IX EX
treizième , quatorzième « quinzième siècles , ui.ioiiscrit sur vélin ;
T \a Passion et la W«urrertion de J. T.. . tragédie imprimé a Pari» , rhe* Quille éré , rue de b Weherie. en l.VK);
l ne multitude de Cantique* , de Miracle*, de Vie* de saint*. rm|irimé* principalement à Vannes, à Tréguier . à Qnimper ;
De* Dictionnaire* , de* Grammaire*, etr. (1)
Le peuple «le la Bretagne e*l (In . ingénieux et fV»r1 de rarartére. Si ton* rapprochez «on costume, te* forme* . *on attitude, de ceux de* peuple* «le la France, il paraîtra barbare, extravagant , grossier ; étudiez-h* axer attention , vou* reviendrez de ce* (au«*e* idées. lr breton est extérieurement nn sauvage , «i vous le comparez au français façonné par l'imitation ; mai* le français de la nnlure est inférieur au brcUin. C'est a la languedece dernier, a *a position sur les cote*, qu'on attribue cet avantage. Les ancien* prétendaient que le* riverain* de Ij mer sont plu* ingénieux que le* peuples mètliwmiicVtis. 1rs bretons sont convaincu* de la supériorité de leur langue sur les langui** de l'univers. Je ■'ai pas vu qu'un excès d'amhur-propre déterminai
et qui conviennent plus volontiers de» avantage* des antre* peuples. C'est depuis la réunion de la Bmague à la France que tout dégénéra dans la e. Il est aisé de démontrer , par de* mort de* preuves irréfutable* , que les arts , wv lesaoçiem ducs . marchaient au moins de pair avec ceux de la France el «lu reste de l'Ilu rr.
Au moment ou la Bretagne secoua le romains, donna l'exemple d'uue révolte , suivie bientôt par tout l'Empire ; au moment où les franc* » emparèrent de la Gaule, les lettres, les beauxarts , toute espèce de connaissances et de lumière* disparurent. La plus profonde obscurité régna dan* lr» détails historiques de celte époque. Ils ne sont conservés que par no» légendaires , qui , se il d»- rapporter la naissance ou la mort des », le gain d'uue baUille , do merveille*, des Iretnhlciueus de terre , etc. . ont laissé les siècle* qui nous précédèrent daa* une ignorance qui n'est pa» totalement détruite. C est elle qui fit supposer que le> premier» roi» de France portaient une
comme les singes: que Charlemapne n'était vêtu que d'un surtout île peau de chèvre : que dos bretons
.lut» le « inqnnmc ri le dixième siècle, étaient .Us es,»ëcesde sauvages. U rivalité nu, «Viablil riiez le» premiers historiens anglais <|iii voulurent »'approprier <e que les ancien* avaient (lit île la Bretagne rontinenlale : les déi'lainalton* île (.réduire •le Tour* i «lis bretons ; le» injure» soldée*
de» écriv airs françaisipii voulaient avilir le» liatilaits dîme ronlrèe >nr laquelle il> se prétendaient <l«'s droits de propriété . lurent la cause .le rcs erreurs sur l'état de» bretons, r.epernlanl les légendes, en parlant de la cour de» grands, dans I" xriiiorique , ou le» saint* étaient ad ueilli*. citent leur luxe, de* ti-te». d.-s . lia»»»» qui supposent une grande opulence. I es roman» mm» donnent les in. uie» détails eu dé rivant la cour de Véliadu», de I'ri»laii , • le. , etc. Mai» »i l'on rejetait ces autorités comme mensonger»-* . il en est d'irréfutables que je me
Mans leipialre. k cinq et le sixième *ùV|e. la Bretagne dmiuait de» professeurs à Bordeaux. — Ule prodiiMl l'ingénieux itinéraire de Katiliu»
\ueiin écrivain n'a nié l'authenticité du concile de \ aunes, en - Il -t «rit dan» uu latin
fort pnr et qui détruit la prétendue am o nneie de elirruiiqlle» »llppnsee« , il* ■ lep.l.ifdi. d. t onan, de «•elle du loi ttial'ui . elr.
