‹ Voyage dans la Macédoine [microform]Chapitre 56 sur 66 · II. Y · texte numérisé non relu

II. Y

tu. Carré craux» dhiBé en quatre paraiiéio- Métal. Grtndear.

grAititn^sT. ••«•«•«•«••• «•••«•••-••^««•«•^ ^/M. • 3 ' N.<> 7. . Cygne posé sur une base , et se soutenant sur

une seule patte; dans l'aîre, même lézard et les

lettres 0 A.

N."8. Autre semblable; mais au-dessous du cygne,

est un A.

J'avais d'abord présumé, d'après f opinion de Pellerln et celle d'Eckhel , que la ville d'HéracIée de fa Syntîque avait dû faire frapper les médailles dont je viens de donner la description , plutôt que Camarina de Sicile , comme on lavait anciennement supposé ; mais plusieurs raisons m ont fait croire qu'elles n'appartiennent pas même à Héraclée. Les cinq premières médailles de ce catalogue pré^ntent un des caractères distinctifs de Tinvention de l'art monétaire. Les n.^ 4 ^^ 5 f ^^ portent )e carré athénien, se rangent dans cette classe : il est probable que ces petites monnaies dans leur origine servaient soit à solder des trocs en marchandises , soit à compléter des paîemens faits avec des monnaies , avant d'en devenir positivement les fractions. Les n."** 6, 7 et 8 paraissent appartenir à une époque moins ancienne ; ces monnaies portent » de plus que les premières « le symbole du lézard ^ accompagité de lettres initiales qui^ à une époque si reculée , ne peuvent être que la désignation des villes où les monnaies avaient été frappées ; la lettre H doit être l'initiale du nom d'Eione ; les lettres & A désignent Thasos , et l'A est la marque d'Amphipolis.

Ces considérations doivent suffire pour faire attribuer toutes ces médailles à des villes du Pangée ; car le carré athénien annonce la colonie d'Athènes établie à Eîone , et le cygne devait être commun aux vilîes du Pangée, voirfnes du lacCercine.

Nous verrons bientôt ^ parmi les médailles des catalogues suivans , qu Amphîpt>lis fit succédei- la tête c^ Apollon à l'image du cygne. Ce fait achève de prouver cpie ie cygne représenté sur les monnaies de cette ville est réellement un attribut d'Apollon , et par conséquent un emblème caractéristique d*Amphîpoli* et d'Eione, villes qu'on peut considérer comme n*en formant, en quelque sorte , qu'une seule , sous la domination athénienne.

Pellerîn est le premier qui ait attribué à THéracfée de ia Syntique deux médailles de bronze de son riche cabinet, qu'il regardait faussement comme autonomes. Elles portent le nonA à'Adaius (AAAIOT), suivi d'un monogramme composé de deux lettres , H et P, accompagnées du X ; d'où il avait conclu que ces lettres signifiaient , les premières, ///wr//^, et k troisième, Svntica. Ce savant n'avait pas eu occasion de remarquer que ces lettres varient sur plusieurs de ces médailles, d'ailleurs semblables aux siennes. S'il eût conmi ces variétés , If aurait attribué le nom d'Adaius à quelque toi de ia Thrace ou d'un pays voisin , que rhis|oire n'a pas nommé; et il aurait regardé ces trois lettres comme les initiales de quelque nom de magistrat.

Eckhel , qui a fait mention des deux médailles de ï^ellerin , ne combat pas ie sentiment de cet antiquaire, et de plus il se trompe lui-même au sujet d'un médaillon d'argent que ce dernier attribue à Héracléfe de la Lyncestîde; Eckhel a préféré Héraclée de la Syn tique. Aujourd'hui, chez nos ntmlîsmates , il n'est plus question de ces deu5c Villes; îl s'agît incontestablement d'Héraclée d'Ionie, qui occupait l'un des coteaux méridîonatix du mont Latmus : et , en effet, on sait que dès pièces de monnaies du module de celles dont nous parlons, et de différais types, se trouvent souvent dans l'Ionie et dans l'Êolîde.

tyi VOYAGE

Page 1