DE LES3EYEX EU
Ijs grands diamètre* du district de Ijesnevcn *>nl de PhMiguernenu àSibiril f boit Heurs ) , deSaint- Boga à Mounéour-Trez ( cinq lieues ).
Il v partage en 9 caiKooi , composés de 38 communes. I^es terres sur la côte sont les meilleures ; elles produisent de l'orge et du froment dans use très- grande abondance. Les seigles n'y réussissent pu ansai bien, quoiqu'on en ait en quantité dans rmtereur dn district On cultive un peu plus de lin qo'B nrn faut pour la consommation des ha bilans. On y trouve tort peu de fruits , Tort peu d'avoine , de sarrasin et de meleil. Des choux , des panais t dr> navets, servent à la nourriture des cbevauiet d<> bestiaux. Clédcr et llouescat fournissent des ornons , et partout on cultive quelques pois, quelques fkves. Les légumes du jardinage sont apportes
iloMToff au marché de lesoeven. Dans ce riche pays , il existe pourtant des laudes, des terrains marécageux , des terres en friche , dont on pourrait tirer on grand parti. Je ne connais que la Bretagne ou , par l agriculture , eu défrir haut des terre* nouvelles, en le» dérobant a la mer , on puisse (aire une
leurres, plates es ^in.nl, sont montueuM^ vers U cote. lr sulnst tr^erdausrinteneur,iuauprofond. Il est excHleut prë» du rùage. Il est peu boisé . ou
> en petit nombre , ks allée» d ormeaux qui décorent le» manoirs et les châteaux , sépares, eingnés, épar* à de grandes distances . «ml les seuls arbres qu on y trouve. Il e>l innnxt vjble que U ftfMivtroeinent n'oblige |«*» à rrplaiiler, a rtt ouvrir un pa> s qurtadi* était chargé de vois. Ou oe
rftuauax rsnxis.
parte que de* forêt* , de la rhasse d'Ereu, dans ce» lieux même où l'on ue trouve pas un arbre. Le paysan ne brùlc que du genêt , des landes et de La paille.
On milite très-bien les terres , mais sans innovation , sans industrie , sait* que binais on oae s* êearter de U routine de ses pères. (>tte multitude de préceptes, d'ingénieuses ol>vnation» , de procédés donnés dans b feuille du Cultiwtèur f est nulle pour ces routiniers : attendons quelque chose du temps, des progrès insensibles de U lumière. Le» pomme* de terre , dont les habitons de la cote commencent à sentir k* prit , et qu'ils culti»enl en abondance , prouvent qu'il» ne soul pas incorrigibles.
Le* armoricains ne travaillent qu à la main 1 ; on emploie la charrue dans le reste des terre». Des chevaux servent au labourage.
I* goémon , sur le rivage . le fumier ordinaire et les cendres, sont les seul» rngi mis .pj'on emploie.
Lr pays est coupé dt ruisseau \ .i»sei forLs jK>or faire tourner des moulins ; mais il n'eu»te pas une rivière «tons le district de Lesueien. 1rs fontaine»? sont 1.»rt rares , à la cote surtout , ou l'eau «le mauvaises v mires e>t la seule qu'on puisse se procurer.
ces rootréo. Inabilanldes ne jouit uide pin» d'aisaun- m de plus
l l ) Pjvi Ira armor r* u >«i . (^af-ri ra»»rf|«l »ci Im WbitAtaa dm* kVijy». Il» Ifinvauttinil yilrO» farat tWmro t«trr* * U muaa , p«»«r
66 DISTRICT DE USMM.\ t> 1794.
de propreté. Sa nourriture , sa maison f à quel qjjes Acceptions près , sont les mêmes que dans les
autres parties de la Bretagne, ils t'alignent leurs beaux chevaux dans des roules de traverse qui jamais ne sont réparées. Une multitude de chaussées,, celle de Pontamer surtout, commune de iMouider , ont besoin d'être relevées.
rist , qu^fftrt à la communication de t , de Clédef et de Sibiril avec Lesneven , a la vie à des cultivateurs qui portaient au leurs grains de réquisition (1).
i| iincsMiic au* wiui&uies de Kerlouan , de Saint-Frégan , de Guisseny , rompt une multitude de voitures et donne des écarts aux boeufs et aux chevaux qui les traînent (2).
On travaille à la réparation des grandes roules. Celle de Pol-Léon est en bon état ; celle de Brest est passable jusqu'à Goueznou. Il n'y a rien à à la route de landcrneau. On va combler quelques ornières qui la rendent incommode jusqu'à Plofadaniel. On ne peut surtout se <li>|>enser de rétablir et de ferrer le clujmin de l'ontusval ; il sert à transporter les denrées qu'on importe dans ce petit port, et celles qu'on tait passer a Brest, à Rouen , à Bordeaux , etc. (3?
