DISTRICT DE QL IMPER EN
La de Qu imper est le chef- lien d'an district important; elle est sitwV par les six degrés vingt-
e-b«it degrés vingt minute* de latitude , sur les rives de deux rivières, rOdet et le Ste) r , qui se ré«mv*nl et se rendent ensemble à U mer (1).
Les Cables du pays parlent d'un fondateur de ^uini|H-r, nommé Qurioaus, échappé des ruines de Troye.
César la nomme Curiotolilum;e\\f (ut la capitale du pays deCorn«»uaille>etle>iéged'uDévèque(2}.
( i I » Slri r perd un nom ru m ronfouilrat r»cc l'Ode» ,
*irrr« rfuajrt »e jellrat ê 1j mer a cm œYrunctrr el deini de
li nlk. L*»dr», . ma rnhoacfcara, for«uc un petu pott j|.pcle
Wr, c «l-i-dir. tmtcneimr» à, rodtt.
(i{Mm M. de Freaararille, C«/-«a*i>£nm», ra* Onr iatlv|<ie ™>« la '>Ht principale aaa carioaoaitaa , aa pouvait {Ira t^aaptr , pinw|o« ceu-ei occupaient U lamlotra connut
fMonv'i'ax «I pl«W">l C-rirult. \r mente auteur rr<.it <(ur If n >u> à> (f^.mfrr m» tiM po»nt de Cmrunpitnm, non ihtaar 1 cette
r*Ur«MT , qoe HimffT ( car e e»t «nul qna devrait iitfin r» ua J, on M^rm-lcr, ftignilie /« commuent de dru rwirrrt,
■\iarper~Odet , poor U diitingucr de Kiaipct-Lile ( kraptr ■i 111 lé . anjoanfani Qojnparle >. Kuaprr-Odet prit pla* awd U m. 4» fciaper-Corcaua , m
1^ coller de Quimper a>3Ïl de la ccWbriii*; Vannes et «vile ville se partageaient tous les ^ludiansd* la plu»
rfir , nm l'écrit M. 4* Frd-mrflJ. ). Mala oa poa-
adoptant
lVipltcetion do reu* qui croyaient que ce mot XempSr, ou Kamp-tr. ii|tuluil ca*y Je. «v»V#, «t «rai» '
Him <»n lut TolonKf-r», avue Don la rVIUrirr a mr m M 4a QoM»pw m* J»H;« «attaqua rt loi tirai de • ottMl 4e I Odet <« du Stcyr ( « « -,.
Il ni l»>n d* rra»«rqnrr m outre, i tri r|ird , qu l'ttuèriaa , bénédictin irUada» 4a aratieaM unir , tnni Qunuper Ciriaai JquHm. Benoit ( évcqae d* Coraoaailai , la nomme ÀfBii^mm jtmmUtf t tijut an exle dont l 'ui^irul riait » Samt-3oJp«ce-lca-*.cnaa». Le» traditioat 4c*ifu*at »w
■joalcrcw» que m Kmr-prr vent 4ira comUarmt 4n rimera , U de* irai fort difficile 4*expHqBrT I* no» de K*mf*r^rrrm , — Trrraivr , qoi M Uoavt a la wwn <TaB« rrtvrr» , v« rrlo» dr K nprn4'.m*Knt* , ok A n'y a potat de n*ier«.
L'aolaajr 4aa Jmtiyitt'i dm Fmuirri aamillort «V ta réfuter à rérntologte aV ArayeV 'raaap 4aa aifte>}.eaj m frxnUui xar ropm.oa) easita par lai, qoe Ira roauàiu a oaf po ol Cl de jour djoinoirr deparartoeat Laa drraurerlrt C*iln drraicre* ■arat prea da gaiaiptr, par M. DonatilW, daaw »» propnne plat aacoa doole. ce! r^.rd. el il eat qo« ta* roaaetaa mal téjoarae daiit ^ qa'ib »'y «oat éublia rt ataialenoa
•l.-nimrat >jor le doaaiaatiou n>mjmf a rte a«r« loofoe et m. ..nlr»Ul>le, ra» om a'a poiat roulutor Je kilir deallx-tn.» M dea awMoaa de pUiaarira lUa» aa pay» «à l'on ae f«<l «aa
nom* doaweroaa le* pUtu et U Jeacriplto* d de rVrenpfi'-i.
Kaw aa cUMoaa •• I ciraMlofe <]M Mail» I
DISTRICT DE QiriHPF.lt KH 1794.
murailles flanquée* de tourelles , surmontées d'arbres cl d'arbrisseaux , est établie sur l'angle formé par la réunion des rivières (1). Les coteaux-, sur la droite, sont couverts de maisons qui se dominent en amphithéâtre; sur la gauche s'élève une montagne de cinq à six cents pieds de hauteur , masse de rochers couverts de bois et de bruyères (2). De son sommet on suit le cours de la rivière; l'œil s'arrête sur de bcauxloinlains , sur des montagnes ornées de chênes , de sapins et de peupliers ; le quai, dont les maisons antiques frappent par leur forme gothique, leur irrégularité; la promenade du Pinity, le* Capucins (3), le collège, l'hôpital, la maison commune, et surtout la masse et les tours ■de la cathédrale, sont les objets uiarquaus au milieu de l'amas de maisons, sans ordre, qui forme la ville de (Juimper.