Le r. n quatrième •h'-immlre q» a n II.- épIMpie.
un ne traitait pa» avec h lurtvii ie de» i uni.'in» le» tille» rorisjnve» .1 Bien <|in manquaient a leur vu u de eliaslele. — On se e iulfiil.iit de le» evcoiuiiiu mu.
Il n'était pa* permi* aux diacre* , sous-diacre* , à ceux entin auxquels la loi défendait le mariage , d'assister à la noce des autres homme» ; • a ce* festin* , à ces assemblées ou I on chantait d. s hymnes amoureux , ou l'on assistait a de* danses . à des pantomimes obscènes , Ch. XL •
Ijc chapitre XV recommande un chant uniforme
wt fr*»4 aoratMv d'aaim «imp hrrtoa*-
Ces rét«-s , ce* pantomimes , ce* épithalame* . ce chaut unifcinue recommandé dans toutes les église», annoncent un peuple plutôt corrompu que sjnv agr ; et comment , en effet , dans uu pav s non ravagé |ur des harbares , les *cicnres druidique», et rwuuines se senuenl-elles entieremenl perdues «tans l'e»|ia«e d'un demi-siècle , pui*«|ue la chute de l'empire romain , «lans U Brx-Ugue T ne s'opéra que dau« i l aanét4(W?
On voit ii la bibliothèque nationale, à i*aris, un livre curieux dont voici le titre :
« L'an de grâce 1485 , le 3 juillet , régnant très-liaut et très-puissant prince François , par la grâce de Dieu , duc de Bretagne , comte de Monlfort , de Ricliemont , d'Estampes et de Vertus, a été paraclievé d'imprimer le présent volume de Coutumes, corrigées et mûrement visitées par maître Nicolas Dalier , maître Guille Racine et Thomas Dutertre , avocats, etc. , à Bréhant Loudéac , au diocèse de Saint- Brieuc , par Robin Foucquet et Jean Cres , maitres en fart d'impression. »
Ce livre es! sans points , sans virgules et sans numéros.
Il est «tonnant , d'après les fausses idées qu'on a de la Bretagne , de voir à celte époque une imprimerie dans une de ses petites villes.
On ne sera peut-être pas mécontent de trouver Ici quelques remarques de ce livre , qui ne sont pas étrangères à mon sujet.
L'article VI Indique avec quelle simplicité se rendait la justice chez les premiers ducs ou rois de Bretagne. «Quant à faire jugement , il convient avoir trois personnes ; c'est à savoir l'acteur , le défenseur , le juge. — L'acteur pour faire la demande , le défenseur pour faire sa défense , le juge pour faire droit. •
Art. LX. « Qui met main en son seigneur par mal et le flert , il perd tont ce qu'il tient de lui , si le seigneur ne lui laisoit excès par avant ou autre injure , par quoi il le flert , sur soi défendant. — Ainsi ne debuvoit le seigneur faire vilenie n'a laiili'w a son homme de foi , comme coucher 6 sa femme , ou 6 sa dlle , si la tille n'est ribaude. >
Art. LXXX. • Femme est en âge à douze ans , parce que toutes malices peuvent plus en femme qu'en homme. Quant a être hors de tutelle , et la femme doit être en garde de curateur tant qu'elle soit en pouvoir de mari ou d'autre ordre , parce que son sexe est plus foible que celui à l'homme. »
Art. LXXXIX. • La cour Régulière ne peut corriger la cour d'église, mais la cour d'église si peut corriger la cour ségulière. »
Art. XCVUL - Nul ne peut être pendu , s'il n'a emblé plus de cinq sols ou la value. »
Art. XC1X. ■ Justice doit être plus émue d'absoudre que de condamner , et pour ce doit-on savoir la cause clèremcnt , car elle doit être plus !
