DISTINCT DE BREST ES
!>r> troupeaux. :i basse marée, paissent sur d'aui inities prairies séparées de la grande lerre depuis un demi-siècle au plus (1). L'Ofléan bal ces rivages avec tant de fureur, poussé par les veulsdu uordiiucsl; la puissance qui les trappe est si grande que .sans la chaîne d'iles el de rochers qui la protègent, «*tle masse énorme de granits qui tortue un des ln-.is ia rade de Brest, celte ville serait peut-être eogloulîe dans les Ilots. Ces ravages frappent, étouiifiit. épouvantent le paisible habitant des terres; maison se fait à ces idées sur les rives de la llrela-
(i; Voici ce qu'on lit dan* le* mémoire* manuscrit* de 1 académie de Rie»! dépoté» a U bibliothèque du porl, d'où Cambry pelait avoir extrait ce» deuil* »ur Saiat-Matliieu, mai» ru le» altérant.
• L abbaye de Saint-Mathieu ordre de» bénédictin» .
- Samt'liatkeu) in fnibtu ttrrte , S*iul-M jtbicu de fine-trrrtt » ainsi nommée dan» I» ancienne* chronique», forme la •■ pointe occidentale de U France {•). L'église de cette abbaye » ae Iruuve aujourd'bai aar l'extrémité de la cAto doul elle
• riait éloignée de plu» de 80 à 100 loi»e», au corumrncc-
• wrni du »iede (du |8« ). Le mer a creusé, «ou» cel
• édifice et sou» une partie de la maison, ane caverne qui
■ • plu» de 70 brasse* de profondeur ion i 1 de banteur. > De U voûte de cet antre immense, qui court d'occident
• à oneni, vc détachent de temp» eu temps de* blocs énor-
- uic» de pierre*. A chaque marée , le flux se précipite
- dan» <e gouffre, délaie et divise le» terres qui s'opposent
- à sou passage; le reflux le» entraîne, et ce* mouvement ,
- rruuuvrUs tan» cesse, détermineront toi ou lard la chnte
- uY ntte maivoo. Alors *e» habitant seront obligé* de
• ihrit'ber un rt.,bb»icmrnt odiivc.ui, ro:ume il» l'ont déjà
■ fait il y a 5oo ans, car leur emplacement actuel n'e*t pa>
- le premier. On voit , à une Iteae de l'occident de la cèle, >■ une cluine de rocher» à Uenr-d'eau, nommé» 1rs ricuz
- BWM. qui, avant le !•* siècle, formaient avec le coo-
• tinent une plaine où était bâti l'ancien monailcrc. Un re- •■ ligicin de celte abbaye nous a même rapporte que de* » rochers an midi, actuellement entourés des eaux de la
• mer, tenaient encore à la lerre il y a !•> on $0 au», et
• sont le noyau d'une ancienne prairie qui exiatait alor» , et
- où il avait ru paitre le» troupeaux de l'abbaye. •
i Tfgrapkic rwiiaMAf Jm dtp*rUm*mt «U tamJrrnrmm , fmr Jf. Hrtmmr-d . infiiûrmr J»t pomtt tl r*«ju/«Vj J* llrttsfnr. 17I4. ;
Quoi qu'en di-c M. Bernard, le terrain sur lequel est bàl| l'abbaye de Satul-Mathiru est solide. I.a marine vient d'y faire rousuuire un phare qui s'achève en ce moiuenl , el qui remplacera l'ancienne lour de l'église »ur laquelle le feu a été allume ilcpui» 1710. Les cavernes dont il est question plu» haut existent effectivement tous le promontoire, mai» elle* »out errnsée» dans le roc .
