DISTRICT DE
bons matelots sur une multitude de frelates et de ron rites dont les courses variées sur tous les points de l'Océan et de la Méditerranée ruineraient avec certitude l'immense commerce «1rs anglais : il savait qu'un rchec nous perdait pour de longues années; que les ports, que 1rs arsenaux riaient dépourvus des objets nécessaires aux armement : il céda cependant , par le principe d'obéissance auquel on doit tout sacrifier dans l'état militaire. On dira toujours de Joyeuse : il eut la force de combattre avec la certitude d'être vaincu; et, dans celte circonstance, il donna , malgré son opinion et les forces qui l'enchaînaient, les preuves les plus prononcées de sa haute capacité et d'un courage inébranlable.
A peine le Républicain fut-il engagé dans la passe, qu'un vent contraire et furieux le força d'employer tous les moyens de l'intelligence el de la présence d'esprit pour éviter le plus affreux danger. Le pilote élaitchargéduvaisseau ; la neige, un «reul furieux, un froid insupportable s'opposaient a toutes les manœuvres ; la nuit s'approchait ; le pilote assura qu'on avait doublé le Mcngan. l.'espérance commençait à renaître , quand on sentit qur le Uniment talonnait, et qu'il portail sur ce rocher; en vain, pour alléger une masse aussi forte , on employs tous les moyens d'usage ; en vain les officiers montrèrent tout le sang-froid, toutes les connaissances , Imites les ressources de I ur art, tous leurs efforts furent inutiles. Qui le croirait ? oubliant le danger commun, trois hommes iles. emiiieut .1. mis un caiiol . seule ressource de l'équipage , et sr sauvèrent sans reparaître; un d'eux abandonnait son fils. L'orage redoublait; la carcasse s oin rit enfin : par un mouvement majestueux presqu'iusensible, l'arriére du vaisseau s'éleva : l'avant s'enfonça dans la mer et s'al a. Quel
moment ! on s'élance dans la chambre du conseil ; on s'attache à la galerie; huit cents hommes sont agglomérés, suspendus , sans espoir; le vaisseau
descendait eucore, >. il t'arrêta Aur
quelques pointes de rochers. Le vent redoublait de fureur: on craignait une autre secousse . rl la mort qui devait la suivre : dans cet étal , ou attendit le jour rl 1rs secours qui vinrent de l'escadre. Une grande partie dclequipagc fut sauvée; les capitaines furent mis au château. L'équipage, témoin de leur brav oure , deleurs savantes manœuvres, les réclama .
Nous entrons dans la radr de Brest , dont la grandeur, la sûreté, les fortiflralious majestueuses eu iiupotculau spectateur. Brest parait bientôt dans