dère que «toile qui est au ciel , dont condamné à mort. »
Art. CIV. « S'il y a accusateurs , ils doivenfétre en prison l'un comme l'autre. •
Art. CXVIII. « Aussi ne doivent rien perdre les hoirs pour le méfait de leurs prédécesseurs , s'ils ne sont consentons du même fait. >
Art. CLVL « Qu'eulx sont vilains natnrf, de quelque lignage qu'ils soient , qui s'entremettent de vilains métiers , comme être écorebeurs de chevaux , de vieilles bêtes , garezailles , truendailles , pendeurs de larrons , porteurs de pastés et de plateaux en tavernes , crieurs de vin , cureurs de chambres, qu'oyez faiseurs de clochers couverts de pierres , pelletiers, poissonniers ; qu'eulx qui s'entremettent de vendre vilaines marchandises , que ce soit ménétriers et vendeurs de vent ; tels gens ne sont pas dignes de s'entremettre de droits ni de coutumes. •
Art. CLVII. - Les autres roturiers peuvent témoigner : chacun a droit de demander à son voisin de l'aider à faire sa maison , sous peine de punition. »
Art. XVI , XXXIV. « Justice fut établie pour charité , car si justice n'étoit, de menus gens n'auroient de quoi vivre , car les grands et les puissans leur ôtassent le leur et ce qu'ils eussent gagné. »
— • Justice doit être droite et loyale plus que le cordel quand il est tendu. »
cojSTrrrnoivs faites en ckkesal.
de Bretagne, tenu à , l'an 1424 ( même volume ) :
■ Défense à tous laboureurs de quitter leur charrue pour le commerce , sons peine d'amende. ■
Elles ordonnent un même poids partout. Ia paie des ouvriers manœuvres était fixée par une loi.
Dans les édits du duc Pierre , en 1451 ( même vol. ) , on trouve, sur l'avocat : « Qu'il ne plédoiera, ne soutiendra nulle mauvaise cause à sa savance et cognoissance; et en quelque endroit du plaid qu'il lui vienne à cognoissance qu'elle fût mauvaise , il la délaissera sans plus la conduire. »
La très-ancienne Coutume de Bretagne porte, ch. CX : « Soutenant et consentant de malfaiteurs doivent être pugnis comme malfaiteurs , excepté cousins-germains et cousines , et dedans , qui ne sont pas tenus à les enseigner, ni le sang honnir. * Ch. CXLI. « Nul croué , s'il n'est clerc , n'a point
VIMIMCT OC MOULilX Cl 1Î94-
■1' pritilége en cas de crime : que s'il a desservit prendre mort qu'il ne Mil exécuté par cour singu- ItètÊ. •
<Ji.CXI.1V. • Il appnrtieotàtous, àloutes, quand ils trouvent manvaisesgeu*, le» prendre et les rendre à justice ; et «'ils ne M>nt»i forts, il» doivent lever le ni et dire : »oi» ri qui a fait tel méfait , aidez-moi , *i le fmdre à jostice. ... et qui en sera en refus, H le malfeicteur échappe en défaut de ceux , Us seront réputé» coupables. •
(il. «XV. - Nul vilain ne doit être cm de fait drrour, ne sur personnes nobles, ne sur nets noble». •
Quri commentaire ne pourrait-on pas donner sur ce petit nombre de notes; que de détails ne fait-il pas connaître sur la simplicité des jugeniens de nos bons pères : ils les rendaient à la porte des Mil» . tous nn chêne , sur une pierre , comme Job, comme Ixmis IV
U chicane , après des siècle* de discussions , d'erreurs, de mauvaise foi, peut seub* établir , comme elle le fait chez ( Ucéroii , chei Quintilien , qu'un avocat n'étant pas juge, peut défendre la
Quel respect pour la justice ! Elle est établie pour le faible.
La féodalité régnait chez les anciens bretons ; mais U loi s'opposait aux violences de l'homme puissant. . . .
Quelle leçon pour le dit-huitième siècle ! Ijts les domestiques d'une maison devaient se
Lut.urs.
El le droit de faire rétablir sa maison par son «M*in . et l'uniformité des poids , etc. , etc. , rte.