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1 1«« jV.t, At K'twttrmm.
gne. depuis la pointe deRoscofl, surtout, jusqu a la pointe de l'etimarcïi. Qui se transporte aux temps si recules dont ces vastes ruines sont des médaill. « existantes et des témoignages rerlains . ne pml s'empêcher de retrouver dans sa mémoire le »ouvenirdfs grandes fractures du globe: de celle qui rendit à l'Océan l'immense réservoir d'eau qui »'élail accumulée sur le rit lies lerrains qui bonli'l à présent la Méditerranée : de celles qui séparent la Sicile de l'Italie , la Thracc et l'Amérique de l'Asie . et Madagascar de l'Afrique. Il voit ers ravages én temps iiiipriinés sur la masse immense des Alpes . des ( airiliiières et du Caucase : ces monts, couverts d'uneglace éternelle, sont dis héros inébranlables, et les géans de la lîreiagtie des êtres subjugué» au pied de leur vainqueur, qui les détruit, qui te* écrase , el tie laisse exister sur le champ de bataille que des ossemeus dépouillés el quelques pierres triomphales.
Où sont ces co..ines, ces champs qui réunissaient autrefois la Cornouaille de la (iaule à la Cornouaille insulaire ? Où sont les peuples qui les habitaient, qui les cultivaient ? Cette pointe sur laquelle je suis, Saint- Mathieu, par ses prolougemens , touchait peut-être aux terres atlantiques dont ces mers conservent le nom. La pointe du lia** que j'aperçois, les rives de Douarneuez , l'anéantissement de la ville d is. les ruiues de Crozon, les débris, le> traditions, me montrent les millions de siècles qui se sont écoulés, ceux qui doivent éternellement leur surcéder; relie vicissitude infinie? qui transforme en plaines, en collines, les lits de sables , de rochers, qu'inendait jadis l'Océan, el qu'il doit dévorer encore, quand ils auront longtemps servi de base aux temples des faux dieux, aux plais des puissans, et de théâtre aux folies , aux fureurs, à l'iiubécitité des hommes (i).
C'est sur l ! pointe de Saint-Mathieu que les amis, les mères, les amantes tendent le, bras, présentent leur s eu fans . fondent en larmes nu départ des vaisseaux qui sortent pour la guerre ou pour leseonnes éloignée^. C'est là qu'on les attend , qu'on les salue, quand unellammcbieufaisaiiteou le canon annonce leur retour; on les appelle, on les suit le long
(a) Nou» crojou» inutile de faire oWnrr que loul ce passage de Cambry est l'exptesMon d'bvpullirsespluson moin» vraisemblable» , nui* fort contrit jb'et Cenrraleraent non* ne noua occuperont pa* de» erreur* que pourrait contenu te Voyage , mai* qui (eraienl étrangère* a la Utclague proprement dite.
fia rivage , m ne peul les perdre de vue : impatience , cris d allègre**, mouchoir», agité* dans le* air*» marche précipitée , inquiétude . battemeos de cœur, convulsion», tout genre de sentiment, d'émotions, d amour, d'amitié, de frayeur, tout mouvement que le cu-iir détermine, semauifolciiisur re rocher aride et sur ce» roules momentanément auiméc». L'est la qu'après, une victoire , ou entend des cliants de triomplir ; c esl là qu'après des sorties impru- «frutesou de» combat* sanglans et malheureux, on pk-tire sur le sort des milliers de victime* que I i- ^d.. rince ou le hasard vient de livrera la mort,
«aux perdus, et sur le déshonneur plus cruel au Irancais que toute espèce d'infortune.
TeJI* est la force des tempêtes , sur la pointe de Saint-Mathieu, qu'à cent cinquante pas du imrau de la mer, dans les coups de veut du sud -ouest, oo est qtit*|i|iii'fois couvert d'écume , enveloppé d'une vapeur humide qui se porte jusqu'au coûtent. (> vent était le Circius auquel Auguste lit élever un autel dans les Gaules ; il est l'etlroi des matelot* , nui* à purifie l'air de ces contres.
Oue sur le promontoire de Suuium Platon instruis,- vs disciples; que dans la forit de >\ itidsor Hcnbcll observe un nouvel aMre et découvre de tmuveaux mondes; que sur le pavillon île lioholi LnUra fa»e chaque nuit ciuquante observations luiinirologiques : mais là, sur ce rocher sauvage, quand !«• soleil se plonge à l'occident , lorsque la unr s VIeve , f;roude, auuotii r une tempête, esprits siil'luu.-s , philosophes profonds, ame> fortes, nié- !jrj. -oliquea , poètes exaltés, venez méditer en si- I. •...-!
