AGRICULTURE , 1UA1TOFACTCRES , COMMERCE , ETC
grand nombre de tissus de lin. On peut accuser à juste titre le gouvernement de n'avoir point protégé celle industrie dans ses traités de commerce avec les deux puissances nommées plus baut. En effet , outre les révolutions qui ont suspendu notre corn merce de toiles avec Cadix et Lisbonne, des conditions de plus en plus défavorables ont été imposées à ces produits qui ont Uni par ne pouvoir soutenir la concurrence des ti«sus étrangers sur les marchés espagnols ou portugais. D'un autre côté, le port de Brest, en se mettant à fabriquer lui-même la toileà voiles nécessaires pour la marine de l'état, a arrêté un nombre immense de métiers et détruit cette industrie dans plusieurs communes. L'administration parait enfin avoir renoncé à fabriquer elle-même, et il est à espérer que les manufactures de notre département se ressentiront heureusement de celte nouvelle détermiuation.
Du reste, il faut le dire, l'industrie des toiles a surtout été ruinée chez nous parce qu'elle n'a fait aucun progrès. Nos tisserands sont tellement adonnés à leur routine que l'on n'a pu obtenir d'eux, pour la lezeàe leurs tissus, une augmentation demandée par l'administration militaire et qui eût rendu nos toiles propres à l'habillement de l'armée.
Ajoutez à cela le mauvais mode de fabrication adopté dans tout le département ; chaque tisserand confectionne les toiles chez lui , aidé seulement de sa famille , et ces confections partielles multiplient nécessairement des fruits qui seraienl considérablement réduits dans un grand établissement. Ce morcellement exagé é d'industrie a , en outre, les mêmes inconvéniens que le morcellement exagéré des lerre>; les producteurs trop pauvres n'ont à leur disposition que des moyens grossiers et de faibles capitaux. Cependant beaucoup d'entre eux continuent une fabrication chaque jour moins lucrative , comptant sur l'avenir, sans songer que cet avenir, qui amènera de nouveaux perfcctionnemen6 chez, les autres manufactures et qui ne changera rien à leurs moyens de production , rendra la concurrence de plus en plus accablante pour eux. Il faut donc regarder l'industrie des toiles comme perdue dans le Finistère, ai quelques grandes manufactures ne s'y établissent et ne conservent au pays une fabrication qui lui semble mieux appropriée qu'aucune autre, vu l'ex-r cellenceel l'abondance de ses piaules textiles. Un grand établissement s'est déjà formé à Landeroeau , par les soins de MM. l'oisson et compagnie qui ont
également fondé à Sizun une fabrique qui peut devenir fort importante pour l'instruction pratique des tisserands du pays. Ce sont les MM. Poisson qui sont devenus adjudicataires de presque toute la fourniture de toile à voiles pour le port de Brest, et la p!u|»art des échantillons de la fourniture totale des ports de France ont été pris dans les pièces sorties de leurs manufactures.
La papeterie est dans une voie de progrès satisfaisante, grâce aux efforts de MM. Andrieux, de Morlaix, qui out introduit dans leur usioe tous les perfectionnemeus modernes; ils fabriquent à la mécanique. Si les produits qu'ils obtiennent sont inférieurs pour la beauté à ceux des Vosges et d'Angoulême , il faut surtout eu chercher la cause dans l'infériorité de leurs matières premières qui sont généralement fort grossières. Les autres manufactures de papier de quelque importance sont celles de M. Le Hideux, près Pont-Christ, sur l'Élorne ; de Mad. Piochaul, à Morlaix; et de M. Ferrée, à Quimper.
Le varech dont nos côles de Bretagne sont couvertes est long-temps demeuré inutile sous le rapport chimique ; on ne s'en servait que pour engrais. Il y a seulement quelques années que la maison Guilhem eut l'idée de former , au Conque! , une fabrique de soude, produit qui , comme on le sait , s'exlrait de l'algue-marine. Cet établissement , obscur d'abord , est bientôt arrivé à un élat de prospérité remarquable; aujourd'hui on y fabrique da sel de soude plus ou moins riche en alcali , de l'iode, de l'hydriolalc de potasse, de l'iodure de mercure el de l'hjdrochloraie de potasse; cette fabrique , établie maintenant sur une grande échelle , a des débouchés sûrs el avantageux.
