CHAPITRE IX
Biographie.
Après «voir fait connaître le Finistère, ses habitai», ses mœurs, nous croyons utile de doooer quelques détails sur les hommes qui y étant nés ont rendus leurs noms célèbres de quelque manière que ce soit. Dans les notes biographiques qui suivent, nous nous sommes aidés d'ouvrages déjà cités, car on ne peut prendre les rails que là où ils sont, à moins de les inventer. Quelquefois même, lorsque nous n'avions rien de nouveau i ajouter , nous nous sommes contentés de répéter ce qui avait été dit par d'autres sans y rien changer, pensant qu'un emprunt déclaré valait toujours mieux qu'un vol déguisé. C'est ainsi que nous avons transcrit textuellement quelques unes des notices de l'ouvrage de M. Miorcec de Kerdanet.
On comprend la raison qui ne nous a fait parler que des morts. Ce sont les seuls sur le compte desquels on peut dire toute la vérité sans froisser des cœurs, ni choquer les bienséances.
CHEFFONTMNES , célèbre général des Cordeliera , naquit dans la paroisse de Sibiril , près Saiiil-l'ol-de-Léon , l'an 1532.
Ses prédications eurent un immense succès à Paris. Son recueil intitulé Varil tractatus ditputationet corrtctioiuiis theologiœ scolasticce, in-8« , fit un bruit extraordinaire lors de son appa-
rition. La censure empêcha l'auteur de le publier tel qu'il l'avait fait. Les exemplaires en sont pour la plupart mutilé* et imparfaits. On a substitué à la feuille signature E, la même feuille d'un autre traité de Cheflbntaines de Fêtai ritu ceiebrandi missam , et dans celte substitution il n'y a d autre rapport que celui de la lettre signature et celui des chiffres de la page. Quelques savans ont pensé que Cheffontaioes expliquait dans celle feuille sup-
concile de trente, ce •
Le nombre des ouvrages I est très-considérable.
NOBLETZ ( Michel Le ) , apotre de la Basse-Bretagne, né en 1577, au château de Kerodern, en Plouguerneau. Son père, Hervé Le Nobletx, était l'un de» quatre notaires publics de tout le pays de Léon, un temps où il n'y avait que les nobles qui
Le jeune Lr Noblrli commença ses humanités a Bordeaux et les acheva à Agen , dan le collège des jésuites, oo il fit aussi son cours de philosophie avec beaucoup de succès ; puis il retourna a Bordeaux et y étudia la théologie pendant quelques revint ensuite à Paris, où, après avoir «