Tout le mal , toutes les erreurs conférées par ces luis , viennent des livres saints falsifiés , des erreurs religieuses et de U féodalité.
Le titre de roturier tombait sur toute la classe des Cependant la loi même établissait un i , en Bretagne : c'était celui de ces bourgeois qu'on ap|»elait « de noble aocéserie ; qui ont .MToatumé a vivre honnêtement, et de tenir table franrhrcommelesgentilshnnimes. • Ceux-ci étaient admis en témoignage; ils étaient, comme bourgeois de bonnes vUles, membres du parlemeol et des états.
S rhomino no h le se rendait coupable envers son «utvilirrne, il l'en il<liionini.igeail par une amende , d après ce principe . établi par la loi , qu uu être
\ î I ne désire qu'argent ; dans le cas contraire, in cœur du noble , gros de l'iu»ulte qu'il avait reçue) dédaignant l'argent, ne pouvait être appabé qu* par la punition du roturier , par une longue captivité , en orties et vilaines prinsons. — La pauvre espèce que l'espèce humaine !
Je pourrais placer ici quelques observations sur
la langue bretonne, «lot i parle avec tant de
prétention, taul d'ignorance cl «le dédain ; elle est jugée par des eutliousiiste* qui la savent et des «'•1res qui n'en nul pas la moindre idée. J'ai vu traiter avec légèreté l.c Hrigant , par des hommes d'une futilité, .rime platitude, d'un vide inimaginable. Je fais profession d'admirer l'inconcevable mémoire, l'imagination . les oniiiaiwamex de ce grammairien célèbre, ses manières, ses tuiliers grossiers, se» vcleincns , qui contrastaient avec l'élégance de nos liahils et le luxe de nos appartement. Quelques exagérations, quelques rapports forcés furent les torts .le ce galant homme , qui d'ailleurs ne faisait que répéter ce que Hochai t. C.luverhis. Hubert Etienne, f'orcatulus, Sébastien Itouillard , ccqueles hommes les plus sivans avaient avant lui démontré. Il marquait, dans nos cen'les hrillans, cou uioiiieiia la munie l'erse, comme le m-v! sis d«uis les asscmldées de l'\ttii|tie. Il est certain que la langue de la Bretagne est |j langue des anciens . elle,. U est démontré que 1rs relie?, ont étendu partout leurs courses, leurs conquêtes, dans les temps les plus reculés, puisque les auteurs les plus anciens m Vu parlent qu'avec l'épitliele de vieux ; que la langue des Iles et des u nes du nord de l'Irlande, de i kcosse. de l Angleterre, et de la *asl« démunie; que la langue des scvlfies . qui peuplèrent une pirlie du monde, fut la critique dans b> temps reculés.
Si ces assertions avaient besoin de preuves , j'alléguerais des inilliers de passages tirés des écrivains grecs et romains. Il me snij.it de rappeler a mes lecteurs que toutes lt> terres situées entre La lovire et la Seine formaient l'antique patrie des celtes; que les romains, dans le peu de temps qu'ils possédèrent la Bretagne, n'en purent changer la langue originelle ; qu'à supposer . ce qui n'est pas , que les bretons insulaires , chassés de leur pav s , eussent introduit leur langue dans l' Krmorique, le prétendu changement qu'ils avaient opéré n'eut pu porter que sur quelques terminaison* de localités , puisque le critique était la langue primitive des deux pays. L'histoire , depui» ertie
iNSitucr i»t JiuRuni t.* 1794.
dernière époque, ne cite aucune conquête, aucun événement qui puisse avoir altéré le langage conservé daus les montagnes, dans les gorges impratiquées, dans les rochers sauvages du pays dont je vous entretiens.
J'ai dit que le celtique était la langue primitive de la Bretagne insulaire et de la petite Bretagne . et ce qui le prouve, c'est l'identité du gallois et du bas-breton.