M. Cerf a formé , à Brest , une fabrique de toiles imperméables, vulgairement appelées toiles cirées, qui mérite d'être signalée. Le caout-chouc fait la base des vernis employés dans celle fabrication , qui prospère grâce à la marine.
Il existe, à Poullaouen el au Huelgoat, des mines de plomb argentifère appartenant à M. Blaque Bélair. Nous ne |touvons mieux faire que de répéter ici les détails donnés par la Société d'Émulation de Brest, dans son Annuaire de 1835, sur cet établissement :
• L'objet principal de l'exploitation est la galène ou sulfure de plomb argentifère qui se trouve dans une gangue de grauwacke schisteuse. Le minera itle Poullaouen contient GO p. °j0 de plomb, et celui de Huelgoat 70 p. °/o. Ce dernier est I
AGMCCLTOIIK , WUrFiCTr/ntS
riche en argent que If premier ; on peut évaluer a 7.'— la quantité d'argent qu'ils renferment, étant mêlés par parties égales.
• Année commune, le minerai préparé pour être mu en fnote s'élève a 1,100,000 kil.. qui produisent en plomb 716,000 kil. , et en argent 733 kil.
. Depuis quelques années, un minerai argentifère, connu mus le nom de terre rouge, dont onarait aupar.if.int négligé de reconnaître les propriétés, est eiploité et produit annuellement une quantité d'argent que I on peut évaluer à 600 kil.
. La galène, après avoir été triée, horardée et lavée , est grillée dans de* fourneaux d'où, après sa réduction à l'état métallique , le plomb argentifère est coulé dans de* lingotières. Ou sépare ensuite l'argent contenu dansées lingot» eu le» soumetUnl a la coupellation. Après cette
l'argent obtenu est affiné dans un fourneau particulier; une partie seulement de la litharge provenant de la coupellation est ramenée à I étal métallique, l 'autre partie est livrée au commerce après avoir été réduite en poudre.
• Les procédés de l'amalgamation sont employés pour le traitement de la terre ronge. Un établissement particulier a été créé , a cet effet , à la mine du Huelgoat.
■ Toutes ces exploitations sont dirigées , depuis 1816, par M. Juocker, ingénieur des mines, qui y a tait exécuter d'immenses et Ires-remarquables travaux de toute nature. M. Paillet, élève de l'école des mines de Saint-Élieune, est tous-directeur à Poullaouen , et M. Le Roui , k Huelgoat.
> Le nombre des ouvriers ( bommes , femmes et eufaos ) employés aux différens travaux de l'exploitation, s'élève à environ 800.
• La mine de plomb argentifère de H uelgoat , dans le Finistère, renferme des sources très-abondantes ; leur eau vitriolique, le gîte du minerai, tout ron-
1 à rendre le» opérations d'épuisement trevdif- Mais, par un rare bonheur, la situation lopograplitqne de la mine est éminemment favorable k l'établiwment de puissantes machines d'épuisement, et à l'emploi d'un moteur naturel.
- La contrée de Huelgoat est très-accidentée; elle est sillonnée en tous sens par des vallons où roulent des ruisseaux qui , à l'aide de canaux de dérivation , ont pu être conduits jusqu'au coteau où s'enfonce le filon métallique. Un a donc pu créer sur re point de et
, COMMERCE , ETC. JÎ5
coup la hauteur utile par le ;»e reculent de langues galerie> d'écoulement partant du centre des travaux et débouchant dans la vallée voisine. Cette force motrice varie avec les saisons: sa valeur moyenne est par minute de '23 mètres cubes environ , tombant de <>€ mètres , ou 1 ,520 mètres cubes tombant d'un mètre. Pour ramener lexpression de celte force motrice à celle que l'on emploie ordinairement dans les arts, c'est-à-dire à la force d'une machine a vapeur, nous remarquerons qu'une force de 1,.VJ0 mètres cube» d'eau tombant d'un mètre par minute correspond à une force capable d'élever par minute I .520.000 kil., k un mètre , c'est-a-dire la force d'uue machine à vapeur de 337 chevaux environ. On sait que le vapeur est une force capable d élever par 75 kilogrammes, a un mètre.
