DISTRICT DE BREST M
applicable a ni bouvole* , aux r i de compas , qui
pi «doit plus d'cITct qne celui qu'oo emploie dans la ateliers de Paris et «le tandres.
Se» cachets particuliers , 1rs animaux , les rapriers qu'il y grave, sont exécuté* avec force, avec ûDrvse, ivee esprit; il mérite des récom|»cnscN et des encouragentens qu'il ne démit pas èlre obligé èeunVdter.
Sartory , peintre-décorateur , artiste, italien , réside à Brest ; ses connaissances en mécanique , son UMgintion ardente, feraient souhaiter que des travaux multipliés, un théâtre plus vaste, le sortissent d oDeespèced'apalliie dan* laquelle il existe malgré 1rs sollicitations de ses amis. Il possède une grande quotité- d'estampes et de dessins des maîtres les plus renommés. Son cabinet d'histoire naturelle et <!e curiosités étrangères , renfermé dans un trèspetit espace, mais disposé avec l'intelligence d'un i . nme de goût , d'un artiste , frappe plus au premier coup d œil , arrête plus dans les détails , que les vastes amas de minéraux et de coquillages que des princes ou de riches particuliers entassent dans de vastes emplacemens.
Il n'a pas suivi d'ordre pitVis, lcseUs.se* inventée» par les naturalistes ; le goût seul présidait aux rapppicbrmens qu'il a faits , aux faisceaux d'insinuer ns. d'omeinens , de plumages qu'il a si joli- , méat groupés , au mélange heureux de couleurs produites par ses papillons de la Chine , ses insectes de Surinam , et ses coquilles de l'Asie.
la principale armoire , qui reçoit d'une fenêtre à verre de Bohême un jour brillant et lumineux, malien! des utiles polonaises pérîtes de la Cochinchine , de 7 pouces de diamètre , dont la sacre éclatante est nuancée de diverses couiner*. L'ne oreille de sept pouces de diamètre ; temieU levant , la musique, le firmament, la tulipe, des moules tir .Magellan , des vis , des harpes , des tonnes ; un siiperbema/i/r</u durai, des tonnes vertes à bouches opposées, des creurs , des bouches d'or et tics bouches d'argent , la grande hirondelle , le choux , te pavillon d'Orange , le marron rôti, très-rare , espèce de rocher ; des grimaces blanches , des cadrans , le bonnet chinois , des huîtres à longues épines , des oreiliet de Malabar , des coraux noirs et. rouges , des chevaux de frise , poires , rouleaux, araignées , marteaux, rte. , rte. ; laas ees objet* do plus beau choix , de la plat parCiile coosrrration.
le morcran d'histoire naturelle qui m'a le plus frappé a pour base du spath calcaire mélangé de talc , de mica , croisés dans tous les sens par des morceaux de schorls noirs , fauves , blcuitres ; ces scborls ont quelquefois K. lignes de long sur 4, 5 ou 6 lignes de diamètre : ce morceau précieux a 5 pouces de long sur v de largeur. I n négociant de la même ville en possède un de la même nature , mais beaucoup plus volumineux.
J'ai vu parmi les minéraux de Sartory un bloc de cinabre minéral qui ferait honneur au plus riche cabinet.
Il a dans ses tiroirs les gourgandines , le dormeur, uu siq»erbe cœur à lujrau , la cuirasse , des peignes , leparassol chinois , espèce de lepas ; une très-jolie harpe à\% cordes , une huître à robe, d'un blanc mat et luisant, à talon strié , feuilleté , tacheté, d'un heau violet , trèsrare.
Je ne vous parle pas d'animaux empaillés, d'insectes conservés dan* l'esprit de vin , d'un millier d'ohjels curieux réunis dans ce cabinet.
On y voit la prise dTlrerhl : cette ville *e rendit à l.i'iiis XIV, le 31 janvier 1G72. C'est un charmant dessin de Lerlcrc ; il a pour peudaul la prise d'Orsoy , du même maître.