Je sais que l'on trouve encore des hommes qui nient celte identité ; mais ils peuvent lire la multitude d'articles du Dictionnaire de I). Louis U Pelletier, où les mots, rassemblés par Davies . sont rapprochés des mots bretons , et démontrent cette identité. Ils peuvent lire Le Brigant , Baxter . Sutmich, Bochart, Wacter, le P. Perron, Leibini/. etc. Ils seront convaincus que toutes les langues de l'occident et du monde , peut-être, ont une même origine. Saus doute , partout où des Camille» se trouvèrent établies, elles convinrent de certains sons, de certains gestes pour se communiquer len m besoins et leurs pensées.... et formèrent des jargons divers; mais une langue ne s'établit qu'avec peine , à la longue, dans un pays peuplé d'hommes assez Torts pour résister aux attaques de leurs voisins, aux nomades qui parcouraient le monde: et quand cette langue fut fixée, qu'elle eut ses règles , qu'elle put rendre clai muent tout genre d'idées, quel progrès ne dut pas faire dans le monde ce premier instrument de l'esprit humain. Il p. m ira partout , de proche en proche , comme la peinture, la sculpture, l'écriture, les armes, l'imprimerie, comme cette multitude d'inventions qui servirent les besoins de l'homme , et malheureusement ses passions.
Ou n'a pas assez réfléchi sur l'effet des grandes inventions sur la terre. Avec quelle facilité dut conquérir l'univers, le premier peuple qui se servit d'épées contre les bâtons des sauvages... L'inventeur du fer.... etc.... etc.. J'indique un travail qu'il serait intéressant d'approfondir.
H existe un ouvrage intitulé : leges II allia- Hoeli boni, et aliorum ft 'atliœ principal n qaat ex* va ri i s codicibus manuscriptis cruit interpretalione latiiia : Gulielnius IFolionus adjuvante Mose Guliclino.
Londini lyjtis Gulielmi Boxvyer 173(1, in-folio.
Ce livre démontre jusqu'à l'évidence que la langue du pays de galles, dans le dixième siècle, était celle qu'on parle encore aujourd'hui dans
notre Bretagne gauloise. Je n'ai pas eu recours . pour m'en convaincre , a ces hommes qui savent tout plier au système qu'ils oui adopté : l'homme • li s champs, l'homme de la rote du Léonnais entendaient avec facilité les deux tiers des mots employés dans les lois d'Hoel. Ce travail m'a fourni l'occasion decoimailrc, parunnuvrageauthenlique, quels étaient les usages , les mœurs , les moyens , l'industrie des peuples de la province de Nulles a celle époque, et , par imliii lion . i eux des petites souverainetés établies dans l'Angleterre et dans la (•anle, dans un siècle presque inconnu.
L'époque des lois d'Iloel-le-Bon est incertaine; il parait qu'elles furent promulguée* de «MO à !ML
On y trouve des règlemeus sur la fabrication des monnaies.
Les lois, par un décret d'Hoel, ne pouvaient ilre changées. M si commuai consentit et poptdi et domiui.
La cour particulière du roi était composée de seize officiers . celle de la reine de huit; elle avait vingl-et-uiie femmes a son service.
l-e Musiens domeslieus était le huitième des olliciers du prince.
Quand la reine voulait entendre , dans sou lit , quelques chansons , le musicien était obligé d en chauler trois , mais d'une voix douce , pour ne pas troubler la cour.
Il recevait une harpe du prince, et de la princesse un anneau d'or , aux trois grandes fêtes de l'aimée.
llavail droit d'être assis à la table du roi. Le pré- Cet du palais pouvait le Caire chanter toutes les Coi» qu'il eu avait la fantaisie.
Les filles du musicien avaient le rang des filles ilu médecin de la cour.
Si quelqu'un lui donnait la mort , il payait cent vingt-six vaches d'amendes.
Aux trois principales fêles de l'année , le préfet du palais présentait la harpe au musicien.
Status homiiuun in II allia est triplex régis , generosi et U'assalli ignobitis ciua membris suis.