• Cette puissance motrice , dans l'ancien système d'épuisement de Huelgoat , mettait en jeu des roues h\ drauliqties échelonnées les nues au - deuils des autres sur le flanc de la montagne ou la mine est située; les roues k leur tour transmettaient le mouvement k trois machines à tirans, qui douuaient le jeu k 59 pompes en bois étagées les unes andessus des autres. Ces trois machines, malgré leur belle exécution , ne donnaient que les vingt centièmes de la force motrice . et leur entretien annuel ne coûtait pas moins de 40,<N<0 francs. Mais ces machines présentaient de gra»es in<<»ové/iiciis. I j direction du filon et des colonnes métallifères est telle que les trataux d'exploitation ont fui sans cesse la cote sur laquelle les roues hydrauliques ont été échelonnées; de la la mV.-ssité de transmettre aux pompes la puissance motrice, k l'aide de longs attirails de tirans de b<>is, dont le développement formait une longueur de 3,750 mètres , c'est-à-dire une Iteue de poste environ. Cette niasse d'attirails, leur complication , leurs brisemetis, opposaient des résistances puksantes aux tuoutemetis allernatifs des pompes. De plus, l'emploi de corps de pompe en bois, commandé par la nature vitriolique des eaux, leur donnait peu de durée; ces pompes se déformaient et s'agrandissaient promptfiuent ; les garnitures et rlaprts en ruir, les ferrures, étaient rapidement détruits. On concevra maintenant sans peine ce chiffre énorme de 40,000 francs d'entretien annuel; ajoutons k cela qu'en 1816, après une dé pense de plus de 1 20,000 francs , les trois machines réunies ne suffisaient plus à l'épuisement des sources; les eaux envahissaient graduellement les travaux ,
riimc.
ACniCrLTt RE, MA!H FACTCUFS , COMMERCE. ETC.
l'époque où ce bel établissement serait inévitablement abandonné.
• M. Juncker, ingénieur des mines, proposa à la compagnie de Poullaouen de renoncer aux roues hydrauliques dont elle faisait usage, et de les remplacer par des machines à colonne d'eau. A cet effet, il se rendit en Bavière pour y voir fonctionner des machines de cette espèce, construites sous la direction de M. Reicbembach. On sait que ce dernier a doté la Bavière et l'Autriche de grandes et belles machines qui témoignent de la haute portée de ses conceptions industrielles et de la fécondité de sou esprit inventif.
» La Bavière, en 1825, produisait annuellement 7,600 quintaux de sel. C'est à l'état liquide, dans des tuyaux de conduite, et après avoir été suffisamment élevé à l'aide de deux puissantes machines a colonne d'eau, que le sel est maintenant expédié, par-delà des monlignes abruptes, de la vallée d exploitation dans la plaine, où il subit son évaporation- Aussi le bois qui ne peut être rendu liquide ne va plus aujourd'hui chercher le sel , c'est au contraire le sel qui marche de lui-même à la rencontre du bois. Dans son trajet, l'eau est soulevée à 1,035 mètres de hauteur, à quatorze reprises différentes, au moyen d'un pareil nombre de pompes foulantes, mues par neuf machines à colonne d'eau et par cinq roues à autels. L'une de ces machines marche sous l'action d'une chute d'eau de plus de 100 mètres , et refoule l'eau salée, d'un seul jet, à une hauteur verticale de 356 mètres. La conduite parcourue par la dissolution saline, entre la source et le point ou l'évaporalion s'opère, offre un développement de tuyaux d'une longueur de 27 lieues. H ne se perd pas une goutte d'eau salée dans cet immense parcours. On s'en assure au moyen d'ingénieuses dispositions de jaugeage. Enfin le résultat utile , comparé à la dépense, atteint, sur plusieurs points, la fraction 7*2 centièmes.
» M. Juncker s'est inspiré des travaux de M. Reicbembach pour l'établissement de ses belles machines, mais il a su trouver dans son esprit inventif les moyens de vaincre les difficultés saus nombre qui n'existaient pas en Bavière. La, en effet, tout se trouve établi , maintenu , étayé , au grand jour, dans un espace indéfini , sur un terrain solide; à Huelgoat, au coulraire, la machine, la pompe, les tuyaux sont placés ou plutôt suspendus dans un puits resserré , le long duquel se rencontrent fréquemment des terres ébouleuse». Ajoutons à cela
que ses machines devaient avoir nnc force donble de celles de Bavière.
