‹ Voyage dans le FinistèreChapitre 30 sur 159 · DISTRICT DE BREST ER · texte numérisé non relu

DISTRICT DE BREST ER

Ils ont la facilité de se fendre aux latrines sans qu'on soit obligé de détacher la chaîne qui , toute la nuit , les attache à leur lit , et n'ont pas besoin des baquets infects qu'on plaçait d'espace en espace quand leurs tolas étaient adossés au mur de face.

Le mur de refend contient, dans son épaisseur , nnc latrineen forme déniche, de deux pieds de pro- ■ fondeur sur deux pieds et demi de large , qu'on m'Unif aisément à l'aide d'un robinet; des ventouses, qui se terminent au-dessus du toit , en purifient l'air. Ce grand mur de refend porte sur un égout dont les écoulemens se rendent à la mer.

On a ménagé , dans le milieu de chaque salle , une cuisine de dix-sept pieds de long sur quatorze «le large, entourée de grilles de fer, pour ôter aux forçats l'occasion de soupçonner d'infidélité ceux qui les servent.

L'appui des fenêtres de ces salles est élevé de six à sept pieds , pour couper toute communication avec le port.

L'ouverture des portes ou passages du mur de refend se trouve dans l'alignement des fenêtres ; l'air s'y renouvelle avec plus de facilité.

Le bague est éclairé toute la nuit , même dans son intérieur ; les fanaux sont placés hors de la portée des forçais, et des perluisanniers les surveillent sans cesse.

Une citerne et des eaux rassemblées à cinq cents toises de la ville servent à l'usage des forçats, à tous les usages de ce bâtiment.

Au pied de l'escalier est une porte de fer de neuf pieds ( c'est la largeur de la rampe ) , quoique la porte d'entrée, quiest de bois, soit très-forte. Son extrémité, terminée en demi-cercle, est ornée d'une grille de chaînes , manilles et chaussettes de fer rond que les forçats portent aux pieds.

Au rez-de-chaussée du bagne sont établis des magasins pour l'entretien des galériens ; on y maintient habituellement une garde de quarante soldats ; les avant-corps servent de logement aux ofliciersmajors , aux chirurgiens , cornes et sous-comes qui commandent aux forçats.

M. Choquct s'excuse d'avoir été gêné par les localités , de n'avoir pu donner assez de largeur a ses salles ; on lui pardonne ces fautes nécessaires. Mais pourquoi, dans un immense bâtiment de la première utilité, fait pour durer éternellement, soit a l'usage qu'on lui donne, soit à k?nir lieu d'un immense hôpital; pourquoi, dis-jr, en avo>r en-

tièrement négligé les ornemens, les décorations ? Je dirais la même chose des vastes casernes placées à côté du jardin botanique, du magasin général, de la corderie, de tous les bàtimensdc Brest, amas confus de pierres entassées carrément, sans goût, sans esprit, sans intelligence.

Dans un port où les travaux de l'homme sont poussés au plus haut degré de grandeur ; où sont construites ces masses imposantes qui dominent l'Océan, pour la fabrication desquelles se réunissent toutes les conceptions, tous les produits de l'art et du génie; où les têtes devraient s'agrandir comme celles desgéanls, quelles mesquinesconceptionsont pré.sidéà toute espèce de distributions! Les commis les receveurs, les commissaires, ont peine à se mouvoir dans leurs bureaux; les marchandises , entassées, confondues, s'oublient , se perdent, faute de soin, pour n'être point placées, classées, étalées dans un vaste local bien aéré , bien éclairé. Les hôpitaux , faits pour recevoir les milliers d'infortunés que les flottes rapportent après de longs voyages ou des combats; qui le croirait? les hôpitaux , faits à la haie, sans prévoyance, ne contiennent pas le tiers des blessés, des malades qu'une escadre rapporte à sa rentrée ; il faut les transporter dans des hôpitaux éloignés, entassés, expirans sur des chariots; rarement ils arrivent à leur destination sans que plusieurs infortunés nesuccombent, ne meurent au milieu des douleurs cl de cris lamentables. Ce spectacle a souvent déchiré mon cœur.

