II. Ce
est i effet dune supercherie, qu'on ne peut imputer qu'au seul Goitzius , qui a induit en erreur Nonnius , aussi savant en fait d antiquités» qu'inhabile à distinguer le vrai d'avec ie Faux. L'erreur a été répétée par Beger ( i ) et par Combe , avec cette différence que Nonnius a«ru qu'un guerrier à pied à côté de son cheval est le vrai type de cette monnaie , tandis que Beger prend ce guerrier pour une Minerve, à laquelle il donne le surnom d'Hippias. Quant à Combe, il. se contente de la simple description de la médaille que cite Beger » laquelle fait suite à une autre que son importance m'a engagé à faire graver à la fin de la planche qui contient les monnaies du mont Bertiscus (2) , et dont la légende offre BISAATIKON.
Comme il s'agit seulement » en ce qui concerne Nonnius et Beger , d une médaille antique altérée par le faussaire , en Élisant du mot MnSZEXl celui de BIXAATinN , je m'abstiens de détails sur les particularités de cette fraude déjà relevée par Eckhei , et je termine cet appendice en reconnaissant qu'il est permis de douter que les montagnards du mont Bertiscus aient eu pour souverain un prince nommé Alexandre , mais , dans ce cas » il fâu^ drait conclure que la monnaie qui porte la légende AAES^ANAPO appartient réellement à Alexandre II , roi de Macédoine.
(1) Spiçileg. antiquii. , pag. 34*
{z) Voyez le Câiologue de Huntc r, à la letue B.