Hue fil présent a Sartory d'un dessin de sa composition : c'est un naufrage; la pluie, la foudre occupent le fond du tableau. Cette petite composition est pleine de feu, de mouvement ; c'est une de ce* conceptions du moment , qu'un site fourni par le hasard a (ait naître , à laquelle un artiste habile adapte la scène qui convient. Elle est placée près d'un joli dessin d' Vnnibal Carrarhe , qui peint la résistance de nvmphes vivement pressées par des salv rr*. Le dessin d'un grand palai* brillant , lait par Senandony ; îles marines lavées avec intelligence , des plans . achètent de décorer ce joli cabinet , qu'un curieux , dans cette ville , ne peut se dispenser de visiter.
Pendant le séjour que le peintre Hue lit à Brest, pour prendre les vues de ce port pour continuer le* marine* uV Vernet , il habitait chez Sartory. l'ne |ieîite académie s'y réunissait tous les soirs ; des amateurs , de jolies femmes y dessinaient d'après la bosse , d'après nature ; on y chantait , il y régnait une franche et folle gaieté que j'ai toujours trouvée dans les ateliers de* artistes Une a peint , «MM divers aspects , le port et la rade de Brest : l'absence de grandes oppositions , d'accident, de
Disrnicr Ml BREST Kft 1794.
fracas, dans un pays où tout s'aligne au- cordeau de la symétrie , où de longs bâtimens n'offrent à l'œil que des lignes droites, des toits bleuâtres et des murs sans couleurs , devait contraindre son génie, ami de Claude Lorrain , du Poussin , de Salvalor Rosa.
I>cs détails, quelque variés qu'ils soient , ne produisent , quand il règne de l'uniformité dans les masses , que des effets particuliers qui nuisent quelquefois à l'ensemble d'un grand sujet. Il n'avait pas terminé ses tableaux à l'époque où je les ai vus : s'il a su triompher des difficultés , de la sécheresse de son sujet , nous lui devons une cou-
Je ne l'oublierai pas , honnête et modeste D .... , loi qui , distrait par tant d'affaires , conserves toujours pour les arts le goût que la nature et l'Italie finspirèreut des ta jeunesse; qui sais rendre avec vérité les traits , leurs proportions , leurs exacts rapports , et celte physionomie fugitive dont les nuances échappent si souvent aux peintres les plus exercés ; loi qui conçois de si jolis sujets , qui leur communiques cette âme , cette douce sensibilité qui le rendent précieux à tes amis , à la société : lu ne veux être qu'amateur , et nous l'avons déclaré maître.
La belle bibliothèque du C. Recbenec mérite d'être visitée ; il en a préparé le catalogue : il rendrait un service aux lettres en le livrant à l'impression. Le gouvernement pourrait aider cet amateur , qui , par ses soins, par son activité , malgré son âge, a sauvé les livres précieux de Brest de la négligence qni les délaissait , de la brutalité qui voulait les détruire. Le citoyen Bcchenec possède une jolie collection de coquillages, quelques morceaux d'histoire naturelle , classés avec l'intelligence et l'ordre qui le caractérisent. Son marteau blanc est
Le citoyen Guillcmard , auteur de quelques pièces fugitives , d'une tragédie de Caton d'Ulique , a dans son cabinet de fausses améthystes trouvées dans un canal qui traverse le Champ-de-Bataille, a Brest. Il a trouvé de beaux cristaux de roche , des cristaux spathiques , des spaths étoilés , à quelques portées de fusil des remparts. J'ai vu chez lui une table de marbre noir veiné de blanc de l'Ile Ronde, d'un beau poli, d'une belle couleur. ( 1 )
-^i ) Caillrmaru était écrivain de» classe* et secrétaire de 11bde la suris*, cm Bretagne. 8a tragédie ne Cuttm
On peut encore examiner , à BresU la
UresUlac
d'histoire naturelle du citoyen Desffaus, rue de Siam.