Le chapelain siégeait au feu , en face du priucc ; il bénissait les mets, récitait l'oraison Dominicale. Ses i.nes étaient exemptes d'impositions. Il eu coûtait douze vaches a celui qui lui donnait la mort. Il avait quatre deniers par affaire pour laquelle le roi apposait son sceau.
De principe detignato.
DI5TWCT BE MOHIUI E* 1794.
< ibu$ et pot ils illi dabunhtr sine mensura : et ei sint incommodo.... Qtiirnmqne sïlenUum in-
onmia i/iiiùiis opus habebil illi regiis sumptibus
t, canes, annulas, gemmas, arma a rege accipiet ; de quibus nemini aliquid dabii, absque ticentia régis.
licentta regt ihxnnnit son
. nommés membra régis.
( tfficialiuus ter, in anno,jure debentur vesth lana-a a rrgeetlintea a regina , nentpe
Ittii* J aWiHc «lu roi, le préfet du palais puer.
lie prœda, ex regione extera, duplex prœ-
f , sacerdos domesticus , ei jnéex aulicus ne pouvaient jamais quitter le roi.
Cam pnrfectus aucupum açcipilrem demiserit ( ad respicieruiam prcctlam ) slapetem ejus tes lenebU et cam descendebU et cum conscen- .ient si ntilltu aHus adsliterit.
Si anceps catperit unum ex au bus nobilibus, absente rege, tune quam priimun in autam intrmerit et atem ostenderit, rex illi assurget et, n non assurexerU , dabitaucupi eeslimentum <juo indnittir.
La profession de médecin ne parait pas, à cette <poqur . avoir été séparée de relie de chirurgien.
Un employait des ooguens , des herbes et la saignée.
Le cuisinier do prince avait toutes les peaux «1rs LAn; il employait piper et arumata. Ses H Iles rLiiral dans la dasse des Mie» du musicien et du durteur en médecine.
Le divorce était permis par les lob d'Ilocl-le- £00 '*
Si mulier stuprata, lege cam itlo agere tW/7 ; l'it-mbro eirili sinistra prettenso et ilextra reliquats tanctorum imposita , juret , super il/as , qmtdis,pervim, se, isto membro, iitiaterit et uaod dedeeus et conùunetiam sibi et grnti sua: rt domino intulerit. ( Tune ipsa de Jure suo nihil amittet. )
Fîfia de bonis paternis dimidium tantum Imb+ltit quantum fntter ejus.
Ferr et automno forum clauditar; et istis duol*u irmporibus opéra datur ne aralio erre , et metut automno ttetrimentum caperent.
\s r.« siérait pour rendre la jiMice , dorso .0/1 , W temitestati oUerso ne sot » W tempestas
terrupent , tribus vaccis vel 180 denariis tniifr-
, qua- ad littus régis penene- > rint, régis sunt. — Si les vaisseaux naufrageaient aur les terres des ecclésiastiques , ou des nobles , ils partageaient avec le prince.
On n'avait pas le droit de vendre sa lerre sans la permission de son seigneur ; mais on pouvait la louer sans permission.
La lance d'Hod-le-Bon avait dix-huit pieds de
Rex exercitum peregre non ducet, ni si sein cl inanno, necibi manebit ultra sex septinuimn.
Post annum duo décimant complétait!, signa pubertatis apparebuntet tempns erit iltam .// <• cailocandi. Si aillent ex-illo (empare vint non ftterit col/orata , ipsa facultatem suanun dominium habebitet eiro seipsam coltocare patent.
Testiculorum duonim pretium idem est a, noïem membrontm pariiun.
Prrtiiun lingua idem ac Itonun omnium
Tria sunt quibus generosus canw non débi t, cithara , tèges et lebes.
Tria simt qmœ tegianem K ttstant , tiret Util carere non possit. Dominas , sarentos et ter.
Tria sunt ftmdamenta sapientitr.
!• Puerilis jttventas , ad adtliseendum.
'2r Memoria, ad consenandam doctrinam.