Ledistrict de Lesneven ne possède facture. 11 existe une papeterie à BrézaI t
(i) U chaussée de Pontamer est ta médiocre état; elle
a rirait h ■■un J • ur en Ur tenue ave clé jme.iorre depuis Cambry** - U chanvre de Pont-Omst est cVii relie qae M. Testa ni a fait construire pour son desséehe- Elle a seulement besoin de -réparations ordinaire* et «
(a) Pontarghoqrt est 'dans le même état que Pou tstoer; nui* cette rnale «irinale r*t âne de* plot mauvaise* de l'arrondivvraieni de BrrM. Elle aurait absolument besoin J* réparation*, à
(3) Jusqu'en i s ;.. . le chemin de Pontusval fut trllrmrat abandonné qu'il ruit devenu impraticable ; les personnes a obligea de passer par le* champs, dans Le gouvcrnriDcnl ayant alloué , pour le* i de celle roule , 14,500 fr., de iS3i à 1834, al les du rr>ftunnn*a du ranlou de t.r*acvcu ayant fourni gratuitement ;S6 journée* de rharroi et «,,S8 journée* d'ouvriers, sou» la direction de M. Vignobaul, coodactear eoyer, celte roule se Home aujourd'hui en trée-lion étal; mai* elle »•%■ u. entretien rn.linuel , en la multitude de na. la traversent , chargée» de Soémou.
, faute de chiffons, elle no
ms cet
de IMounéventer ; travailler plus (*>.
Peu de commei exporte pourtant des fils blancs. Qp y vend les plus beaux chevaux de l'Europe, quand.le
de la Bretagne ne produit que des animaux-dégénérés (5) , et qu'en face , à quelques lieues des côtes du Léonnais, dans llle d'Quessant , ou trouve les plus petits chevaux de l'univers. I n Bretagne est si montueuse ; ses aspects , ses exposition^ si variés ; les localités y produisent tant de variétés que, suivant l'observation d'un habile naturaliste , des plantes de la Nonvége et du Midi i ' en Bretagne.
Quand je n de la Bretagne , dans un climat toujours les tempêtes , sous un ciel noir et rigoureux , entouré de déserts, de sable, de goémon, n'ayant pour compagnon que les oiseaux de mer qui sifflent en péchant , en dessinant des cercles dans les airs , en tombant du ciel sur leur proie ; quand le silence auguste et redoutable qui régnait sur ces vastes plages n'était interrompu que par la vague énorme qui se déployait en bouillonnant au milieu des rochers qui se prolongent dans la mer et se perdent à l'horizon ; quand je cherchais, dans une chaumière enfumée, quelque notice sur les majors, sur les antiques usages de la Bretagne ; que la misère la plus profonde , les inslrumens les plus grossiers , les vèteraens des premiers âges , des habitations telles qu'on en trouve cheiUes lapons , dans la Californie, étaient les seuls objet» qui frappassent ma vue ; quand je cherchais autour de moi ces grands développemens du génie , cette vivacité d esprit , ces grâces , cette pureté de langage , celte imagination brillante , ce savoir sans péilantisme » le doux échange de seuliinens purs , délicats, sans lesquels la vie n'est qu'un supplice , je ne pouvais mempêcher d'être surpris de l'incroyable différence que vingt lieues établissent quelquefois ente des hommes qui vivent sous le même ciel , sous les mêmes lois , sous la même religion, lit'
de fort beaux .Ue-
(«) " 7 • pleine acimte. Ou uuua cent de !
été transformée en utiuoterie.
(S) Le reste dn Finistère produit aussi de Tort beaux. < a vaux. L« canton de Saml— Pol fournit de superbes rlicvatll de trait , et , près du CoDquet , on trouve encore quelque» reste* de ce* chevaux breton» „ tape arabe , qu'il serait facile de «ullipherdansup, laude».
MvrniCT or. m s est* n I7!)t.
La rheianx vml nourri* . à h rôle . de paille . «Te/gr , dr for», «le panais . de lr» ll»« . *• landes pilrrs avec l'herbr d«*s ■ Ii.iiiij» : un ne leur donne ■ «rotor ni loi*, ta ville , on les nourrit et de foin et A naime.
Avant la rê^ohilion . on avait établi de» haras an . « Gouhca)t à IMoiinéwi . .1 l'Ionider : «les enlrrtmaient de beaux «talons în I on » . ni|«resse de réparer nos perles . quelle masse réelle» la Frauce a perdue |K»ur ja-
», Mouguerncau , kerlnuan, tinissroy, Meilleur» chevaux du pax».
