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a recours au maréchal, et laisse opérer la nature sur sa moitié, qui souffre sans se plaindre. Le sexe, il faut eu convenir, n'a rien de séduisant, rira qui puisse exciter l'amour ou le désir. Sou teint, quelquelois d'un gros rouge , est sans roses et sans blancheur. I ne taille courte et voûtée, des jambes grosses et sans forme, une peau rude et desséchée, une gorge trop prononcée, ne sont pas messagers rf'amour, coiiiiiH'iti-ai. iil nos anciens troubadours.
L'homme de la côte qui soutient jusqu'à 20 ans les variations, les rigueurs, les travaux des lieux qu'il habite, pousse ordinairement sa carrière jus— qu'à la très-grande vieillesse. Il faut être de fer pour résister aux tempêtes habituelles , aux vents forcés, à l'air brûlant et corrosif des rotes du nord de la Bretagne. Le climat est moins rude dans l'inlérietir des terres. Dans un espace de trois lieues, vous apercevez une différence très-prononcée dans l'habitude du corps, dans la manière d'être, dans les traits des habilans du même pays. L'homme des terres a leteintfrais, de la mollesse dans la démarche, Hne langue douce el sonore; l'armoricain a la voix dure , le regard perçant et assuré ; son front , ses joues, sont sillonnés dès la jeunesse; sa barbe est rade et son teint olivâtre, l es hommes cependant sont frères, vivent sous lis mêmes lois, ont les mêmes usages. Une différence presque nulle dans la position sur le globe produit cette étrange variation : étonnez-vous après cela de celles qui régnent entre des peuples éloignés, séparés par des mers, brûlés par le soleil , ou comprimés par les glaees du Nord. H est des fous pourtant qui ne veulent pas croire à l'influencedesclimats sur l'homme, el qui rejettent, comme un rêve, ce qu'Hippocrate, ce que Platon, ee qu'Aristotc , ce que tous les anciens , ce que tous les hommes éclairés en ont écrit : j'aimerais autant qu'on soutint que la ÎNorvvége et l'Irlande donnent les mêmes fruits, portent les mêmes fleurs que la Touraine et l'Italie.
Dans les premiers jours de la révolution, les habitaiis de ces contrées se soulevèrent un moment. Le Finistère était penhi sans la sagesse, sans le courage, sans l'acthité du général Caudaux : de cette époque le régime féodal fut oublié.
Dans l'église supprimée de Languengar , on révérail Saint-Houoré. Ses reliques, trempéesdans l'eau d'une fontaine voisine, lui faisaient opérer des merveilles; les femmes en limaient pour augmenter leur lait. I u jeune indiscret eu prit par dérision ; ses seins se gonflent , il eut pu serv ir de nour-
rice. Sa conversion, «on repentir el Mi offrandes dissipèrent pourtant cette incommode protubérance.
Quand un cheval baille, on lui dit : Saint-Éloi vous assiste. C'était, et c'est encore", le patron des chevaux (1).
Donnez du beurre à Saint-Hervé, vos bestiaux ne craignent rien des loups. Ce saint , aveugle, se faisait guider par un de ces animaux.
Sainte-Certrude. a Treilles, préfère les poulets à toute autre offrande. Elle guérit les rhumatismes et les maladies de langueur. Ces poulets revendus préservent les hasscs-t ours de tout accident.
Le mal d'oreille , la surdité' , se dissipaient chez Saint-Trégaré. On trempait une pièce d'argent dans un vase d'huile bénite , ou l'appliquait sur la partie malade, la pièce restait sur l'autel.
On fait bénir du pain, à Tlouider, sous l'influence de Saint-Didier (2): ce pain est merveilleux pour faire parler lesenfans.
Saint-Isidore fait mourir les taupes.
Ln de profundis , et deux liards donnés aux trépassés, font retrouver les objets perdus. Le même sacrifice vous fait éveiller parles morts, à l'heure que vous leur indiquez.
Saint-Yves lait lever la pdte.
Si le beurre se forme lentement , on a recours à Saint-Herbot.
Quand les corbeaux voltigent sur les villes, ils annoncent des maladies.
Tous les morts ouvrent la paupière à miuuit.
(i) A U Saint-Éloi , one me*»e te dit pouf le* rheeio* . rrni fini conduit* à l'office par leur* maître*.
(») Dan* aon Catalogue des objets ëthappès eus f anthlùm,dans le Finistère, Cambry, apré* aeoir parlé de» rtatue» du Polgoat . parle d'an ungulier moraeaa d'argenterie troore Ain» IV-Iimt de Plouider : c'r»t on bo»tc de Sarni-Didier. Le** oracroena de aa chape «ont chargés de autuette» oui repre- , entent de* apntre*. Le bnate et lei oroemeu» «ont d'argent doré couvert de pierreriet. Rien de plat et d'igno!>le comme la trie de Saint-Didier , tel cher eux d'or bizarrement eaeenté» et friaca par l'extrémité. De petit* dôme* à filigrane* courre nt la trrr de* apôtre*. " 7 * ditu cette ceuvre rirhe»*e, profuaioo de trarail , mai* défaut de beauté , de «implicite.
L'Annonciation etf groarirremeat gre»ée *nr le derrière dr la chape du taint. Le parquet mu lr<jurt pmc la tin.< un» U moindre trace dr pct*p«-elivo ; clic est rrlue d'une loorde ofaap* d'reèaue.
