,
S'autorisant du témoignage de Champollion, les guides ont coutume d'appeler l'attention spéciale des voyageurs sur le troisième personnage delà troisième rangée dont le nom se lit f^ Iudah-malek (le roi de Juda) et dans
lequel ils croient voir la personnification et môme le portrait de Jéroboam, l'antagoniste de Scheschonk. Si ce fait était vérifié, assurément les temples égyptiens ne nous auraient jamais transmis un plus curieux document,
Malheureusement cette tentante attribution doit être abandonnée. Si le personnage est Jéroboam lui-même, on ne conçoit pas, en effet, que ce personnage ne soit pas en tête de la liste, au lieu d'y être au vingt-neuvième rang. On no conçoit pas non plus, les profils des cent-trente personnages dont se compose la série étant copiés sur un modèle absolument uniforme, que le profil de Jéroboam ne soit pas plus personnel et ne se distingue en rien des autres. M. Brugsch a donc raison, et tout tend à prouver que Iudahmalek n'est, comme tous les noms géographiques qui l'entourent, et au milieu desquels il est confondu, qu'un simple nom de ville ou de village, d'ailleurs inconnu.
Planche 43. - Ce joli bas-relief est sculpté sur la muraille du pylône H, à l'intérieur de la salle hypostyle. Les deux gros fûts de colonnes qui l'encadrent appartiennent à cette salle.
Le sujet est un de ceux dont les représentations clés temples sont si prodigues. A gauche, Ammon est assis sur son trône. Au centre, Isis a pris Séti par la main et le présente au dieu. On voit encore à droite les deux
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