•Le citoyen Rochon , si connu de l'Europe savante, si cher à ses amis, n'a pas ici les précieuses machines, ces morceaux curieux en tout genres, que ses voyages, ses emplois , son amour pour le beau , ont pu rassembler à Paris. Je n'ai vu chez lui que le résultat d'un procédé moderne , une gravure snr verre , de Puymaurin (ils , au moyen de l'acide spathique, faite à Toulouse en 1787.
Luc botte de platine, sur laquelle est un joli médaillon d'or représentant un lion en re|>os : une espèce de guillocbage, un cordon d'or, détruisent le mauvais effet de la couleur, du mat du platine.
Un petit tableau du coloris le plus brillant, d'une jolie composition : l'enfant Jésus, debout sur lesgenoux d'une vierge céleste , donne des chapelets à vingt petits amours blancs, arrondis comme ceux de l'Albane ; la vierge, couronnée de fleurs, porte une tunique de pourpre ; elle est assise au fond d'une chapelle ornée de colonnes de jaspe. Les lointains sont formés d'un cahos de montagnes bleuâtres , surmontées d'arbres , d'un château , entre lesquels, de cascades en cascades, circule un fleuve blanc d'écume.
J'oubliais , dans la listedeshommesqui marquent à Brest , le citoyen Morier, né dans celte commune où vivaient ses ancêtres : c'est peut-être le plus habile coutelier de la France ; il excelle surtout dans l'exécution des instrumens de chirurgie. -
Le citoyen Paufer, habile horloger, inventeur de plusieurs machines importantes.
Ozanne, cet ingénieux dessinateur, à qui nous devons de si jolies vues de marine , ne connaît pas tout son mérite.
Vial, ingénieur de la marine, a travaillé pour l'Encyclopédie.
Point de halles dans Brest , point de balles à Recouvrance. On pourrait en établir à Brest, dans
dltiqut, traduite d'AddUeon , fat imprimée • Miljstu, en 1767 ( in«-8" ). <• Ses vert, dit Fréron , noble* , loatenoi , mile» , plein* de force et de pensée» ; son ton est celai de U véritable grandeur et de U bonne tragédie; en an mot , on croit lire Corneille , lorsque CorneiUe écrit bien. • On Beat qn'il j a dans ce jugement one j tial.té et «ne extrême exagération. Guillea leur de rOafruee ultramon laine, et d'an conte il cl U Uup. Brest , Malassi» , 1 7o5 ( in-8» ).
DISTRICT Dr BRFST EN 1794.
l'église <k Sciai-Louis; à Recouvrante , dans celle de Saint-Sauveur (I).
Le seul et sak lavoir de la rne du Bob-d'Amour pourrait être agrandi , perfectionné par l'achat d un janlio qui l'avoisine.
L'abreuvoir est à renouveler dans son entier (î). secours de la médecine sont presque nuls pour la ville. Dcnille , médecin distingué, mais vieux, mais infirme , refuse le service (3).
On a quelques ressources pour l'éducation. Les citoyens Duval Leroi, Laocelin, y donnent des leçons de mathématiques; Dever , Baptiste et Bien , des leçons de musique (4).
I>e> pavés de Brest sont détestables, surtout dans la Graud'rue (5). Pourquoi, par quelle néfcligeoce n entretient-on pas de garde-fous auprès du pont de Terre , dans la rue des Sept-Saiols? etc. (6)
Toute la vtlk désire qu'où perce une rue qui puiw communiquer de la comédie à la rue de Nam; il ne s'agit que de sacrifier une maison na-
[ de commerce (8).
On a voulu former on port marchanda Laninon. Quelques marins instruits désireraient qu'on y plaçât plutôt les chantiers de construction. On renonce au plan qu'on avait formé de faire ce port de sous les murs de la tille, à IVuibou-
aecuniukol la vase dans celle partie, et quelques jours encombrer le canal.