» On sait qu'une machine à colonned'eaa consiste en un gros corps de pompe, dans lequel se meut un piston poussé par le poids d'une haute rolonne d'eau contenue dans un tuyau montant. A la tige de ce piston , on adapte , soit un tirant on un balancier qui transmet fe mouvement à des pompes ordinaires. Une machine à colonne d'eau ressemlilr donc , comme on le voit , par la forme et les monvemens, à une machine à vapeur ordinaire. Ici cest le ressort de la vapeur d'eau qui détermine les oscillations du piston ; là ces mêmes oscillations sont engendrées par l'action , tantôt possible et tantôt supprimée, d une longue colonne liquide dont la pression, évaluée en atmosphères, s'obtient en divisant sa hauteur verticale par I0m40.
» M. Juncker adopta les machines à simple effet, pensant que d'aussi puissantes machines, si elles so:il à double effet, étant alternativement soumises à des efforts opposés qui tendent à désunir les assemblages , éprouvent dans toutes leurs parties des chocs et des vibrations très-préjudiciables à leur durée.
» C'est encore afin d'éviter tous les intermédiaires entre la puissance et la résistance , qu'il suspendit le cylindre de la machine dans le puits même, directement au-dessus des corps de pompes, et qu'il réunit les deux pistons d'une manière invariable par une maîtresse tige verticale.
» Avant de faire exécuter les appareils, M. Juncker voulut connaître exactement la quantité d'ean qu'il aurait à extraire de la mine, et la force dont il pourrait disposer. Le jaugeage des eaux d'infiltration lui apprit qu'il aurait à élever par minute 1-792 d'eau à la hauteur de 230 mè.res ; c'est-àdire que la force nécessaire pour produire cet effet devrait être de 9C chevaux environ. Si l'on compare ta résistance ci-dessus fixée à la force motrice disponible indiquée au commencement de cet article (337 chevaux), on reconnalt.au premier coup d'œil , dans celle-ci , une prépondérance considérable, plus que suffisante pour coolre-baiancer toutes les résistances accessoires qui naissent du mouvement, et pour écarter toute crainte de la nécessité d un renfort d'eau motrice. La course du piston de la machine est 2n,30 ; la durée des pulsations est de 10,9 secondes, et leur nombre est d'environ 5 i par minute. Tel est aussi le jeu du pistou de la pompe qui se meut solidairement avec
»r.ntn mur , sitirrv
le précédent ; la surface carrée «le ce pi»on est 0» 7 1 1 Ai mm la charge ilr la machine ron»i«lc en nue colonne d'eau «le 210 roelre* de hauteur sur 0"! » de hase, (testait a vaincre 1rs résistance» qui «.uni la conséquence iné»ilal»fr dti rimiMeiiienl- Ij * principales «ont due* aux froiirmen» de toute csjiei -e . soit de» partie* solides enlrr elles . soil de IV.ni dan» les diverse» partir» de l'app;ircil. Toute* ce» résistances ont été évaluée», ri on a troinéqtie lepisj»u devait avoir pour diaméliv ) n:. Il suit de laque la dépense d'eau fjile par la uik lune , par minute . eM de Hh".H, tombant de f><> meire,; • 'l-- /••|m i» .it.i a une foire de 140 cbet.Mii p.ir s«-, mo|.-. sur ce nombre, !>0 sont em.d »yé% a êl v-r IV.i t d.« I.i mine, el a vaincre le* diflétcni .-s r -M-Ui os : on voit que la machine utilise le» M c- .lie ne, .1 • la force dépensée, tue machine uni pie. m i si mile d'apirs l'exposé qui précède, el opab'c pa.- oifiséqucul d éle»er la quantité d'eau ln.V pir le, jaugeage* d'hiver, n'aurait cependant pa, -ntli pour assurer le semce et préserver le fond de l.i unur de llurlgoal de loule nouvelle submersion; ur la quantité dVau i épuiser dans uo len|>« donné p. ut augmenter, soit momentanément , a la uile il'uiie saison plut if use , soit d une manière permanente , en donnant une plu» grande extension au» Iratau» souterrains. I) ailleurs, l'on viil que le* machines les mieut construites éprouvent de» dérang cinei:», exigent des réparation» qui entraînent des temps d'arrêt quelquefois très- longs, pendant lesquels | Vauenvjh1t:r,tra*aiu inférieur». Ce>t pour obvier a ce» deux incnméuien». dont le dernier surtout est le plu» grave, qu on a pris le parti de construire une machine d'aide , égale en puivsai.ce el en tout semblable à la première, mais uon solidaire avec elle. En les faisant marcher simultanément, on a I avantage de pouioir diminuer la vitesse de moitié, et d éloigner par la les rbaners de dérangeinenl et de »u»p«-n>iou pour chacune délies. Mai» lorsque, pour une cause quelconque . l'un* des machines e,( arrêtée , I autre repreud sa titrsse maumum,el s»' trouve forcée de faire à elle seule l'épuisement.