« La cathédrale (•*; de Quimper fut fondée dans les premiers jours du christianisme eu Itretagne. Elle a si souvent été reconstruite, agrandie , que les traces de sou ancienneté ne s'aperçoivent que dans quelques chapelles , des voûtes, quelques distributions |cv plus éloignées de l'entrée principale.
» Alexandre VI accorda pour l'archevêché un jubilé, en 1501. A celte époque, on termina les deux grandes tours dont Rertrand Rosmadcc avait jeté le* fotidemens, eu 1
» 'Les monitmens les plus anciens du Finistère ( j'en excepte des ruines trés-curieu.ses des c nv irons de Doua menez ) peuvent offrir des variétés dans les détails et dans la forme des orueuieus , jamais
• a non Je Quimper , que pour la signaler comme une de» «aille bévue* commue» *ur U Bretagne par lei uvaui de Par». Ce géographe , dans aou édition de iS3a , revue par lluol , prrtrml que fumper, en celtique, *igniiicfrr<re ville murée! tni trouve, dana le même article, que la Tille de Quimper Ml bâtie aur le roullucul de VOJrt et du BenauJel !
(t) U »ille de Quiuipcr e»t eucore entourée d'une partie de tes vieille* murailles.
(i) Vu en a fait nne promenade.
(3) Aujourd'hui cet *tabli**cnicat eat occupé par de* dame*
<Ja sacré-cecur.
(*) Cembry »e contente de parler ici en panant de la ralliédxale de Quimper, ssn* doute parce qu'il avait donné aur ce monument beaucoup de délai!* dan* *on Catalogne-, et qu'il craignait qu'on ne l'accusât de se répéter; mai* comme ce dernier ouvrage e*t devenu encore pin* rare que *oa t'ayagr «Ami le Finhtire, non* «von* cru Taire plaisir k no* lecteur* en rrproduuanl ce qu'il contenait relativement à la cathédrale de Qawiper Nou* avons agi de mrme poor plusieurs antre* objet* décrit* dan* le Catalogue et omit dan* la t'itjage.
dans la grosse maçonnerie. Os monumens sont tous de la même matière, de larges quartiers de granit. U> mortier qui les réunit est plus ou moins bien composé ; la rareté des pierres calcaires en Bretagne n'a pas permis dans tous les temps de donner au* mortiers la perfection que nos ancélres savaient leur donner; la dureté , l'adhésion ne sont pas toujours la preuve de leur ancienneté; l'examen de Rustefan. près Pont-Aven, le démontrerait. Les parties les plus vieilles de cet antique château ne sont pas celles où le mortier s'est le moins décomposé, lin Italie, les Iniques, l'opus rvti, iilurn . le Ira ver line, etc. , indiquent avec certitude le siècle , le demi-siècle des différentes constructions. En parcourant la vaste enceinte des murs de Rome , le voyageur iiisiruit lit a chaque pas le temps des réparations diverses. L*a mêmes secours n'existent pas dans la Bretagne , où le métier d'antiquaire est infiniment plus difficile que dans le reste de l'Europe.
» Le portail de Saint-Corfntin , cathédrale de Quimper , est formé de deux énormes tours , surmontées de tourelles en forme de clochers , qui n'ont jamais été finies. Il serait à souhaiter qu'on rasât ces tourelles , qu'on fil disparaître un toit pointu couvert de plomb , de l'effet le plus désagréable, le plus choquant aux yeux des amateurs de l'architecture et-de la régularité qu'elle exige. Ces deux masses imposantes sont réunies par un portique orné d'auges et de fleurons en granit , moins respectés |ur le temps , plus dégradés que «les pierres de même nature , [dus exposés aux imjures des saisons. \s kersanton seul conserve sa dureté, sa beauté, la pureté de ses arêtes , sans que rien puisse l'altérer. Il est inutile d'observer que les statues , les ornement , les gargouilles , échappés aux ravages du vandalisme, sont médiocres. Ce qu'on a détruit manque pourtant à la façade ; on le désire , ne fût-ce qoe pour remplir les vides qui rappellent de douloureux souvenirs.
« L'intérieur de cette vaste église offre une bhzarrerie dont la cause est ignorée. Li partie qui contient le chœur et l'autel ne suit pas la direction de la première partie, elle dévie d'une quinzaine de pieds vers le nord. On croit qu'un de ces rapports bizarres, que nos bons pères ont saisis quelqu. ! qui produisirent les rêveries mystiques , les acrostiches, les idées superstitieuses , a produit mie singularité. L'évangile dit : et inclitiato capite emUit spiritual. On a voulu représenter , dit-on ,
nisTMCT Dr Quvtra n 1794.
Tnr incliné ilu M* de fHeti «or la «mil. Adoptez on rrjrlcji celte explication , mais elle a quelque vraisemblance.