TV ta pointe Saint-Mathieu au château de Rer- H > ji inej la côte, hérissée de rochers, n'a qu'une \ttne et demie de longueur, l e m« lier de Ber- Ibeauruea 200 pieds d'élévation; il est séparé de la • oi*> d'environ 1Ô0 pieds; il n'offre d'extraurdi- -iirv que \a masse et le pont bigarre qui vous y niet»e. \ ou* êtes suspendus sur l'abîme dans une «^(•«-r de chaland qui glisse<tirdeuvjblcs suifTés; < ti le fait marcher à l'aide de va-et-vient, ("es càMes i>r.(9 pouces de circonférence; on !<••* chaude tous I" dix an* : au milieu du pavage , le poids de riri<| <• i «.il pervuuies et vous ldi>*e un moment •Ut» une inquiétude cruelle I .
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um m 1794. III
La po|nle de Saint-Mathieu >t <<•!!«• du Totilinguet forment l'entrée du goulel d«' liiv-t '. ; il y a quatre lieues de là jusqu'au grand port.
On compte une demi-lieue de liertheaume j l.i pointe du Miuiou J,. Ix goulel n'a qu'une h. ne de large. La batterie du Mnigan , sur la terre «I • Léon, M tTonve avec celle de la Loniouaitle et pr ■■>tège l'entrée de la rade.
1-e Mcngan, rucher redoutable, rt.upe.-u >\n,\ parties le goulel (4y; c'est laque, presque muis ux> yeux, se perdit le Républicain , dans la sortie forcée du ."> un ose an 3. \jt capitaine qui, la \vù\- , gêné par une multitude de vakscaux nul pi n . , n'avait pu sortir de la rade, obéit au premier -i,.n.»l et partit comme un trait.
VUlarel- Joyeuse , qui commandait IVsradre, cédait aux ordres du comité de salul-puMie , i l'impatience tres-prononcée des n-prév-iitau* du peuple a lîrest.
( et habile marin connaissait les ilangers «l'une campagne exécutée sans but, dans l'hiver |f plus rigoureux; il l'avait formellement déetaré plusieurs fiais; il connaissait la faiblisse de ses i<\v,pages, le mauvaLsétat de sis taisscaux, rignor.iMe d'une partie de ses officiers , les dangers de Ij Manche et des mers de Bretagne dans l'.i(Ir»'u«e saison, dont il votait déjà l'approche par dis coups de vent répété; il était convaincu que le fr;i nrn i * alors devait renoncer aux graudes entreprises «limer , se borner â réparer *»•> flottes . à former '
fou in j perrrujit p»r un nciliti laillr .Uni I» r»c. >jin rt.it fr-rt diaretr.it »K , auloliloa \r rL.UD.i ilunl yn'.r <jil.1t» , et 'l ci* glituil »ur ili-ut mtjn. Depnu , in * rL>l>li ou poal forme par qm-l-jnr» ptitKttn po»e*s w de r,t..« rjl.li . bwi. "iwi rot '!» nul rotrrtraut. «il* |>uol »eluel atru.rrn.ii> >'j" I» poulet proprement dit rte coaiBirtK* tor U «-.le Boni i)u * l* binai* 4a f'tnd Min.ia, ri »tu U n'.U >u>l -,u < U (H.ialr Un l-ij.ucioi. il tt trr.iiiiir. lu n-r J , » U j..».n:r l'i^inc . m »aJ. « trltc in F-j ^i ..L. Il < une lirue J* . -n«»r «t asr rlrtui-Jirur «V Ut^- m
Jolix U fou CumoiuilU cl lr f.iri Miorio. rn |>iiu» f.rr»5ut jv./ l> mfbt J» cr nom , il o * > un pru plut d un lim de Leur-
IhiVV-. ™ (On ulu dilrttm m b»:« , r««l.lir *nr dn rj.lci.il l'uiuu ui.liro da pouli-t p*f drt «brrr*, «t ■« Ion rn |.irrr« lin >L#»un# cfrt ri»« crifiaw. Hrun (U Pmy I r i Ir loti »o !".■* rl un <W crin m pirrrr.
|»t.» Juif Luit ojji'UC d« r^rnUrAttibi' êU jnu<i M1D.19.
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