lirai l'appareil complet d'épuisement se compose de dem inarlunes à simple effet, mais non solidaires. Il doit életrr par minute 3-Ô8, a une hauteur de 930 mètre», et dépense dans le Berne temps une force produite par 21 mètre» cubes d'eau , tombant de 61 mètre* de hauteur, force énorme et réellement disponible pendant une grande partie de l'année. Sou
rrtrun, m un™ ce, etc. Î57
effet utile est, comme nous l'avons dit plus haut ,
de 0,64.
• I. eau motrice est amenée du sol, jusqu'au point ou elle doit être mise en travail, par un aqueduc souterrain construit en maçonnerie et terminé par un grand bassin dans lequel se fait la prise d'eau
| des rolonnes de chute.
. Olles-ri sont placées dan» un puits particulier! uitir.iillé aussi sur une partie de sa hauteur, à l'otir de son couronnement, el qui, a son extretiMté inférieure, est mis en communication aiee. le . rut, principal au moten d une grande galerie hole, il.nis laquelle les luvaui de chute se ■ , '«. fit mts les mai liiti' S située» dan» ce dernier. . I. s -!eui rvlm.lres prim ipaui sont accolés et i ». i ii- jleinent sur un un me sup|N>rt , qui coni <• >•■! un ["tut de foule de fer jeté sur le vide du , • t s .ipj.ut.inl , par ses etlréuiilé», sur deui l i! .1^ m o. niiierie, soutenue» elles-mêmes
|< . ■! ,\ \..;it--s.
•■ I i-io:is dont les lige» traversent au centre le- ! , c\ luidres , reçoit rnt de bas rn haut
l in., mi .1.' I.i puis..iui e . qui prend aussi son
p I -I ( ni Mir le point de support.
• \ ili • . u< de ii, .s du pi '. n est .'(triée UM s.' ne d<- tu . mis d-». end. ni t.n. i i nient dan» le pu.ls, «I lix.V, par miii r\t,. ; . a T . T iiil.rieure, à la lige du pis| ni de la pom;ie, q ,i e.t unique pour chaque nui hiue.
• I.Vjii e»l donc ref.o lée d'un sn | j i depuis h) fonds de la mine jusqu'à la g:der.r .i leinent , satoir de 2.U) mrties de bailleur , d..n. une colonne verticale de lovaui moulaiiLs ru f<» U -, pla«ée à coté de l'attirail.
• Ij gai» r.e d'écoulement qui reçi i; etcondiitt les eaiu motrice» et intérieures est mur-illéc »nr une partie de s,i longueur. Klle aboutit dan» le llauc du puits, au-dessus du point ou le» machines sont rivée*. Olle (Imposition . qui présj-nle un obstacle a la libre émission de l'eau motrice, a donné le mo.ven de fonlre-balancer le poids de l'appareil par relui d une colonne d'eau ayant pour hauteur la dislance qui sépare le sol de la galerie du pb«! de pose de» c> lindre» , et pour ba*e la surface du piston. Le poi.ls de la machine est de 16,000 kilogramme» A chaque oscillation , ce poid» énorme descend de 5r3U II y aurait eu beaucoup de force perdue pour soulever ce poids, si H. Juncker n'avait eu ringéoieu*e idée de le coalre-balanccr par le poids même d une colonne d'eau. Ces! l'ea-
AGRICCLTCRE, MXÎIOFACTTOES , COMMERCE , ETC.
semble de ces dispositions qu'il a nommé balancier hytlraulique.
