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DISTRICT DE QriMPEH ES 1794.
I.o clergé qui la peuplait , les nobles qui communément y passaient une partie de l'année , l'amirauté, les écoles, le présidial établi par Henri II , la rendaient florissante ; on y jouissait de la paix et de l'abondance. Ses environs, ornés d'une multitude de maisons de campagne où régnait une honnéte aisance, et la fortune quelquefois , offraient, dans les jours de l'été , des asiles frais , délicieux , à ceux qui voulaient échapper à la chaleur , à la contrainte de la ville. La ligne de démarcaliou qui séparait la noblesse des autres états était ici moins sensible qu'ailleurs ; il y régnait plus de lumières , plus de politesse. L'usage du monde , que de fréquens voyages à Paris rendaient plus commun , le jou , qui réunit toutes les classes , les mn-urs douces des habitans en général , établissaient dans la soriété plus d'égalité que dans les autres vill- a de Livtagnr; jVno\n'|tteqiifbpiessatnagosencroi'ilés, quelques sangliers de manoirs dont la morgue grotesque, dont l'ignorance, servaient aux entons de risée : pour un empire ils ne se fussent pas mésalliés. Les grâces, les talens, la fortune, ne valaient pas pour eux une suite d'ancêtres , deoners. don) les portraits, bardés de fer, affublés d'énormes perruques, chargés de fraises et de canons, prouvaient démonstrativement sept cents ans de noblesse et de bêtise.
La passion principale des habitans de Quimper était le jeu. Ijs femmes s'assemblaient , pour jouer, dès le matin ; on ne quittait les cartes qu'à la lin du jour. Les hommes cédaient à toutes les fureurs, à tous les désordres de celte passion funeste ; les étrangers s'y rassemblaient. On y vivait toute l'année comme pendant une saison aux eaux de Spa , de Batz et de Barèges.
A la campagne, on faisait bonne chère, on y vidait des cuves de Bordeaux ; l'usage des chansons bachiques y dura jusqu'à la révolution. Je \ois avec chagrin s'oublier des morceaux , dictés par l'ivresse, disses d'Anacréon , de Vadé, de Panard . de Gallet et de Colé. Les curés du pays en tenaient des registres lacérés , enlevés, brûlés comme les
de la cathédrale pourraient le certifier. Cette inclinaiao» de NU Aie de » grâce et de É régularité à l«gli»e de Quimper. Aihu la cathédrale de Sainl-Pol . quoique moinareate, eat-ellc d uo effet plu. agréable à l otit. Cependant il faut remarquer no. portique latéral qui donne .ur la rue SiunUsCatlirrine. Le tombeau dereqne dont parle Cambry, comme m trouvant dan» la chapelle de U Victoire, était celui de aon fondateur, Bertrand de HoMMdec Ce tombeau • diaperu. . 9 ,
légendes , les décrétales et les missels Ces chansons notaient pas imprimées. Avez-vous en Bourgogne , en Champagne, près d'Ay, de Maçon , de Beaunc, une chanson plus originale que celle-ci , qu'enfanta la gaieté bretonne ?
Le champenois, le bourguignon, F , ii ' pari de leur bon «in à maint autre canton. Si Baccbua en plantait de pareil en Ilrrtagnc , On v connaîtrait micui la valeur de ce don, Et loin del'cnTDjrcr en Bourgogne, en Champagne , Tout coulerait par le goaic r breton ,
Même la lie et le boodoo , Tout coulerait |>ar le goaïer bretoo.
I>es pauvres tilles étaient , dans ces orgies , forn'es de détonner quelques rliansons modestes , et d'obéir, après avoir pleuré pendant une heure , à l'ordre impérieux d'un père sans pitié , d'nne mère orgueilleuse et jalouse, qui leur faisaient chanter, du ton de Beauraaviellc , les airs de Philidor et de Crétrv ; la langue et la musique italienne n'échappaient pas à ces scènes burlesques. Pasiéllo , malheureux Piccini, divin Métastase, ah 1 si vtfus eussiez entendu !
On sent qu'à Quimper-Corentin, on jouait quelquefois des comédies bourgeoises qui ne valaient pas mieux que celles de Chantilly , de Versailles, de la duchesse de V illeroy , du duc de Grammoul, de M"«.Guimard et de M™ de Montessou, etc., elc. Elles avaient un mérite de plus, Préville, Molé, Sainval , n'en taisaient pas ressortir les grimaces. On les jouait sans prétention, avec gaieté. Les scènes des coulisses et des répétitions dédommageaient amplement les acteurs de rembarras et de la gaucherie, des fautes de mémoire qui ne les tourmentaient qu'un moment sur la scèue.
