‹ Voyage dans la Russie méridionale et la CriméeChapitre 30 sur 68 · DE · texte numérisé non relu

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piastres.

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(A) Le dixième du traitement des employés est également affecté aux écoles, ce qui l'ait mouler à 400,000 piastres le revenu alloué à l'instruction publique.

Un recensement opéré conformément à la loi, à la fin de l'année 1837, peut nous faire apprécier le mouvement qu'a éprouvé la population de la Moldavie durant les six dernières années. Ce relevé est, du reste, insuffisant pour faire connaître le chiffre exact de la population de la principauté; car il ne comprend guère que les familles soumises à l'impôt. Il est à remarquer qu'en Moldavie, tout comme en Vala-

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chie, une partie importante de la population jouit encore, à titres divers, d'une exemption d'impôt, ce qui est souvent d'un résultat assez triste. Nous avons fait connaître à quel j)oint, sous le régime précédent^ l'extension abusive de ces immunités s'opposait à la prospérité de ces provinces. Quel dommage que tant de sages réformes se soient arrêtées en si bon chemin, et que l'égalité de l'impôt, la seule égalité possible en ce moment, n'ait pas été proclamée dans ces belles provinces! Voici, au reste, une liste des privilégiés :

Les boyards ;

Les employés de tout grade;

Le clergé et les desservants des églises ;

Les gens au service des boyards ;

Les étrangers dont le séjour n'est point autorisé.

D'autres classes jouissent, en outre, du privilège de conférer, dans certains cas, le droit d'exemption : par exemple, tout propriétaire dont le territoire nourrit moins de deux cents familles a le droit d'exempter des taxes deux familles sur dix; si la propriété comprend un nombre plus élevé d'habitants, l'exemption ne s'applique alors qu'à un dixième des familles.

Les stougitors, ces gendarmes du pays, font participer à l'exemption chacun trois familles.

(Chaque soldat en activité de service exempte de droit une famille.

Enfin , les infirmes et les invalides sont déchargés de toute contribution.

D'où il suit que les classes auxquelles est dévolue la charge des impôts se bornent à celles-ci :

1" Les négociants et artisans patentés, imposés depuis 60 jusqu'à 240 piastres par an ;

2" Les descendants collatéraux des familles privilégiées, (ju'on désigne sous le nom de niazilcs, roujiUirlit's et roupies de la vestiarie, payant un impôt annuel de l]0 piastres;

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3" Les habitants des villages, qui sont taxés à 30 piastres par an, et, en outre, à une cotisation du dixième en faveur de la commune ;

A" Les gens sans domicile fixe , qui fournissent une capitation de 1 0 piastres ; .

5" Les étrangers qui ont fixé leur domicile dans le pays , cotés annuellement à 15 piastres;

G° Les juifs qui exercent dans les villages le métier de cabaretiers , 60 piastres ;

7° Enfin les Tsiganes de l'Etat, qui doivent fournir 38 piastres par an.

Ces éléments une fois posés , nous donnons ici le résultat du recensement général des familles contribuables, tel qu'il ressort de l'opération officielle de 1838.

Popiilalion

contribti:ibli'

Noms des ditsriols. Nom du chef-lien. desdistriets

Dorohoi Micliaïleni 12,9/|6

Botochaiii Botochani 18,073

Souczava Falticheni 11,082

Niamtzo Piatre 15,018

Piomano Roniano 12,933

Bakéo Bakéo 23,230

Poutna Fokscliani 21,7^0

TecoLitz Tecoutz 16,211

Covourloni Galatz 10,312

Toutova Birlatou 13,881

Vasloui Vasloui 13,768

Fattchi Uouche 10,628

Yassy Yassy 22,693

Total de familles imposées 200,521

Si l'on adopte le calcul usité en Moldavie, qui porte à cinq le nombre des individus composant une famille, on aura pour représenter la iiopulation cniiri-c le

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voy\(;k nws i. \ iîissif. mki'.idion \le.

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'route doiinri' iiuus mamiuant, du reste, pour apprécier le noinl)re naturellement considérable des individus (|ue la loi en vi^-ueur^ exempte de la contribution aux charges pul)li(|ues, nous nous abstiendrons de toute évaluation , d'autant plus que jusqu'à ce jour les documents officiels ne renferment sur ces classes privilégiées aucun aperçu numérique de quelque valeur.

Il résulte toutefois de ces renseignements, très-ii> coni])lets nous le répétons, que la Moldavie, depuis 1832, a vu s'accroître dans une proportion considérable la masse des contribuables : à cette époque le dénombrement donnait 165,685 familles, soit individus. . . . 828, /|25

Ce qui constitue en faveur de l'année 1838, une différence en plus de 17^,180

Depuis rétablissement des registres de l'état civil , on a ])u relever le nombre des naissances et des décès dans la principauté. Le tableau suivant démontre qu'il existe chaque année un excédant notable en faveur des naissances. Cet excédant présente une moyenne de 9,769 naissances par année , si l'on en excepte l'année 1833, marquée par le passage du choléra. Il n'est pas douteux qu'un régime plus heureux pour le peuple ne soit déjà la cause de cet accroissement de population.

NAISSANGE!-

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