> Le grand cylindre dans lequel se meut le piston de la machine porte, à son extrémité intérieure, une tubulure qui sert alternativement à l'introduction et à l'émission de l'eau motrice; mais il fallait régulariser l'intermittence de ces deux fpcelions : c'est ce que M. Juncker a fait , à l'aide d'un appareil qui porte le nom de régulateur à piston. Entre le cylindre principal et la colonne d'eau motrice, se trouve placé un autre cylindre de diamètre beaucoup plus petit. Dans ce cylindre se meuvent deux pistons fixés sur le même axe , tous deux parce qu'ils sont en contract avec la colonne motrice. Par conséquent , si leur diamètre était le même, il y aurait équilibre; en donnant un diamètre un peu plus grand au piston supérieur , l'autre piston obéit à la résultante des forces développées, et va fermer le tuyau d'iulroduction. Pour obtenir le mouvement inverse , il suffit de donner une action plus puissante au piston inférieur, et c'est ce que l'on fait en empruntant une petite colonne d'eau au grand cylindre de la machine. Ainsi, le grand cylindre fournit le mouvement au piston régulateur , et ce dernier régularise le mouvement du piston principal. Ces deux actions sont, comme on le voit, entièrement liées l'une à l'autre. Unejdisposition essentielle consiste à donner au piston régulateur une forme particulière et telle qu'il ne ferme pas tout-à-coup, mais seulement par degrés insensibles, les orifices d 'admission et d'émission. De là il résulte que la puissance n'agit jamais d'une manière brusque sur le piston , et les raouvemens s'y effectuent avec un moelleux et un silence qu'on n'a encore observé dans aucune machine.
» Nous ne pouvons , sans sortir des bornes de cet article , entrer dans de plus grands détails sur la construction de ces admirables machines.
» Un rapport a été fait à l'académie des sciences , le 21 septembre 1836, et la commission, par l'organe de M. Arago, le termine en ces termes : o Tant d'études, tant d'ingénieuses combinaisons, » tant de travaux , tant d'expérience , n'ont pas été » en pure perte. La machine de Huelgoat a réalisé » toutes les prévisions de la science. Depuis trois ■ ans et demi elle fonctionne nuit et jour , et la ré- » gularilé , la douceur, le moelleux de sesmou-
• vemens , l'absence complète du bruit , ont été
• un juste sujet d'admiration pour les ingénieurs
» des différens pays qui l'ont examinée. Il es! » vraiment regrettable qu'une machine si belle ,
• si puissante, si habillement exécutée, et qui fait
• tant d'honneur à notre industrie , soit reléguée
• à l'une des extrémités de la France, dans un - canton rarement visité. Nous nous bornerons à ■» proposer à l'académie de vouloir bien accorder > son approbation à ce beau travail , mais en re- ■ grettant que les usages n'autorisent pas la de- » mande d'un témoignage de satisfaction encore » plus éclatant. »
Le Finistère possède beaucoup de carrières fort riches. Les plus remarquables sont celles des environs de Brest, à l'Aber-Ildut, àLambaul, à Plouarzcl , et à Kersanlon ; les trois premières fournissent plusieurs beaux granits, la quatrième une pierre bleuâtre quia servi aux ornemens de presque toutes nos églises gothiques , et spécialement de la chapelle du Folgoat.
Les carrières de l'Aber ont fourni la base de l'obélisque de Luxor ; le granit rose de Péros, dans les Côles-du-Nord , eût mieux conveuu pour la couleur , mais on eût difficilement trouvé des blocs de la dimension voulue. Le poids total du piédestal est de 475,500 kil.
Il existe , outre les carrières de granit , des car rières de schiste et de gneiss pour les constructions ordinaires, de porphyre pour le pavage, de quarti pour le macadémisage des roules. La presqu'île de Quélern, l'Ile ronde, la cote de Plougastel, la rivière de Loberlac'h , celles du Faou, de Daoulas, et la côte de Lanvéoc , renferment des marbres qui fournissent annuellement environ 15 mille barriques de chaux.
Des ardoisières excellentes sont exploitées à Port-Launay et sur un espace de plus d'une lieue au-dessus de Châtcauneuf-du-Faoo. Os carrières fournissent par an plus de 7 millions d'ardoises d'une valeur de 200 mille francs.
Les seules grandes usines où l'on travaille le fer dans notre département sont celles de M. Pinchaut. à Kerinou , près Brest , et de M. Frimol , près Landerneau. On fabrique dans la première des crémaillères pour le ridage des haubans; dans la seconde, on s'occupe de la confection de machiues à vapeur. Nous ne parlerons point des forges établies au port de Brest, non plus que de l'usine de la Villeneuve, qui appartient également à la mariue royale.