3* Et pnutenlia aduUœ œlalis , ad pnmnn-
Il faudrait copier cet ouvrage original, |«our donner une idée complète de la simplicité , de l'éirangetédes mœurs de ce siècle , et de l'opposition qui règne entre celle simplicité des premiers i^s et le» arts qui paraissent en vigueur à celle é}NM|ur. où l'Europe semblait couverte d'ignorant r et «le ténèbres. On y «oit annalli; obtiens lusoriu* ; — Fabri ferrarii instntmeida : fon eps ; maliens ; lima ; Itasta ; mala ; amis ; sagilta- ; bipennis; gtaitius cujus cnpiilus est mini t m x elargentatus ; scutum cotonitwn ; sentant nurei, tW argmtei ; tW cerulei coloris; sella deaurata ; — fhrniun aiiratum ; fnrna afmi colorem stannei referrntia l etnigni , i W cotori* a-rei ; fretuun argentatam ; entraria anreti , ; staftetrs aumti ; itapeles ami eel libialia ; wn-tv .
nigri ; tmlaria a\srsaale;
DISTRICT DE MOULAIT. El 179L
calcei corregiaii;cothunù; cintura braccarum; pedica ferrea ; camisia cum braccis ; peplum linlewtn f viitn f tvdinucuiiun polliuin . etc. , etc.
Une dissertation bien fiiite sur les loU d'Hoélle-Bon serait un ouvrage précieux.
Leclech , de Plougasnou , cet être singulier dont je tous parlais il y a quelques momens, est un des bretons qui connaissent le mieux la langue de leur pays. Il en a , pendant 22 ans , fait une étude suivie avec acharnement, si je puis employer cette expression. Son repas frugal ne lui donnait qu'un moment de distraction ; il travaillait sans livres , sans secours, et trouvait, à force de tension d'esprit, ce que le moindre commentateur , ce qu'un simple dictionnaire eût pu lui faire conoaitre. Quelques volumes lui furent cependant prêtés par des amis, à des époques séparées qu'il cite. Sa santé ne put résister à ces travaux, et , par ordre des médecins, il fut forcé d'abandonner l'étude. Faut-il qu'un excès de misère comprime les plus beaux génies , et q u e des ressources immenses soient à la disposition d'hommes stupides !
Il existe dans I* Bretagne un individu qui , sans les secours d'une grande bibliothèque , à force d'étude, a deviné tout ce que le savant de Londres, de Vienne, de Paris et de Rome apprend facilement dans les immenses collectons qui se trouvent dans ces capitales. Qu'eut-il été, cet être extraordinaire , s'il n'avait pas été forcé de chercher dans trois cents volumes ce qu'il eût aisément trouvé dans
Voici sur quels singuliers fondemens bitison système. L'être le plus incrédule ne pourra nier que celui qui l'établit avait une imagination originale, une persévérance , une patience capables de le conduire aux plus grands résultats , s'il eût suivi la carrière des mathématiques , ou de quelques sciences exactes.
Il suppose cinq mots primitifs ; ce sont les cinq voyelles. Ces mots, A, E, 1, 0, U, n'expriment que des attributs convenables à la grandeur, à la beauté, à la sublimité de l'être suprême. Ces seules
l'usage. Ce genre de vie lui fit créer de nouveanx mots ; il imagina les consonnes ; il les unit à ses primitifs, qui furent dégradés, , comme l'état de | bomme l'avait été par le péché.
Leclech , convaincu que certaines consonnes ont une affinité forcée avec quelques voyelles, a combiné ces sons de manière à n'avoir besoin que de vingt-quatre lettres ou mots pour rendre toutes les idées.
Le langage , se propageant de père en fils , a pu changer, dans les divers climats, par le mélange des peuples séparés de la famille primitive ; mais U soutient que les mots primitifs ont conservé leur première acception dans la que le hasard ou de nouveaux I miner sur la surface de la terre.
Ainsi le mot Theos, le mot Deus , le mot Alla ,
touré des merveilles de la création , oppressé par les jouissances quelui causaient la présence de Dieu , de la terre et des ondes. Les anges, dans les deux,-, n'ont pas d'autre langage.