La révolution a vu renaître le théâtre de cette ville; il obtient des applaudissemens , des éloges bien mérités. Des femmes aimables et jolies paraissent sur les planches avec autant de talent que de ' modestie ; elles sont secondées par des hommes dont les graves occupations , dont les services ; dont le patriotisme ne diminuent point l'activité. Ils savent que le théâtre forme les mœurs, répand des maximes utiles, propage des vérités dont ils se rendent les apôtres. La considération dont ils jouissent donne du poids à leurs discours , et les pauvres, et les malades, attendent en les bénissant la rétribution qu'ils leur procurent. La pureté du langage français s'évanouissait , les grâces , l'usage, du monde , la politesse, écartés par 1a guerre , disparaissaient, peut-être pour jamais ,.sans celle niul-
lilude rie *|*4*tarfo éïablis dan le* vil luges de la France. fj^> Ij meilleure comédie bourgeoise ne vaut rien ; nui* dan* les tille* éloignées de Paris il échappe à quelques art rires, à clos jeunes gens, «les sous, de* *crf itsque l'attcur blasé des grands thé aires ne pe«l aïoir. No* premiers comédie n* , à Parts, n'offrent que de* copie* parfaile* a la vérité . mais on ne leur trouve jamais ce cri rlu sentiment , cette pudeur, celle ingénuité , une certaine nonchalance , cette délicieuse que j'ai vue quelquefois sur «les ; , a la campagne. (. est la violette des bois doot 1rs couleur» sont moins mes, les feuilles moins fournie* ; qu'on nr curillc point par bouquets, mats dont l'odeur est d'une linesse, d'une fraîcheur, que les plaies - bandes soignées ne liqurruiil jamais.
l.a marquise de H.... auil une terre j qucb|iic ■ de Ouimper; I t iiniii lui lit imaginer d'ésingulier ; celui qui , la première foi». *e présentait chez elle, était forre dr mettre au jour un madrigal , une cIi.ims.mi , une pièce de urs, d'Ut «le replacer a table.
I n prosateur avant peu lu de »crs et u ni f.iisinl ÏUUjU, rbassrur plein d'appétit. igntmitil le> lois du château, arrive, k.... I instruit des conditions auiqurlie» il est admis , il le présente ; trois unîmes faisaient alors le |.i>nheur du rlute.ni de H. ...
I * dil» r s ap pr< k lia i t ; notre m.i 1 1 icu re» \ se relire , se plaint de la rigueur du destin . ^ralte s. m fnml , (route quelques ciroj litiieus assez fades . quelque*.
* assez p! U* . nuis iKv présentaient
— On appelle K \ le consulte, il
rérile ses propres >er*. enliu la rime el h mesure *e logeai bien ou mal dans sa tète ; voici les u r>
lJj"IH>Cf « J Ils 11 Tir |j |i Cil lire ,
quelques vers dont Mata- • un .mire exemple :
L Autr* |oai Jjn» I -■■» lr hf-rç* t Ui.ji , oui EAdvr* d» l'd.ln lr, i^irai, ,
de.
doivenl elre rapprochés , je veui tnnsoire une Iriire asseï singulière , écrite de Qu imper à l'aoleur du Journal de Lecture.
. Kn nous promenant sur la cote de Bretagne dans les environ» de Conrarneau , nous entrâmes dans un cabaret pour laisser passer un gros nuage qui menaçait les rubans, les ga/es , les dentelles
pas la foule de madrigaui ingénieux que celle position Ht naître. Vénus se rapprochait de Ceres et de Harchus pour m* dégeler. !Sam sine L'erer* et Jiarcho frifirt /'t-nus.
se métamorphosait en temple. M. le sénéchal de
Pont-] '1) dil qu'il mettrait en refrein Vénus
au cabaret. Quand on eut rendu cet hommage bien mérité aux charmes de madame ta baronne,
étrangement avec les canapés du chateao ; on rapprocha l'estampe de Crédit est mort du portrait de monseigneur le duc de Penthiévre , qu'on voyait a l'amirauté de Qutin|*r. [^chevalier de... trouva ridieulequ'on osai parler peinture devant un homme qui se piquait d'avoir étudié la soperbe galerie du président de K....
. Mans le moment, on i pour nous montrer le |»or!rait de ,^u-u. , vieillard breton de cent Irenlc-cinq ans: on conclut que |,i rencontre élail de bon augure. Kn le regar •luit «le plus près , no vers, écrits au rravon noir . el daté* de 177tî :
— . Iy chevalier , qui se piquait d'érudition 'l de mémoire . dit : la pensée et )>\presM«ii ne sont pas ne m es. J'ai lu , dans les rn> irons de Paris , sur une Kros.se pierre, en lettres noires.
Je miens à mon mi jet :
favorable ocrasion ne se prévu lera pas dius la ' êV»mptiofl du dUtncl de Quimper . et qu autant
S» re*w i oclrtrro* tiU* t ttl-çae lr Trtnp».
— . (> xers est de T abhé HeliHe , dil la h*runne \* séfitVIial , homme d'esprit , qui veul ab-
I Abbé . pour rorn s|HHjdre a»er les beaui espnl* de Ketinrs. et |KiK-élre un jour avec l'académie des inscriptions, prétendit que l'abbé IMille avait eu de ce dist,qur. II. chanoine deQuimassura que I ahhé IMille éuit iocapable «k
i uc quimper . ei qu auiani
|., C u> I Mb* . di.
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