La manufacture de tabac de Morlaix emploie 500 ouvriers et fabrique en divers tabacs 400,000
AtftitcLTtrnt, aujcru
kilogramme*; elle alimente six département. I* Finistère seul consomme, année moveone, 330,762 kil. , pour lesquels il paie 2,2*3,762 Ir. Nous avons aussi <t.ins le département nue fabrique d'iiislruiueiis aratoire fondée par M. Krli* , près Morlaix ; des usine* ou l'un fabrique des poteries grossières et de* brique ; entln , «les tanneries , parmi lesquelles nous riternus surtout celles de MM. Marlll le, la vallée, Seval, Le Jeune , aux envirous de Brest; et lélep Gilbert, à Ijnderneau.
\jt commerce du Finistère est assez peu considérable. Il ne s'y fait guère d'importations que pour la consommation locale; ses exportation* principales sont des denrées agricoles, Voici le» chiffres des importations et des ri portai i oui pour
ivn/onittum.
Vins I6.257,«M lit.
Eau -de- Vie i,KI ï.l*i
Sucre 4fl.>,257 i".
Café 81,016
Houille. 4,l48.»r.»
Sel 9,000,000
npoRTiTwm.
t.rains. . 17,900,174 ^
Farine» 11)6,300
Suif. 356,159
Cuira. lii,0il
Toiles 158,464
IWurre 926,518
Papier 4,02.973
Plomb 8o,208
l'oivsons secs 6,680
Sardine ;envert et fabriquée,. . 3,801,144
la pèche de la sardine est pour le Finistère, comme oa peut le voir par ce qui précède, un objet de commerce important. Celte péthe se fait
a (!amaret,a Uoparnene/ et a Coucaroesu. En 1831, il a eu 936 chaloupes emploies à la petite pèche; mais les Wuéftce» que preseulail autrefois ce commerce diminueot chaque jour, et notre département est encore menacé de perdre ce moyeu de *«m.
BCS, 4 oMni.lt CE, ETC. 229
Les navires appartenant aux quartiers du. Finistère sont , pour 1831, de 1,738 , sur lesquels 69 au-dessus de 10U tonneaux, 219 au-dessous, et 1,1. 'm» non pontés.
On n'a armé, dans la mèuie anuée, que 3I0 navires jaugeant I3,II3 tonneaux, et ayant 1,429 hommes d'équipage. En comparant ces chiffre* a ceux des années précédentes, on toit qu'il y a absence de progrès partout ou il n'y a pas décroissèment. Loin de teudre à diminuer nos frais de navigation , noua les augmentons. Ce vice n'est point du reste particulier au Finistère ; ou sait que partout, eu France, il faut un marin pour sept tonneaux, et dans la marine étrangère un mariu pour seize! Aussi les suites de notre manque d habileté et d'économie se font-elles sentir partout, et spécialement dans le Finistère. Tout le commerce du long-cours tend à se faire par navires étrangers. En 1834, les droits de douane pavés à l'entrée ont fléchi', pour les navires éirang< rs, de 32 p. 0/0 , dans la principalilé de Morlaix, de 25 p. 0/0, tandis que les importations par navires étrangers se sont élevés partout, et Ion trouve une différence de 45 p. 0/0 au proflt de IH34 sur 1831.
Il rst clair que nous ne pou» on* espérer ta prospérité de notre commerce maritime qu'en nous mettant a même de soutenir la coïK-urrence des autres |Nruples, r esl-à-dire en diminuant nos frais.
On a construit, en 1831, dans le département du lumière, 44 usures de renia deux cents tonneaux; 160 ouvriers ont été employés à eeUe construction. Il est à propos «le remarquer ici que les constructions navales se font plus économiquement dan* l'arrondissement de Brr»t que sur aucun autre point du département, t ^pie et armement compris un navire n'y revient qu'à I k)fr. par tonneau; dan» l'arrondissement de Morlaix , il coûte 2' NI fr. , et dans relui de Ouiinj'.r. 275 fr.
Le Finistère est peut-tlrr le «l- parlement de France qui fournit le plus d'hommes a la marine. En 1831 , le nombre de* marins in* rils s élevait à 7,20(; c'est-J-dire que notre département fournissait la 18* partie de* matelots duj royaume. ^tAinlf otiat ttolr ^ poj^ulaj%ioo BAttriliflif ^ cq \ corn** prenant les mousses et les ouvriers inscrits , s tloe i 12 mille hommes.
AGRICtU-TTOE , MAKBFACTCRES , COMMERCE , ETC.
tTrot0tème Section.