Si l'on entretenait, si l'on perfectionnait le port de Undcrneau, il pourrait suffire aui besoins de Brest et ducouiuierre; il faudrait acheter ses quais et nettoyer le lit de la ri«em
(i) U J • aaracJteeaeal dent balle» i IWeal , i'-r rQI eVar»».|. I ealre ra» Seiat-Tee*.
Cl) D y ■ BMinul . fcm én dorlfart-i^lTM» p,.
(*) II y • -KMNMI à IU*.I dea. «,1,1.!,». 4e pbn. eaeeeto», •* »la*iear» pemi'oa» d nuln.
[i) Le» petat de Imi mi «tarlUn,™,! «, mmm ^
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maori rsntii.
La rivière de Penfdd descend dans l'anse que forme le port de Brest ; ce port n'a qf environ 1,200 toises de longueur, sur 00 toises de large (9;. Le» rive» de la rivière de l'enkld sont solitaires ; ou y voit cependant d'espace en espace des jardins , de jolies bastides où les laborieux habitati» de Brest >e reposaient les jours de fêlo. C'esi au fond de atlr. rivière qu'evi>uiciU k fameux Saiut-^uignolé et cette cheville éternelle si favorable a la fécondité (10). Puisque la religion catholiques (ait des saints de tou> les dieux du paganisme, Priape ponvail-il élre oublié? U bois de celle cheville râpée, élait avalé par les femmes inlée tmdes ; revaieul au bout de quelques temps. Les média prétendaient que des moines voisins aidaient kaucoup a ce miracle; je uVji crois rien : on devrait
(9) L* loogoear du p<wt d. Beau , dame ckelae k l'nti , êm coté de firrouttaara, art 4a »,SJo atruv», m Lareeae atojraa* de Cl tartre* , et u profoaalcw bo;«u(, i Va pte*
«• toi ij
(10) Seial-Gaeuole matait daaa U Lmmm, «o (t.;u-.taoa I-r^ura S<.o no», quj «gainait, m binon, ,1 rtt hmt tU»c { gutu-ml—), eaatblail pm^rr m eaadrar et m utiatelr. Fort
•»n pce* FragM raeeeaabU de» troape» poor I*. repo«-~-r .
U bataille, Saàrt-Gaoaaie, rua mi m Mitra Moat, »ee» la bmt. La parate» fureat aam- >de mutictoM, «■ batil, me U boua pr» ru wmu, aa «uiuaiim appelé Lut-Cknu. <Li» la parouae de Plim-Xmi , ou le cwlal «rail ra lira. Sawt- Cucaole trancib plunrari fuit dn morU 11 (m tuUk.rrr par Saiol-Cnevalia , qui le »«■■>« *bb« daaoatraa mowuMtt* d* iMj-Tmmiux. Cflawae ra roaTrut awm<|«jit Jno , S«iei- Guraale (rappa It Un» da aràaa da boal dr m croate . H ua» t'tarra j jailHl •f^hP*' t'"» «W errai Mrarbë «1 eeele I ont <Ta»r 4W tr» «oarl^t taial ebb« . <bl te Ureade . . eesaatsa. IW . ha fradrt |» T»alr* , r. , |, „
•e pièce, et, uteaal le weaa de U crou draaw, le readii nui cbtir et •aaei beau aa< ;>mau. • Ce fat Saiat-r.aeaalè usa •erdrt CreUa* da deaeelre deie etlle d*U. et ao> lat al aaittar
•ral tataqae drliivol de* f4ae rreada pent» IJe, vieaaeei poar piIW» le bit da atiamitu ; I aa »e <—* U <
Naa» i^aotoa* par oaeUe Luiarrrne Swat^aaooié . aai fat fteadeol u n, aa atodele de atouWie et de cbjatele . daaten
ao« raatpeaae*.