» On a détruit les tombes de kersanton des anciens évequesdeQuimper; leur* effigie, rompues, renversées, languissent encore souslcporuil priori pal. La vieille statue équestre da roi Gralon te distingue a peine au milieu .le ce Lis de déliris.
- On a bnilé de très-bonnes copies : la JU'tcentc du Saint-F.sjmt, d'après L-bruti ; le Piirçtitoit t ., d'après Kubciis: la statue bien sculptée de la flcrgr ,U>la ClttuM-ur: de, vitraux dont les débris lai*- *ent encore apercevoir des formes gracieuse» ; des rosi u m es intéressait* ; d'ingénieuse* production' i\r la naïveté de rimaginaliim de no* |>éiv>. iH-s slalles surtout, ch-f-du livre de travail et d'original lié, ont été mises en pièces. On apercé, bo re l\J$.tomptiw> de I* l»ir , dont le lointain , le passage et le* couleurs plaise»! à l'ail.
» On n'a laissé subsister de h chaire de cette église qu Jre qu'il faut pour attester la kirl-arie de çcux qui l'ont détruite. Klle rcprév-ntail dillérens actes de la vie de Sainl-t'oreiilin , snilplés a la vérilé avec plus de recherche .pie de dev*in . mais riche* d ornemens et de travail. Kilo était lée d'une Renommée , que je n'ai pu voir , dont on vantail l'élégance et l.i légèreté.
» \r grand autel , d'un marlur iH>ir veiné de jaune, n'a pas été rompu.
• l 'ne ouverture a voûte surbaissée , rarrée . garnie de barreaux de fer, rappelle l'ancien it- i(;r
fiers. Klle a trois pieds de large sur trois pu-.!» d'éiévjfjiH).
» Il serait a souhaiter qu'on piil conserver des a frvsqiic qu'en d.ptj',\ml u I on a (routées dans la rmlin dVn liant. Klles représentent deux mens à l'autel leurs enfan>. l»"> c^lum.-* .
. I>an« la rlnrn>lle de la Victoire . derrière d«> l^i.serirsmiscrviVs, mi v . >il .n diuVullc la tombe
fi\ f'f If* *4 Ll1|i|t' (ImII^ M*\ tl>lt i |t s |k>H~
Jillrain. On sait qu'en f..<e . fo u,. ,;,, («Wrie eacne deux autres lombes qu'il serait curieux de «feVnqvrir peut-être, l 'autel de cette chapelle, d'un "■u I morcean de granit , de onje pieds de langueur , de qnaire pied* sii pnnre% de targ* , et de huit ruxuiÈni: nuit.
pouces d'épaisseur , date de Van llflO; c'est sur lui qu'on célébra jadis le triple sacrifice dont CKU-Ie le manuscrit de l'histoire des guerres de la Kifjue dans le rouilé de Comonaille. 1/évOque , deux dignitaires, deux anciens chanoines, consacraient chacun une hostie "le jeudi-saint), faisaient l'élévation ensemble ; ils prononçaient ensemble les paroles sacramentelles, i lot usoge ne fut détruit qu'en par messire T.harles du Kiscnët, à son
retour de Rouie , où probablement cet t dans la chrétienté , fut condamné.
• On i:
mense cathédrale de < état de délabrement.
• f.e fut le 12 décembre, au deuxième de la république française, qu'aux yeux d'un peuple pieux, doux et tranquille, des limumesexcilés par un nouveau genre de fanatique. semudé» de voMals égalés, oc rent profaner, brider, pulvt'ri>rr tous les objets de la religion , de l'adoration de leur* pères. Us souillèrent les va^ orrés , déchire rrnl le^ tableaux , bridèrent les xitraux tVlataus d.'s plus »i»e> (ouleuo. <.i> moinuiicus de l'art de ixn aïeux , costumes qiu v-nenl j fi\er les épiHpjes .le l'histoire . ces médailles du temps pas^, di^tarurent dans un moment. Ir l'ds respectueux Ut rinil»«ra ses pied» la trie île son père, a mu liée du lutidM'ati ; les .issï-mcris de celle qui lui donna le jour . iii»ulté> . votaient dans les air*. 1rs cendres du t.i. iifaileiir de t.i pairie, du cimier qui la d. fendit en mourant , de Illumine lettré qui l'éclaira. du pmWleui de I orphelin, ftirrtil roubles aux pieds par de> honiim^ f.'roces qui meuacaient de leurs. •anou». qui blessaient de leurs liurkm-«.< une multitude vouiui^e et dimce qui »vvperlait jusqu'aux tables ensan^laill.Vs d'un fantôme dr
bd. . r
'i I rs I ii1, .1 .nu.', pu l'imlin "n( IrfUnn il' r| . ir I . | <l«-i 1 , , ■!.,.|,Jk Je <>iii».|.» n,.i '-nj .1, >■•!.-. rj.n.fiir, . tM-ur il I» du. «Si . I, r.>o,lr «...<• * 1> r J '>»«■ U">- ,.>„,. |.Ui >n... riii'. I. ^i-.ln. ru i ,1, •<■ l
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