Les saches sont belle* et fecomles, «laiis larron- Bt Ojne )*tMaie d« faire ronnailrr. On y quelques moutons , pfl île volaille», la -1 |HtisMtmirMiM- ; mais l. s |.. i|n iir> vivent »ur nos llolli-» et dans nos .h im-i s. Un iif iniiii.iii IU |"i II- 11 li. 1 t hl pleuddes maquereaux rt *Ui» en trop petite i|uanlité |x»ur qu'on a entreprenne la pèche en grand.
Lcftprrdrix sont in très-» 01 uni unes. On y trouve kjfe lièvres, «le l»écas.se» , de canards vauluullitodc de lapin» nuisibles: point
detang&m, nuis des loups.
Un or minuit auruiie mine dans le distrirt : maisdrsrraginetis de minéraux .«les pierres teintes. 0> maleur ferrugineuse et enivrée , des cristaux t, le» eaux minérales de la chaussée de I. romniuii)' de l'Iouiiéveuter. de I aruanih , ■Lui» la commune de keruilis, tout me démontre qu'il rnetiste, et même en grande quantité.
Les granits rmplovés d.ins les kit mien-., (nuir les pisé», viennent de la cote; ils vint de grains
rail
t»n trou%r à kcnlouloch d.>s pierre- ini-i ,i««;.s de routeur d'or: calcinées, elles donnent une poudre Irrs-rin.
I»an» la lande de IMoud.iuicI . il existe une «s|>ère I n naturaliste. a Irsneven . trouvrà tes observations. J'ai vu réunies, prés de la place de la Montagne, de grauiU : des srhorl», du mica,
Itoll, îles «llstJIIV colorés, des.
i^liu tufeau. une pierre, nommée latttUfrr én le pays, etc. , rte.
La eète est garnir de ruchers qui s'avancent au
U • tu,» ! - u • U
loin dans la mer ; elle est coupée par une infinité d'aiiM-s saMonueiises . et n'offre que deux |mu1s dt mer : Pootustal. «au* la enuinniiit de IMoiinéour.
et le Oueurie •' , dans celle de llounéve/ ; ils ne reçoivent que des barques de GO à 80 tonneaux.
Ir costume des habitant de la campagne est >ingulier. Ils portent de gramles culotte» et de* sjIm.'s suis lias ; sur des gilets Tort courts, une tasa.pie de toile j capuchon. Leur bonnet rond, de laine bleue, cs|ierr de calotte émisse de (Uignes, u'euveloppr que la partie haute du crâne ; leur Iront rat découvert: leurs oreilles sont ntio ; des cheveux long» et plats (lotleut sur leur» épaules ,
couvrent h uis \en\ ; aussi |. neinenl le plus
commun . chez les bretons , est relui qni rejette sur leurs oreilles les houppe» de cheveux qui leur «lérobeiit les objets rt gênent toute» leur» actions. Il IU é«t démontré que ce 1 ostume st gênant . que ce» larges culottes, que ces culottes de Oniinprret des environs, qui ni' «.ouvrent que |j m.nt 1. il. s 1, qui ne peiiiiettcul pas .1 1 Ixuuine de se luiss. rsans roui u le risqne d'offrir au< vrui ce qu'il veut cacher : que les sjh.it s qu'ils | .« >rl>-at habituel l. uienl et de prrlérrnre; que leur cosUime, enHii, fut inventé sous le goiiverueiueiit leodal , par des seigneurs IIIIJM lieux, intéresses j lis « olltrilir , J
comprimer toute espr«i: d élan», a les mettre hors d'étal de résister , de fuir quand des soldat» leste» et Lnouné» leur intimaient !■•» ordres dr leur» malin s 1 est re princi|»r, dit-on, qui força le» femmes de 1.1 ( lune a ne poil. I que de petit» lier» : les i oui épiions de |.i | \ railUle soUt le» I
sur tuute la terre î • ■ > ~J>
1rs femmes |K>rtcnl uneroiflril. toile sous une roiffed'cloflc épaisse; un i ,.|s.-t. un ,u .1. u\ |upoits
courts.
Les m i tus du pa>s soûl pures . hnsptelirrrs ; ©0 y prend soin de vouv.dr volrrami.de vos chevaux , en refusant près. pu- lou|onn> la rrliibnliou que tous offre/, (.es Unis cauqiagiianU vous donnent re qu'ils consmrnl de meilleur : du lard, delà vuude salée . du lait, du brurrr, des nrpr», des g.iletb-s, etc. I. mili.-s stilll les preinuTs me»iiqursdelrur ineuagf. Ellr» laboiimil la terre, soigueni la luatsoti. mangent après leur mari, qui ne leur parie qu'avec une certaine sécheresse . une dureté qui tient du mépris. Si !•■< he\j| rlUb uime d'un léoiiuard touiU ni malades m m. ni- temps . il
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