La pLuitude de la figure dr Saiut-Didier , *e* gro* jtui uni prunelle* , tant de détail* aan* art et *au« lineaae , »»ppo»cu< a ce monument on* giande auciriiurte.
absent, quand on partage le gàh-au ;arde précieusement : elle indique
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l'étal de leur sanlé , par sa »*>nne conservation ; la
On bit ici jeûner jusqu'aux bestiaux, la veille de Kœl. Tons les animaux veillent , excepté l'homme et le rrapaud.
lapréXace, le jour de la Sainte Trinité.
IVÏminenses trésors scml gardés |*r l»'s dénions , par un vieillard, par une vieille , par mi «erpeut
s'en saisir , quand un la place, il faut foire angrandlrou, «ans Aire un mol; le tonnerre gronde, IrVlair brille, de* charrettes de fvit s'élèvent dans air», un bruit «V chaînes v fait entendre ; p'Tvous trouverez une tonne «I «r on d argent d'une pesanteur effro) aide. Parvenez -voii*à l'élever au bord du Ln>u . quelques accidens, un moi qui vousérhappcja pré» Lniteiildau» l'abUue, a mille pied* dr profondeur ; vous \ nus retire/ «si»1» espoir.
Aun^rnseutonlonchaiiterévangiledes rameaux, les démon» soul forcés d'étaler leurs trésors , on les dégoîaaul, cependant, sous des l..rui.-> de feuilles, de pierres, de rharbwiis. Celui qui peut jWi-r uir eux des olqcfcs consacrés, de l'eau Unité , un chapelet , les rvnd à leur premier étal et s m empare.
On tend , la nuit, h poule noire au dialdr, qui 1'arbete au prit que tous lui demandez.
S'il meurt quelqu'un dans un ménage, on attache aux ruches d'aln-illes un morceau déloge noire; de l'étoffe rouge , oui mariages, aux réjouissances. Sun» relie alleuluw , b-s abeilles ne réussissent |>as. On a l'usage, qnand il tonne , de meure un uior- Mo de fer daas le utd des poules qui courent.
\ la Sainl-Marr , on fui une procession |*mr empèdier les animaux cl les hommes d'être piqués par Vf* moucher.
ie multiplierais a l'infini ce* récits bizarres ; {'ai mi devoir les rap|>orler : ils serviront comme tant d 'autres à l'histoire del'imagination. L'homme léger WaVUaigaera peiil-élrr, mai» iKognnna a l'homme bemrns inlérvsvans ; ils le»
esprit* qu'on ^iiMlaîl avec de rêveries ; ils présentent fies conformités piquante*. 1rs anciens at aient leur Hercule . chasseur de mouches, l-r fer plaré près de* couvées annonce quelques notions de 1 électricité.
te deuil ou le» rouJeurs qu'on donne aux «ut le réélut dune idée tcaluuentale et
Ces fontaines bonillonn.int à la voix d'un prètr** rappellent les temps où l'on prêtait une ame à toi» 1rs corps de l'univers.
L'histoire de la raison et de la sagesse, chez l'homme , se trouve sur le feuillet d'un petit litre ; il fout des milliers de volumes pour nous indiquer ses extravagances.
La commune deLesneven est située par le sixième degré
longitude , et par les quarante-huit degrés i cinq minutes vingt secondes de latitude (1).
F.» en, comte de Léon r la fonda dans le onzième* siècle , en 1096. Lesncveu , en breton . signifie coiîr d-Even. Ce fut un lieu de chatte placé, dn-oo, au milieu de vastes foreb.
F.»en environna la ville d'une forte mu nu Ile: elle était défendue par un chileju I es danois , sous son règne , e\.n iitiTeui sur les côtes du Léonnais ; il ..
Saim-^ouhao , qui , pendant le combat , rumme? un autre Moïse , tint les main» levée* ver* le riel. I* saint obtint pour récompense une visite du due, qui lui baisa la main , qui lui Ri doo d'une foret ou des moines reconnaissaRs prièrent le riel pour la prospérité de ses armées. I* propriété que le romle cédait devait être égale au chemin que Goulven pourrait parcourir en un jour. U saint s'avance; un grand fossé s'élève miramleuscturut derrière lui. Celte enceinte est nommée par les bretons minihi Sart-Gou/irn ( la l'asUedeS.-<HHilTen);rile< d'h ni le> terres les plus (éroudes du Léoaaais. Vja jour , Saint-Coulven chargea sou serviteur Madénus de demander à Le Jour mu- . nrhe pavsaa de houjié.vur-Trea,ceqii il trou«er.i)t sous sa main. Le pavsau était au champ : il donna trois poignées de U rre qui grossirent dans te chemin, deviurrnl, près du saint, une masse d'or dont on fit nn rafire, trois croix et trois cloches carrées d'ui>e telje |h-santeur que l'homme h» plus fort ne pom.m. d'une main, les fain1 stintier. Ces clocbij ^uérusakul les la<
uudades ,
Ou l-hisioin , on l'historien des Saints 4t la Bretagne, .Vlbert-le-drand . se trompe sur l'époque où régnait le munie E»en. Ce dernier le (ait vivre.
(r) M. U pmidtal ét Rntiifli fitrr Lnartra p*r l»« (