Qu'exislc-l-il dans l'univers de plus sacré qu'un n matelot, qu'un généreux soldai qui vient de sacrifier son sang à sa patrie ? Tous les produits des arts el de l'intelligence humaine devraient tendre à le soulager. Quel chemin nous avons à faire dans la carrière de la civilisation ?

Le port de Brest, où se réunissent en temps àé guerre toutes les forces navales qui fournissent, quelquefois , huit à neuf mille malades , est dépourvu d'édifice construit pour hôpital, depuis l'incendie de 1776, qui consuma celui qui existait alors. Le bien du service et l'humanité exigent cependant impérieusement que l'on bâtisse deux hôpitaux dans Brest , et un de convalescens à quelques lieues de la ville, capables de contenir chacun trois à quatre mille hommes.

Les édifices qui servent actuellement d'hôpitaux, n'ayant point eu d'abord celte destination, sont beaucoup trop petits, el n'ont aucune des commodilésnécessaires à de pareils établissemens : ils consistent,

DIST1UCT Ot BBtST 1794.

dins ce moment, en l'hôpital principal , quittait antnibû le Séminaire, auquel on a joint deux églises adjacente»; l'hôpital brûlé, oà l'on reconstruit à fan frais quelques mauvaises salles; le parc d'artillerie à Recouvrance ; Pontanezen , à une lieue de Dn-M , dans un .site marécageux et insalubre; le ci -devant couvent des lrsulines a Lesoeven ; lectdrvaoi couvent des l rsulines à Landerneau , et keriorec , maison de campagne d'un particulier, à un quart de lieue de I anderneau et 1 cinq lieues de Krr>t, Ces divers hospices ne peuvent coutenir que six Bille lits, ainsi qu'il suit;

Hôpital principal 1600 lits.

Brûlé ou ancien. . . 800 De Recouvrante.

De Pontanezen.

De I>-*neven. .

De Landerneau.

De keriorec ,

our recevoir les mania Igré cette bible

de*

, Ce nombre est insuffisant , puisqu'en dernier, à la rentrée de l'armée navale, on aeo recours aux hôpitaux militain lades, et que l'on a été obllsj ressource , d'eu loger plus de douze cents irtiiri; ce qui est impraticable en biver.

On sent les inronvéniens qui résultent d'un part-i! ordre de choses , auquel Je désire ardemment qu on puixse remédier , en pressant la construction d'hôpitaux , ou tout au moins d'un hôpital dans le port de Brest (I).

Brest est dominé par des collines ; des remparts girnis d'arbre» couronnent cette ville; ils n'offrent a mu i|ui les parrourent qu'une vue très-l»ornée in côté des terres , mai» on y voit la rade sous mille aspects animé* [ur les vaisseaux qui la décorent.

Ij-s terres qui la bordent ne sont pas élevée: on jfrrrrit pourtant dan» le lointain, à lot-sud-est, b nioutagiiedu Meuez-Hoiu. Les cotes de Ptougav li-| et de Ooxoii , l'Ile Boude, vaste rocher de marbre noir, la proqu'lle de Qaékra, chef-duMivre de

(,] I, port Jr trm», f"« trttm i}«Mibli<>s , m,n kl Mrjil b<*a •h /..m» ihi UVpM».*,*. Un ictte, luai ........ J— U

fortification , se présentent dans les- lointains, et se dessinent à l'œil avec variété, mais sans offrir de masses imposantes. L'homme disparaît dans les sites de la Suisse et de la Savoie ; ses ouvrages , ici , ne sont point effares par la grandeur de la nature; les rochers du rivage paraissent écrasés sous le poids des travaux de l'art , et la rade semble céder aux nombreux vaisseaux qui la pressent.

U Grand rue, qui descend an port, la première qu'on trouve en entrant dans la ville ; celle de Siam, plus élevée, sont les principales rues de Brest (2).

Il est assez curieux de parcourir cette cité, buie

de la partie haute dans la basse ville , on a pratiqué des escaliers M'un d'eux est large , d'une grande et belle proportion; les antres n'ont pas le même avantage; il en est un a pic, dangereux, impraticable en temps de neige et de gelée.

Brest et Recoin ranre offrent des maisons tellement placées, que vous montez jusqu'au cinquième étage pour arriver au jardin ; que les mêmes maisons s'élèvent dn jardin )«*qu'a deux , trois ou quatre étages (3).

