VOIE DE COMMUNICATION
L'un des moyens les plus sûrs et les plus prompts de traiter les progrès de l'agriculture, de l'industrie «t du commerce, est sans doute la création de nouvelles voies de communication et le perfec-
tionnement de celles qui existent. Ces voies de communication sont, dans le Finistère, de trois espèces : l»les routes, 2* le canal, 3° la mer. Nous allons nous occuper séparément <
Les routes de notre département se ressentent , comme toutes celles de la Bretagne, de leur origine stratégique. Lorsque le duc d'Aiguillon les perça, il avait surtout en vue de maîtriser une province dont la' turbulence s'était manifestée à plusieurs reprises. I,es haines qui s'éhvèrenl contre lui en Bretagne provinrent surtout de la construction de ces routes. Le peu pie s'en plaignit, parce qu'il eu résulta pour lui des corvées ; les nobles, parce qu ils soutinrent qu'on voulait se préparer les moyens d'arrêter toute révolte. Que deviendrons-nous, disait l'un d'eux en pleine séance des états* maintenant que le roi de France pourra conduire ses canons de Rennes à Carhaix?
D'Aiguillon n'eut donc d'autre but , en perçant des routes dans notre province, que de lier entre eux les grands points militaires. Loin de tourner les hauteurs, il voulut que ses chemins les traversassent; il en résulta des routes excellentes pour dominer la Bretagne, mais détestables pour les eommunicttions , et nous subissons encore maintenant les tristes conséquences des plans stratégiques du favori de la Pompadour.
C'est donc surtout a l'adoucissement des pentes de nos grandes routes que les ingénieurs du gouveroemeot'doirent tendre. Depuis la restauration, ces routes se
mais il
coup à faire pour y rendre les transports rapides, faciles et moins dispendieux ; il faudra bien voir disparaître un jour ces précipices du Pont-de-Buis, de Saint-Hervé, et de vingt autres endroits qui rendent impraticables et dangereux des chemins dn reste bien entretenus. L'inspecteur général des ponls-el-chaussées s'est, dit-on, convaincu , dans la tournée qu'il vient de faire , de l'urgence de ces travaux , et il est dans lïnlention de faire proposer par les ministres un projet de lot demandant six millions pour les routes de l'ouest. Nous avons lien de croire que le Finistère ne sera point oublié dans la répartition de celte allocation.
Quant aux nouvelles routes projetées, il en est une surtout que l'on désire et que Ton demande, c'est la route de Morlaix à Quimper qui doit abroger de plus d'un quart la distance existante entre ces deux villes. Dans la session, de 1830 , le conseil général du Finistère avait volé une somme de 22 mille francs pour commencer cette route; depuis, des difficulté survenues entre l'administration départementale et celle des ponts-et-ebaussées ont arrêté les travaux.
Les routes royales classées dans le Finistère présentent un développement de 391,994 mètres; en routes départementales , un développement de 349,748 mètres.
lot conseil géoéral a demandé, dans sa session de
icnicriTCKB ,
IR33 , qne les chemin» ticiaaox île Brest à Saint- Beuan par C.uiler», de Qiiioiper a Morlaix, 4e Quimperlé «u Faooèt , de IWponlen a Conrarneao, fussent rlass'» au rang de» nulle» départementales; l'ingénieur rn chef «lu département a aussi présenti1 au convil général un projet de chemins de grande vicinalué , unissant entre elles les principales communes. Si un pareil projet se réalisait, ce serait pour le Finistère une source immense de progrès rt de bien-être.
En effet , se sont surtout les chemin» vicinaux dont I étal déplorable nuit à noire agriculture et a noire industrie. Si le riillnalrnr n'employait que trois chevaux pour lirer une charrelle qui maintenant en demande qu aire , vu le mauvais état des roule» vicinales, il est é» nient qu'il y gagnerait la journée d'un cheval; niais il faut qu'où se le persuade, 1rs
■tmrrACTTRES , cnnsmiri, ne. 531 chemins vicinaux ne pourront être amélioré» qu'en
surveillance îles ingénieurs des n<ints-ct-cbaossées; il faut qu'un système unique soit appliqué a l'en- Iretien de ce» «oies de communication, et que des gens habiles en prennent ht responsabilité. Dans noire déparlement, plus que partout ailleurs, l'incapacité et I incurie de» maires sont fatales aux chemins vicinaux, [.établissement «le cantonniers n est pas moins indispensable, car c'est un principe désormais imposable a nier que les routes ne « améliorent poinl pour l'argent ou par les matériaux, mais par l'euireiien |nurnalier. Enfin, pour compléter ce nouveau système à établir, on devra transformer la prestation eu nature, dont les mauvais effets se font si tiveinent.sentir , non en une tribulion équivalente, mais en argent.
r ta a«b Al» hk n.
La Vilaine fut la première rivière rendue navigable en France au moyen d'érlnse* a sas. Çjt travail s eflerlua dans le XVhsieile. |>es Ir commencement «lu siècle Minant, on songea à construire on caaal pour toute la Bretagne; mais la marine refusa de contribuer à ce l>eau Ira^ail que le commerce aurait secondé . car des négocians essayaient à la même époque a joindre I Oust au Blavrt.
On reprit rrpendanl ce projet rn I7S6; et enfin i en on résolut de le mettre à exécution. Le gonvenirmenl emprunta 32 millioos pi<ur la construction du canal de Bretagne.
Ce canal parcourt une étendue de M» lieue» de poste; c'est environ 10 lieues de pins que les mutes terrestres qui réunissent le» même* p tint» exi, Brest et Nanlrs. Noos
le» prolégomènes, pages 3 et 4 , des rensrtgneroeos sur le parcours du canal de Bretagne; nous n'avons rien à y ajouter.
Dans peu , les travaux de ce canal seront entièrement achevés ; cependant plusieurs parties sont déjà livrées a la navigation. Nul doute que le département oe ressente un jour les bienfaits de celte nouvelle voie de communication. Nous apprenons dé|à que M. Dulas, qui s'occupe avec succès d'agriculture, dans son château .le l'ralulo, a fait construire au «tout TnlTeii des bal.-aux qui descendront le canal jusqu a Brestavec les produits de ses I erres , et qui le remonteront avec des ebargemeos d'engrais marins. M. Dulas rendra ainsi d'immenses services aux communes de Lamkleao , aeSpéieteldeCleder.
• Ils
Nous avons peu de chose à dire relativement aux suies de communication par mer. On demande que I do port de Underoeau , qui aurait du être i, ne soit plus ob-
strué par les travaux commencé» p >ar l'améliorer, les quais du même port exigent des réparations. U port da <ooauet a besoin d uo mole et de cales ; celui deftrtsat. d'au* cale lentement; an mouil-