Chassé du paradis terrestre, Adam fut obligé de travailler pour obtenir des alimens , les vétemens dont la pudeur et les saisons le forcèrent d'adopter
analysant par sa méthode , offrent les mêmes idées élémentaires et produisent le même sens. Observez qu'il est nécessaire de joindre à la consonne dont on cherche le sens la voyelle sans laquelle elle n'a point de son.
C'est :
|L'tti*teDcctuut«, ioGaie,
D»ib l'écrit :
Dir» t ccri i
C'est :
Te
* Hauteur
locoopréheofibilité,
Exiilcoce.
InGaité,
1 Abîme de renié.
( Infini ,
i Abîme de renié,
I L'infini, l'iminenùté, l'abîme de
I derérité.
Doei .'écrit :
®* t Iocomprébeotibililé, JtJn abîme inGni,
°J Abîme de térité, i ««"-P^benri- I ble de vérité.
InGni. J
Vous voyez que le nom de Dieu , chez les latins , les grecs, les français, les bretons, donne le même résultat : des expressions vagues qui désignent l'être infini , l'être incompréhensible , sur lequel l'homme ne peut avoir une définition plus précise.
C'est : C'est :
ExUlcncc , ] L'f XHtcoce du cict Ciel , l p»r excellence ,
Ciel, I
Ettoeacti /
Ain l'écril
btSTRICT DE NORLA.T n 1794.
I* mot soleil «lonnr les mîmes rapports; ils sont MiHimcs ! Quelquefois ils présentent des dMiuiliijn* ai grandes , si précises , que les auteurs les plus subal* d en ont j>as encore donné d'aussi justes.
Ah
C'est :
Aopc , Lumière , Grande ,
lUatteocc.
Ontd,
Jo
Ciel.
C'est :
l'ange de lu-
[ Le gnnj aa«:e de b
1 Le gra>ad an(?r , > oa c'e«t le grand ) do ciel.
| La grande ime , l oticeet le grand
| La aec^ode rltr'é,
rii>IrDC« lumi-
j La iecotide lui>iH.-rc do ciel.
tence mode du
ciel.
En (
C'est :
0ns
Ciel.
TtnCeiK* , Moi,
C'est :
, Crsod «Va cirl ,
Moi , aner •
Tiofondt-ur ,
Long ,
aogcoitumièrc.
L'etfatenre et U redent©.;
Cn ablate de longueur Cl de pro-
De reste , le tableau suivant érlaircira ee que ^lushaat; U a été dres^ parLe-
(t) 11 fait «touer que le iTitcane de LecJecë , a'Q paraît »Oreir««»o.m rioelque ruoa, de
lirrrmetit atrraTaaL Lté eoyeHae, arai MM les bâte* eonxuraaVw de toalea le* Un^u'i , «raablral , ca effet, avoir
tarellr* el spontanée* de U voix. I'Iub tard , ces sont priniiliia dorent être altérea , aavvr faw h nomtrt tUt idén mngmtm-
iignii. Mail Ira trarea de la lane/oe prrmirrr ton! restera plut no moins dans (baron de* laugj^n .pu te tout établit , «eli.n
ment. Cr»l ce qui ■ (ait dire logmieutruicul .joe la lan^ne tfAdas était on darecia hriaé dont le* D»let a claicat diaaa
tjoelle» caa aolee aot eu aoneiisea ont do être noint grand^a daa» le* •Doeonea Uagae* ; le ecllupae doit doue eooaerrer plp» *jo aurunr atatre ce eacaVet "VotrWetrr. M. Maoeeee de Kerdaaet (ait raaanjnae 1 ce aojet aae le breton a , ca eflet t.micrtt «•» «ojcUe», araal rhatrunr un aea* et forntaM a*
fsmvr » mn J'rztt , » , » , i , o , m} nu à anni : j* knrdii, 9 are nt M hmr ara/. Ce qni répond rtftMafeaaetaeat a oeil* phrate Tainilirre de notre langue : j* lemr du amt c'ttt hur
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DISTRICT DE MORUIX E!ï 1794.