Quelques hôtels, celui dans lequel on a placé les bureaux de l'agence maritime, la salle de la comédie, le nouveau quartier, les bitjmens qui cernent carrément la place d'armes , cootrasteot avec les rues étroites, obscures, infectes, toujours couvertes d'un pied d'ordures, qui font de Brest une des villes les plus sales de la république fl\ Le désordre, l'ivresse habituelle des ouvriers, des matelots ; ce mélange de sang que l'Amérique , l'Inde , l'Afriqueet l'incrovable dépravation de» mirurs ont corrompu; ces excès suivi* dune miser • profonde; l'absence de toute espèce de tenue , île moralité ; les maladies contagieuses , dont les germes renouvelés ue sont jamais anéjntis , dégradeul au dernier degré l'espère humaine dans cette commune et dans les campagnes voisines. Qtielle forme, quelle juleur, quel teint livide, quelle maigreur chez ces eufa;is prévue uns, rlr*/ ce> re.umes ivres d'eao-

(•; Ton, c«i * . I.jr.'r Atpu.% 9l.

M l\tml<* .oU.,l ~n. Joutf r,.lrr trna**ot J.oif n U I.udJ iu< , il, wat ru

(4) 11». .i^^tx.o. Biu< m. pi •B«dc*,dlr.<W li.wtlnM«u!n L. f, .^,.,1,0» .t n. pl «I liotUs*» ,a An rut, KWibm , U U.rr ,1 . I ralirt iljn, mm 'IM a> Birvliur?* fir..p»rtr , »h<|u<-I d .iJrai a>.l- <■ hea le* rtfjm de l 'JounaUtii^B.

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de-vie! Ajoutez à ces malhenreux, cette multitude d'estropiés que la guerre dépose à Brest , et tous aurw l'idée, le tableau le plus vrai de la misère de l'espèce humaine , quand , pour servir la guerre et le commerce, elle quitte l'air pur, les champs fleuris , la vie sobre et laborieuse auxquels l'appelait la nature, et qu'une mer immense et les tempêtes lui défendaient d'abandonner (1).

Les différences qui régnent entre les peuplades de la Bretagne , résultat de la vie patriarcbale de nos aïeux , sont singulièrement prononcées entre Brest et Becouvrance, séparés par une rivière, par un très-petit bras de mer : ce ne sont ni les mêmes mœurs, ni le même langage, ni les mêmes idées. Les habitons de Recotwrance étaient traités par le brestois avec une rudesse, une supériorité qui tenaient du mépris ; les principes de la haute mar ine avaient gâté cette contrée.

La société de Brest offrait au spectateur une graude variété , une gravité pleine de morgue et de gaucherie chez le commandant , chez l'intendant , chez les grands officiers de la marine; on y voyait une plaisante caricature du ton , des manières , de la légèreté de Versailles. Quelques individus nés à la cour étaient copiés par une foule déjeunes gens nés sous le chaume; les conteurs surtout y paraissaient insupportables ; ils voulaient imiter le rire, les plaisanteries, l'élégance des V...., des du P...., desD...., deC...., del'abbé de...., avec une raideur dans les épaules, une pesanteur d'organe, un langage de bas-breton , un jeu de bras et de badiius , des altitudes si contraintes!... le beau Léandre ne parut jamais aussi grostesque.

On y faisait de l'esprit quelquefois. Brest avait ses académies et ses génies dominateurs , ses poètes ;i madrigaux ; on y jugeait et Corneille et Racine. Voltaire avait trop de légèreté, mais Jean-Jacques était étonnant , et le plus conséquent des hommes.

P... était philosophe; 11..., badin ; G... , charmant, excepté chez sa femme , qui tenait dans la rue de.... le plus accrédité de ces tribunaux de pédantisme et de prétentions.

Madame l'intendante avait une cour assidue; sa place , sa fortune et son existence à Paris , lui donnaient forcément une prépondérance qu'on suppor-

(i) Tout ca table.™ poavail *r. irai i lëpoqw de crite où Carebrr vit Bre»l , nui* loal * changé depaia. La population de c«ite villa eu nuinicajot «uni rangée et aoaai «aine «oc callca dea auUe* vilica militaire» de la rra»ce.

IEST El 1194.

tait avec impatience. Vieille et laide, on la tolérait; était-elle jolie ? que d'humiliations, que de calomnies, que de scènes! Chaque femme, à Bresi , avait vingt ou trente hommes faits, et cinq on six gardesmarine à sa disposition ; toutes ces meutes étaient lâchées contre madame l'intendante. Elle était poursuivie, huée , déshonorée , et finissait par n'avoir auprès d'elle que des ex-<vto de capitaines ré- formés , qui faisaient sa partie et mangeaient son souper.

La femme d'un commissaire de la marine n'était pas vue par les femmes du grand corps; elle était obligée de se choisir un cercle parmi les officiers de port , quelques lieulenans d'infanterie , pauvres et délaissés; elle accaparait aussi parfois quelques vieux capitaines de vaisseau pour son wisk et pour le souper, comme madame l'intendante.

Les ingénieurs et les commissaires de la marine rivalisaient , se disputaient la supériorité des grades subalternes; les femmes entraient fortement dans la querelle. Les uns faisaient valoir l'importance de la comptabilité ; les autres , leurs talens, leurs études , et les prétentions du génie.

Les négociant , marchands , bourgeois, étaient ' sans cesse en garde et sur la défensive. Des espiè- * gleries de tout genre, des nasardes, des rebuffades chez eux, dans lenr comptoir, a leurs boutiques, au spectacle, étaient les passe-temps d'une jeunesse indisciplinée , sans règle , sans mesure, qui s'attachait à les persécuter.

Il faut, on le sent bien, toute la forcede la révolution pour redonner aux habitansde Brest l'élan , l'énergie , le développement que tant de dégoût , qu'une contrainte habituelle devaient avoiranéantis.

J'ai fait voir le mauvais côté de Brest; mais cette ville avait ses avantages. Il était impossible qu'une multitude d'hommes éclairés, de mathématiciens, d'astronomes instruits , d'ingénieurs , d'artistes, d'êtres qui parcouraient le monde , n'y répandissent des lumières. A l'époque de la révolution , le corps de la marine n'était plus ce qu'il avait été ; les études qu'on le forçait de faire , les examens qu'on lui taisait subir , les reproches qu'il avait essuyés pendant long-temps , avaient détruit ces préjugés contre la théorie, cette légèreté qui nuisait Uni a la jeunesse ; à cette époque , le corps des officiers de la marine offrait, parmi les lieutenans surtout, une foule d'hommes à talens, de braves militaires faits pour donner à la France le rang qu'elle doit avoir parmi les puissances maritimes :

l'orgueil J*"* a perdus. Ainsi droit Hoir up corps qui , dans l'ancien régime , surpassait en folles prétention» l'ordre de Malle et 1rs chapitres de

I Ulemagne. On dit. et j puis le croire, que

h«>mmcs qui lui su< rëdeul menacent d'adopter mêmes préjugés; que If dernier <»ous-lieuteiia»t

largue «J égaler ses chefs eu i:oimais>a lires , em ie Irur place, h* dénigre ; que le pilote de la marine rivale , mu qui servaient dans le* ^radis inférieur» datis le^rand rt»rps, prétendent I emporter sur lesra|>ilaitie>de I Inde ou de l' Xuiérique.

Pauvre» humains, faut-il <|iie Un détruis*! un monstre pour <oir renaître un moriMre. el que la déclinée de ce monde soit d'être élrriiellemeul halloUér par la sottise el |«ar la vanité !

Ir département de Itn-st s honore il une mullimde il hommes de mérite; de». l.amoihe-1'iqiti-t, iW hurhafault , des ktTsaint , de> Olivier, de* ( hoqu«i I ; ton académie de marine a fourni de» ln-mmex .,„, naissent |us été déplacés d.m> e lles de l'aris ou de l^mirrs.

Margwrve, outre se» mémoires imprimé» d.iri» le premier volume dis mémoires de la..idenne de

Un-t , lais-r un ouvrage *i-r ta loolulj le-équ.i-

Uoli» de utiqineme de^ré : il avait malheureusement aver lui tous ses travaux sur 1rs m ii:ure> cvarle-s . sur r.Vonomie politique , quand , au eiuri- 1m I delà t.refiade. sous les ordres de LihimUj,- pjqurt. ilem l.-> ruines empailr.v On i„- v»it .jue vint devenu» se» éerits. II n'avait pas trenle cinq arts quand il mourut : il allait être admis j I j< adéuik des seiem <s.

IVtil , «fin ii r de port , était 1 "lin m me de rai. 'met Ir plus instruit . mais le plus inconstant. Unirait!*1 p.. r une imagination itmliile. ard. nl.- . il oinuieiiijit el ij'arhftail jaimns; il vécut pauvre, nwllieur-mrt devwni parle p'and corps, i;ui cependant i ut recours a lui dans le» on asioiis diflii ■;[<•,.

1rs nombreux manuscrit» qu'il !ai»>-- a l'académie prouvent l'étendue, la variété de ses counais-

m , Clioqan Je Uoda ruil •« à Bm« . «a i;iï. 0 dnifta f»t> !«nl n»fujnir jiu . romm' iDg<-ni«u/ rm rbrf in foctf t«»tiiKi« tt IuI.om-im nuit Je U ainot, l** 4iwtt* owtnft* I»*»* l*«l» diM le pnH il* Bfr»« d«p«u i -<o , r|KM|ac • Uq— B« il Si hita U cfctpvlt» tV.pitàl principal ; il b« i i i n 4 €***mtft An raiMlractioM «U loal par* , te U totalité

f •■midi 4« 4,40e OMlrc», ob mm» Uaoa. Il a pasli* U Jr»mp*^ on tron Ihm 4m |<oc« d* fcm Uimi pnlii.tl

!« «nrr>p«iO« OB b-*f*t . <|«t i«l r|alrwra4 »*>» »«vr«|«.

eu 1794. 12S

sa nées. Il avait entrepris un ouvrage sur toutes les parties de la marine; on n'en a plus que des fraflroens. \a mitnre est son ouvrage. Il se plaignait sans cesse, et dèVlamait contre M. de Clugni, qui, dans le travail de cette machine , changea son plan, nuisit au grand développement qu'il voulait lui donner. Petit voyait en homme, et l'intendant en intendant.

Le Regue, officier gênerai , ancien chef d'escadre et de l'académie de Bresl , **tait un homme de génie dans ta direction des travaux de l'artillerie.

On connaît les talens, les écrits de Verdun de la Crenne, el son savant voyage en 1 77 1 et 1 773, avec le chevalier Borda et le P. Pingré, pour vert lier l'utilité de plusieurs méthodes , de plusieurs instrument, el pour rectifier les cartes hydrographiques.

LaPrévabye, grand marin et excellent observateur.

Tredern-Leteree , capitaine de vaisseau , bon gt'oniètre, avait trouvé une méthode générale pour résoudre !<•> l'qualioos algébriques.

Granchin , excellent officier , très-instruit, était l'homme de la marine le plus sage et le moins vain.

Billard , chirurgien-ma|or de la marine , a donné d'excellens mémoires imprimés dans le recueil de l'académie de chirurgie à Paris.

J'ai parié de Duval Leroi dans mon tableau sur les monumens du r inisterc ; Ouva I a rendu degrands services à l'académie , a des milliers d'élève* qu'il a formés ; la publication de ses travaux achèverait sa réputation.

• Les six ou sept mille volumes qui forment la bibliothèque de la marine sont on ne peut mieux choisis. Je ne peux m 'empêcher , en lenuinaut cet article, de rendre hommage aux *>ins, aux lumières, à lacliviiédu citojen l>mal Leroi, professeur de mathématiques à Brest , membre de celle académie. Ce»t i son intelligence , à son économie, à ses recherches qu'on doit ortie bibliothèque si bien choisie ; c'est a des hommes de son es|ièce qu'on doit avoir recours dans les momrns ou I on croit redonner à la nation le goùl des arts el «les sciences , sans lesquels tout gouvernement s'anéantit. ■

Sabalhier. premier médecin de la marine, est un Ires-habile homme.

On ne peut trouver un chimiste plus instruit, an homme plus modeste que le citoven Gesnooin.

Tous ces hommes foi nuit ni ute académie dont

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